Extrait de sa tribune intitulée “élections américaines, le réveil de l’intolérance morale” :
Pourquoi John McCain, 72 ans, a-t-il désigné, pour lui succéder en cas de défaillance à la tête des États-Unis, au cas où il serait élu, cette nouvelle venue qui a peu d’expérience en politique intérieure et aucune en politique extérieure ? Bien sûr, Sarah Palin est femme (pied de nez à Hillary), jeune (pied de nez à Obama), susceptible d’apporter modernité et glamour au ticket républicain. Mais surtout et c’est pour lui l’essentiel Sarah Palin est une chrétienne ultraconservatrice, partisane de l’enseignement du créationnisme (qui réfute la théorie de l’évolution), militante antiavortement acharnée ; elle soutient les programmes qui prônent exclusivement l’abstinence auprès des adolescents et ignorent la contraception (hypocrisie dont sa fille se trouve aujourd’hui la première victime). Le rôle de cette Dame de glace est clair : rallier à John McCain l’ultra-droite chrétienne qui, jusque-là, avait tendance à le bouder.
(…) il y a de quoi s’alarmer de voir aux États-Unis, en 2008, une minorité active, très bien financée, qui cherche à imposer par la loi des choix privés. Et il y a de quoi protester contre cette équation qui voudrait qu’un groupe particulier — la droite chrétienne — possède le monopole de la morale tandis que tous les autres vivraient dans la débauche. Quel paradoxe pour le Parti républicain, toujours hostile aux empiétements de l’État, d’être devenu le chantre des valeurs religieuses imposées par la force publique ! Comment, en même temps, revendiquer le droit au port d’arme (position défendue par Sarah Palin) au nom de la liberté individuelle, et s’opposer au droit à l’avortement, c’est-à-dire à une autre liberté individuelle ?
Où Nicole Bacharan voit-elle l’hypocrisie dont serait “victime” la fille de Sarah Palin ? Dans l’accueil de la vie ? En quoi tomber enceinte serait être une “victime” ? Pourquoi assimiler la vie à une maladie sexuellement transmissible ? Quant à l’avortement, qualifié de “liberté individuelle”, il faut oser, de nos jours et avec les avancées de la science, écrire un truc pareil ! Même du point de vue libéral qui est celui du Figaro, l’avortement ne peut être une liberté individuelle puisqu’il met fin à la vie d’un autre être humain. La liberté de la femme et/ou de l’homme s’arrêtant là où commence celle de l’enfant. Et celui-ci a le droit de vivre, même si ça ne leur plaît pas ! Avorter ou pousser à avorter, c’est imposer à autrui (l’enfant et souvent la mère) un choix privé mortifère. Quant à la “minorité active”, elle est “très bien financée” tout simplement parce qu’elle est loin d’être une minorité. Au contraire du lobby homosexuel dont ne pipe mot Niconne Bacharan et qui, lui, souhaite détruire la famille, corps intermédiaire unique seul à même de protéger les individus, notamment les plus faibles.


Pourquoi John McCain, 72 ans, a-t-il désigné, pour lui succéder en cas de défaillance à la tête des États-Unis, au cas où il serait élu, cette nouvelle venue qui a peu d’expérience en politique intérieure et aucune en politique extérieure ? Bien sûr, Sarah Palin est femme (pied de nez à Hillary), jeune (pied de nez à Obama), susceptible d’apporter modernité et glamour au ticket républicain. Mais surtout et c’est pour lui l’essentiel Sarah Palin est une chrétienne ultraconservatrice, partisane de l’enseignement du créationnisme (qui réfute la théorie de l’évolution), militante antiavortement acharnée ; elle soutient les programmes qui prônent exclusivement l’abstinence auprès des adolescents et ignorent la contraception (hypocrisie dont sa fille se trouve aujourd’hui la première victime). Le rôle de cette Dame de glace est clair : rallier à John McCain l’ultra-droite chrétienne qui, jusque-là, avait tendance à le bouder.
Après près de deux mois de vacances écolo-touristiques sur les plages du Péloponnèse, et donc dans l’impossibilité de participer à e-deo, me voici de nouveau apte au service et prêt à remonter au front. Aussi voudrais-je commencer cette reprise par une petite réflexion née de ce séjour.