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À moins que vous ne vous y opposiez explicitement, on vous laissera mourir…

À moins que vous ne vous y opposiez explicitement, on vous laissera mourir…


C’est le contenu d’une lettre qu’ont reçu les résidents d’une maison de repos et leurs proches, à Amersfoort aux Pays-Bas. Cette missive émanant de l’établissement les informait que les personnes âgées de plus de 70 ans ne seront plus réanimées le cas échéant, « à moins que quelqu’un n’exprime explicitement le souhait contraire », rapporte samedi le journal néerlandais Algemeen Dagblad (AD).

C’est-à-dire qu’il est tacitement entendu que la position raisonnable, et en tout cas qui sera celle sous-entendue sauf mention contraire, est de ne pas souhaiter être réanimé… Il faut noter ce trait d’humour noir contenu dans la lettre en guise d’explication :la réanimation des personnes de plus de 70 ans pourrait sérieusement détériorer leur qualité de vie. Genre : vivre nuit gravement à votre qualité de vie… On observera l’homologie d’une telle position avec le raisonnement qui conduit à tuer les personnes handicapées dans le ventre de leur mère sous prétexte qu’il est mieux pour eux (pour leur qualité de vie ?) de ne pas vivre…

La fondation néerlandaise pour les maladies cardiaques a qualifié de « ridicule » la volonté d’établir une limite d’âge pour une réanimation et l’association néerlandaise de gériatrie clinique a dit que cela allait trop loin, mais la direction de la maison de repos St. Pieters en Bloklands Gasthuis se justifie notamment en affirmant que la plupart de ses pensionnaires ne souhaitent pas être réanimés.
Un cas isolé, certes, mais pas unique puisqu’on se souvient que l’état de l’Oregon - 3,5 millions d’âmes ! - aux États-Unis a annoncé qu’il ne rembourserait plus les chimiothérapies à ceux qui n’avaient pas de chances de survie suffisantes… en revanche, il annonce qu’en revanche le suicide assisté est, lui, remboursé.

Via Koztoujours, dont il faut signaler plusieurs excellents billets, dont l’un recensant l’édifiante et impressionnante auto-biographie Un Franciscain chez les SS, et un autre donnant des détails sur l’affaire de la gifle, détails qui la font apparaître tout différemment que de prime abord. Et surtout cet article qui rend justice à Mgr Di Falco, soulignant que les médias, qui avaient sauté sur l’occasion - pensez donc, un prélat pédophile ! -, n’avaient guère insisté en revanche sur son innocence maintenant incontestablement connue.

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Suicide d’un handicapé

Suicide d’un handicapé


Un handicapé de 23 ans s’est suicidé après avoir écrit à Nicolas Sarkozy.
“Comme Vincent Humbert, je demande à ce moment qu’on me permette de mourir pour me libérer de mes souffrances”, avait écrit Rémy Salvat dans son courrier dont l’AFP a obtenu une copie. “Je sais qu’en France, il n’y a pas de loi qui permette aux équipes médicales de pratiquer l’euthanasie. Ca m’empêche de vivre en paix…(…) Il faut que la loi change!”
“Le problème est que vous, Monsieur Nicolas Sarkozy, vous ne voulez pas en entendre parler. Moi, Rémy Salvat, je vous demande de laisser de côté votre avis personnel et d’arrêter d’être sourd. Vous le pouvez si vous êtes le Président de tous les Français”.

Le président a répondu les phrases suivantes :
“Pour des raisons philosophiques personnelles, je crois qu’il ne nous appartient pas, que nous n’avons pas le droit, d’interrompre volontairement la vie”.
“Mais je ne veux pas fuir mes responsabilités (…) Je voudrais que soit privilégié le dialogue au chevet du malade, entre lui-même, le médecin et la famille, en toute humanité afin que soit trouvée la solution la plus adaptée à chaque situation”.

Le jeune homme s’est suicidé alors que la maladie dégénérative qui l’affectait accroissait ses souffrances.
Autant que je sache, le président ne peut dire qui doit vivre ou mourir. Il n’en a jamais eu le pouvoir. Il est également curieux de constater cette perpétuelle envie de demander une autorisation pour mourir, comme si la mort avait besoin d’un certificat légal.

Addendum du 14/08 : en 1999, Régine Salvat avait déjà tenté de tuer son fils. Elle avait été mise en examen pour tentative de meurtre. Ils semblerait que son fils le lui avait demandé. toujours est-il qu’il demande de manière posthume à ce que ses revendications soient soutenues. Il n’en fallait pas plus pour émoustiller Jean-Luc Roméro, président de l’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la “dignité”) :

“Si nous avions une loi comme celles en vigueur en Hollande ou en Belgique, nous aurions 10.000 demandes d’aide par an (…). Nous avons absolument besoin d’une loi de liberté qui respecte les droits de chacun. (…) On ne peut que compatir au malheur de Rémy et de sa famille.” “Va-t-on encore longtemps rester sourds à ces souffrances que la médecine ne peut soulager ? Comment peut-on encore tolérer qu’on ait laissé Rémy seul face à son drame alors qu’à une heure de Thalys de chez lui, en Belgique, il aurait pu être aidé et non laissé dans la solitude affronter ses derniers instants ?”
“Comment, enfin, comprendre notre président et les hommes politiques qui préfèrent laisser passer leurs convictions personnelles et religieuses, à l’image d’une Christine Boutin, plutôt que de défendre une conception laïque de la fin de vie, c’est-à-dire une loi de liberté qui permette, pour les personnes qui le demandent expressément, en fin de vie ou en cas de souffrances atroces, à être aidées à partir ?”

De la grande propagande pro-mort soucieuse d’éliminer physiquement ceux qui dérangent au nom de la pitié.

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Promenade sur la toile (10/08/08)


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Trahie par son mari

Trahie par son mari


En Italie, un cas d’euthanasie vient d’être autorisée. L’offensive contre la vie continue, car même si la personne concernée était dans le coma depuis 16 ans, elle n’avait besoin que d’une aide alimentaire pour subsiter. Son mari a demandé l’arrêt de l’alimentation, ce qui signifie qu’elle ne va pas mourir par injection, mais qu’elle va mourir de faim et de soif. Chose bien plus inhumaine que de continuer à l’alimenter. Comme le rappelle le Salon Beige, cela n’a rien de l’acharnement thérapeutique, notion fortement criticable tant ses limites sont mal définies.

Souvenons-nous de l’affaire qui avait fait grand bruit aux USA, lorsque le mari d’une Américaine dans le coma avait demandé pour des questions d’héritage qu’on débranche son alimentation. Deux jours plus tard, alors qu’elle était mourante, un juge demande à ce qu’on la rebranche alors que le gouverneur de Floride, Jeff Bush, fait voter une loi dans l’urgence.

Dans ce cas, rien, aucune réaction, au contraire. Il faut dire que nous ne sommes pas aux Etats-Unis.

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Une machine à tuer au pays d’Hitler

Une machine à tuer au pays d’Hitler


L’idée est horrible, comme toute droite sortie des archives du nazisme : M. Kusch, ancien ministre de la Justice (sic) de l’Etat régional de Hambourg, ex membre de la CDU d’Angela Merkel, qui dirige aussi une association de défense de l’euthanasie, a inventé une “machine à se suicider” permettant d’appuyer soi-même sur un bouton pour s’administrer un poison mortel contenu dans deux seringues. Quelques mois après avoir présenté son “invention” au public (c’était au mois de Mars) et alors que le parlement allemand réfléchit sur un projet de loi contre l’aide au suicide, l’ancien ministre allemand a mis en scène le suicide assisté d’une septuagénaire simplement lasse de la vie : Mme Bettina S., 79 ans, n’était ni malade ni handicapée mais elle avait peur de finir ses jours dans une maison de retraite : “Je ne peux pas dire que je souffre” avait-elle confiée à la presse quelques jours avant son décès. Sa mort a été filmée par la caméra de M. Kusch, qui, après lui avoir remis le coktail létal, a quitté l’appartement pour se protéger contre toute accusation d’euthanasie active punie par la loi allemande.

L’affaire a suscité l’indignation, dans un pays que les pratiques eugénistes du nazisme avait rendu jusque là méfiant envers l’euthanasie. Hitler n’avait-il pas en effet autorisé le docteur en médecine Brandt à “accorder une mort miséricordieuse aux malades qui auront été jugés incurables selon une appréciation aussi rigoureuse que possible” ???

Des responsables politiques, religieux et médicaux ont tiré à boulets rouges sur le “suicideur” –assassin serait plus exact. L’Eglise Catholique, comme les protestants, s’est dite “horrifiée“. Le meurtrier sera-t-il pour autant arrêté ? Inculpé pour “meurtre avec préméditation” ou même ’seulement’ ”non assistance à personne en danger” ? Son association dissoute ? Sa machine confisquée et détruite ? Malheureusement, j’en serais bien étonnée…

Source

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Barbarie ordinaire : les diamants humains


Le refus du sacré, le refus de concevoir la vie comme sacrée - qui n’appartient donc pas en propre à l’homme qui en est simplement le bénéficiaire - conduit à toutes les barbaries de nos temps modernes. Le respect inconditionnel de la vie qui était le primat de toute société civilisée a été remplacé par une nouvelle valeur qui est celle du plaisir sans limite.

Une idéologie en marche

Avec le remplacement des valeurs transcendentales par une idéologie individualiste et hédoniste, la dignité de l’homme et le respect de la vie ont perdu toute leur légitimité et même leur sens pour un très grand nombre. L’homme ne tire son bonheur que de sa capacité à jouir, rien n’est à respecter qui s’oppose à cette recherche effrénée du plaisir immédiat. Avortement, procréation artificielle, sélection des enfants à naître, euthanasie … toutes ces “innovations” dont se flattent les progressistes de tous poils sont justifiées par la “liberté”, le “choix”, l’ “épanouissement personnel”. Les jouisseurs-assassins s’offrent la liberté de supprimer des vies humaines, d’éliminer les handicapés et les faibles, de sélectionner l’enfant parfait et finalement … de nier la mort.

Une désacralisation de la mort qui répond à celle de la vie

Lorsque l’on réduit l’embryon à un simple amas de cellules manipulable et destructible à souhait, lorsque l’on pense pouvoir éliminer les faibles car leur capacité à jouir ne sera pas totale, lorsque l’on refuse le droit à la vie des “anormaux” (la réintroduction de telles notions dans le champ public fait froid dans le dos), l’on ne fait ni plus ni moins que de détruire la vie, on fait oeuvre de chaos.

Rien de bien étonnant, une fois ces étapes allègrement franchies avec l’adhésion muette des peuples et la bénédictions des pseudo-élites, de nier jusqu’à la mort. Comment nier la mort ? En refusant tout rite et toute marque de respects aux défunts, en faisant jusqu’à disparaître leur trace (ce qui est bien d’une certaine manière le sens de l’incinération) … bientôt en commercialisant leurs restes.

Afin de comprendre les racines historiques des nouvelles pratiques mortuaires telles que l’incinération, il faut remonter à 1889, date à laquelle la crémation est autorisée. Elle s’inscrit dans l’agitation anti-catholique de la fin du XIX° siècle. Cette pratique étant promue en premier lieu par les franc-maçons et autres libre-penseurs voulant ici affirmer publiquement leur matérialisme. Ne nous trompons donc pas, si certains se trouvent assez aveugles pour accepter les mobiles économiques ou encore écologiques (il s’agirait de revenir à la racine de cette notion), la motivation première des brûleurs de morts est bien philosophique. La crémation est une négation de la réalité de la mort, qu’on pense pouvoir ainsi contrôler, faire disparaître et ainsi oublier. Le témoignage du père Philippe Louveau qui a étudié en profondeur le phénomène est assez révélateur : “Fréquent chez les malades du sida, ce souhait de la crémation semble correspondre à une tragique fuite en avant dans la désespérance : aller jusqu’au bout de la détérioration de son corps et jusqu’au bout de sa solitude !”

De la crémation au business macabre

On a encore franchi un pas dans la barbarie ordinaire avec la transformation des cendres funéraires en diamants. Ainsi plusieurs sociétés utilisent un procédé de transformation habituel dans la fabrication de diamants artificiels avec des cendres …humaines !

Parmi elles, Algordanza, société suisse qui commercialise ces diamants pour des sommes allant de 2000 à 11 000 euros. Lorsque le défunt devient un simple objet de parade, il s’agit de s’interroger sur le niveau d’humanité encore présent parmi nos contemporains. D’autant plus, qu’ils vous l’assurent, ce marché est en pleine expansion …

Pierre Saint-Servant

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Crise à la fédération yvelinoise du Front national

Crise à la fédération yvelinoise du Front national


Exclusif. Création d’un site internet de fédération concurrent, renvoi de certains membres du bureau pour raisons personnelles, convocation de ce même bureau sans que tous les membres en soient informés, incitation à la délation entre membres du bureau… Voici un petit aperçu de l’ambiance qui règne au sein de la fédération frontiste des Yvelines, à laquelle n’est pas étrangère la secrétaire de section et élue (ric-rac) du comité central Danielle Weber.

Chauffeur de taxi, “sentimentalement” (sic!) de France quand d’autres le sont “nationalement”, cette dernière s’est déclarée ouvertement favorable à une exception d’euthanasie, autrement dit à l’euthanasie tout court. Des propos un temps disponibles sur sa page perso qui ont mis le feu aux poudres au sein du bureau et de la base. Un militant dénonce ainsi sous couvert d’anonymat la remise en cause “d’une conception et une vision de l’homme autour de laquelle s’articule finalement tout le programme politique, économique et social. Car toute politique repose sur une certaine anthropologie. L’économie elle-même est au service de l’homme et de l’idée que nous en avons; ce n’est pas l’homme qui est pour l’économie.”

Selon nos informations, le positionnement pro-avortement et pro-euthanasie de Danielle Weber a été soutenu à deux reprises par le chargé de mission Chevrier qui a même prétexté que le secrétaire général du parti, Louis Aliot, cautionnait de tels propos… Ceux-ci ont disparu de la toile (mais nous devrions très bientôt en disposer d’une copie) pour mieux faire croire au militant lambda à une querelle de personnes. Quant à Jean-Marie Le Pen, il a tout simplement refusé d’arbitrer le conflit, faisant même savoir au chargé de mission Chevrier que les appels des militants affectés par un tel positionnement -on le serait pour moins - au président l’irritaient! Le plus étonnant est que Danielle Weber, dont un autre militant nous assure qu’elle est très ambitieuse, a été jusqu’à adhérer publiquement à l’AGRIF et à Renaissance catholique, deux associations assurément provie…

Le parti a suspendu du FNJ 78, la branche jeune de la fédération yvelinoise, un de ses dynamiques animateurs pour avoir organisé un dépôt de gerbe devant le monument aux morts de Versailles en réponse à l’abdication de la souveraineté française, comme l’y invitait un ancien élu tourquennois du Front national, candidat indépendant réélu aux dernières municipales, Christian Baeckeroot. Parce que cette manifestation publique n’était pas l’initiative du FN (rendez-vous compte, des “félons” mégretistes auraient pu y participer!), il ne fallait pas y participer

Circonscriptions sans secrétaire, un secrétaire pour trois circonscriptions en moyenne après la purge, il en faut plus pour décourager les militants. Mais ceux-ci préviennent : ils n’ont pas l’intention d’abandonner et ne tiendront plus compte des ordres dès lors que ceux-ci n’appartiennent pas à un cadre déterminé et finalisé par la recherche du bien commun…

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Troubles à l’ADMD : une stratégie efficace

Troubles à l’ADMD : une stratégie efficace


Communiqué

Gilles Antonowicz, avocat de Chantal Sébire, vient de démissionner de l’ADMD (Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité ). Il s’oppose au « suicide assisté » mais continue de défendre la légalisation de l’euthanasie active. Pour la Life Parade, cette très médiatique démission cache une stratégie visant à faire avancer la cause de l’euthanasie. En réclamant à la fois l’euthanasie active et le développement des soins palliatifs, Gilles Antonowicz bénéficie d’une image de militant modéré au discours soi-disant équilibré. Il laisse à l’ADMD canal historique la position de militants extrémistes. Gilles Antonowicz entend s’appuyer sur cette stratégie pour aboutir dans les plus brefs délais à l’objectif premier de l’ADMD : la légalisation de l’euthanasie active.

Promouvoir les soins palliatifs

Pour la Life Parade, l’euthanasie active ne respecte pas la vie ni la dignité des personnes. Ce serait ouvrir la porte à de dangereuses dérives. La Life parade se réjouit du plan de développement des soins palliatifs annoncé récemment par Nicolas Sarkozy. Cela va dans le bon sens mais demeure insuffisant. Seule la prise en charge des souffrances par les soins palliatifs permet de respecter la vie et la dignité des personnes.

Sortir de l’égosystème

L’euthanasie est une conséquence de l’égoïsme croissant de la société. C’est pourquoi, il est urgent de renforcer la politique en faveur de la famille, premier noyau de la société. Une société durable ne pourra se construire qu’en reposant sur la famille et sur la solidarité intergénérationnelle. L’euthanasie active est synonyme d’échec social. Dans ce débat trop souvent émotionnel, les jeunes de la Life Parade vont continuer à prendre leurs responsabilités au service de la société.

Le site de la Life Parade.

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“Droit opposable à mourir”


Mme Humbert, qui “aida” son fils Vincent à mourir, réclame aujourd’hui par l’entremise de son association “Faut qu’on se bouge” un “droit opposable à mourir dans la dignité”. Après le Dalo (droit au logement opposable), voici le Domo. Celui-ci prendrai la forme d’un amendement à la loi Leonetti. Les voleur de mort ont compris que le président tenaient à la loi Leonetti, et qu’il reviendrait difficilement dessus. Par conséquent, il essaye d’en altérer le contenu.

 

Cette loi s’appliquerait à toutes les personnes atteintes d’une maladie dégénérative qui pourrait eprimer clairement sa volonté. Or une personne en état d’agonie peut-elle exprimer clairement et librement un avis ? Non. Pas plus qu’une personne qui sait devoir mourir bientôt. La maladie restreint leur liberté et ne leur laisse plus beaucoup de choix. Si la seule qu’on leur apporte est le choix ou non de la mort, le desespoir l’emportera facilement.

Cette attitude me fait penser à une phrase de Samuel Beckett, grand auteur du théâtre de l’absurde qui, dans Fin de partie, fait dire à propos d’un rat agonisant à moitié handicappé : “Il faut qu’on le tue sinon il va mourir”. Et la société de l’absurde n’a plus que le néant pour se définir véritablement. C’est la vrai mort de Dieu.

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Benoit XVI victime de l’euthanasie


L’info a déjà été révélée par le Salon Beige, mais elle mérite d’être rappelée: un jeune cousin de Josef Ratzinger, futur Benoit XVI, atteint de maladie mentale, fut enlevé à sa famille à l’âge de 14 ans en 1941 pour être ensuite euthanasié sur ordre de l’administration du IIIe Reich. L’information, déjà révélée par une récente biographie du Saint Père rédigée par Brennan Purcell, fut confirmée par le frère de Benoit XVI, Georg Ratzinger. Voila qui confirme très nettement, si besoin en était, le lien intrinsèque entre euthana(z)sie et génocide programmé. Rappelons aussi la condamnation solennelle et intransigeante de l’euthanasie par l’église catholique par la voix de Jean-Paul II dans l’encyclique Humanum Vitae.

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Texte très percutant de la Conférence épiscopale états-unienne


Vendredi 13 juin, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis a publié un document très important, une condamnation très ferme - et adoptée à 191 voix contre une - de l’utilisation des cellules souches embryonnaires pour la recherche (que soutiennent les deux principaux candidats à l’élection présidentielle, il faut le souligner). Le raisonnement et les termes employés sont dignes d’intérêt : « une fois que nous avons franchi la ligne morale fondamentale qui nous empêche de traiter tout être humain comme un simple objet de recherche, il n’y a plus de limites [stopping point]. La seule position morale qui affirme la dignité humaine de nous tous est de rejeter ce premier pas sur cette voie. » « le meurtre de créatures humaines innocentes, même s’il est réalisé pour aider d’autres, constitue un acte absolument inacceptable. » Les attaques directes sur la vie humaine innocente étant toujours gravement mauvaises, la recherche sur les cellules souches embryonnaires, qui sacrifie des vies humaines, doit être interdite. L’Église accepte et encourage le progrès des sciences biomédicales, qui ouvrent des perspectives thérapeutiques, mais ne peut accepter la justification de la recherche susdite.
Cette justification se fonde sur des principes utilitaristes qui vont finir par menacer la dignité et l’autonomie des patients mêmes que la dite recherche est censée aider. Ainsi, si l’on prétend utiliser les embryons puisqu’ils vont « mourir de toute façon », où s’arrête-t-on ? « La même éthique qui justifie de prendre des vies pour aider des patients atteints des maladies de Parkinson ou d’Alzheimer peut être utilisée pour sacrifier ce même patient demain, si sa survie est vue comme désavantageuse ou si d’autres être humains sont considérés comme plus méritants ou productifs. » Analyse remarquable - et d’autant significative qu’elle se trouve dans un texte de conférence épiscopale ! - qui est confirmée par les fameux propos de Valérie Pécresse, qu’avait révélés e-deo : « Il paraît envisageable de les [embryons surnuméraires] utiliser à des fins de recherche, comme tout être humain au dernier stade de la vie, sans transgression éthique majeure. » (Actes des Rencontres parlementaires du 7.2.2007, p. 53) Ainsi l’Oregon a déremboursé certains traitements, en soulignant qu’en revanche les drogues pour le suicide assisté sont remboursées… Pour paraphraser la phrase de l’USCCB, une fois qu’on a dépassé les bornes, il n’y a plus de limites…

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Agir contre l’euthanasie


Alors que la pression pour les élus est forte pour faire adopter une loi allant plus loin dans l’horreur que la loi Léonetti (qui comporte déjà des dispositions scandaleuses comme - entre autres - l’autorisation d’arrêt de soins minimaux comme l’alimentation, mais qui a limité les dégâts), l’Alliance pour les droits de la vie propose une action simple et efficace pour contrer l’action des réseaux pro-mort : 400 000 Cartes Postales contre l’euthanasie. Pour dire NON à l’euthanasie et OUI aux soins palliatifs, et pour ne pas que les représentants de la nation ne reçoivent que des courriers pro-mort, l’A.D.V. propose de commander (gratuitement) des kits de cartes préremplies, de les signer et de les faire signer, et de les envoyer aux députés et sénateurs de son département. À l’action !

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Reportage de “Soir 3″ sur nos amis de “Belgique et Chrétienté”


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La Suisse en plein “droit-de-l’animalisme”


Le Conseil fédéral helvétique a entériné, fin avril, une ordonnance qui précise de façon assez drastique les conditions de détention d’un animal de compagnie au nom des droits des animaux.

Il ne sera désormais plus question d’acheter un seul cochon d’Inde (il a droit à la compagnie d’un congénère !) ni une seule perruche (pour la même raison). Les aquariums ne pourront plus être transparents sur les quatre côtés (que dire des bols en verre ronds, instruments de torture des temps modernes ?) et devront bénéficier de l’alternance de la lumière du jour et de la nuit. Et gare aux ête humains qui feraient disparaître leur poisson rouge dans les toilettes !

Et Jeanne Smits de rappeler que la Suisse autorise le suicide assisté pour les êtres humains. Avec un sac plastique sur la tête s’il le faut…

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Versailles, le 24 mai : “une action politique et chrétienne”


ICHTUS

Une action politique chrétienne, journée de travail et de rencontre
Samedi 24 mai 2008, de 9h30 à 17h
Au lycée Notre Dame du Grandchamp - 22, rue Henri de Régnier - 78009 Versailles

Réponse, s’il vous plaît au 01 47 63 77 86, ou courrier@ichtus.fr

?  9h30 messe dite par Mgr Aumonier, Evêque de Versailles

?  10h45 : Ichtus, une œuvre au cœur des combats d’aujourd’hui : homoparentalité, euthanasie, Europe,  nouvelle laïcité… par Olivier Drapé (directeur) et l’equipe d’Ichtus 

?  12h00-13h30 : déjeuner sur place (PAF 12-15 €)

?  13h30-15h15 :Euthanasie, comment déceler et combattre la manipulation sordide de la souffrance, par Elisabeth Bourgois, infirmière, auteur de Les assasins sont si gentils, fondatrice de l’association « Médecine et dignité de l’homme », initiatrice de la pétition « Pour une médecine de vie »

?  15h30-16h45 : Pour un christianisme engagé par Thibaut Dary, Journaliste, auteur de Manifeste pour un christianisme engagé

?  16h45-17h : Conclusion : « Il n’est permis à personne de rester à ne rien faire »  (Jean-Paul II), par Olivier Drapé

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Acide


Fromageplus, “le moisiblog aux ferments lactiques”, signe une excellente chronique sur notre société dégénérée :

(…) je tenais juste à faire un petit retour sur l’invraisemblable papelard que j’ai eu en main à mon départ, à l’aéroport. C’était un encart publié dans “Le Monde”, intitulé “Les cahiers de la compétitivité – Spécial HANDICAP – En place pour l’égalité des chances”.

Douze pages de propagande bisounours, égrenant un chapelet de niaiseries démocratiques certifiées conformes au traditionnel catéchisme de la République-Française-pleine-de-Grâce. Plutôt que de vous en livrer le contenu, un rapide survol des titres des articles suffira à dresser le portrait de ce ramassis de merde pharisiano-communicante [il est interdit de rigoler] :

“Il est indispensable d’engager un effort commun de solidarité”
“Une vraie place pour les personnes handicapées dans l’emploi public”
“Les règles d’une société ouverte à tous”
“Accepter la différence de l’autre”
“Conjuguer performance et esprit citoyen”
“Une mobilisation de tous”
“Pour l’égalité de droit et de dignité”
“La personne handicapée est d’abord un citoyen”
“L’homme est au cœur de nos préoccupations”

On voudrait faire une parodie, on ne ferait pas mieux. Tout y est : l’Autre, la Différence, la Tolérance, le Citoyennisme, l’Ouverture, la Solidarité, etc., il ne manque personne. Pas même Louis Schweitzer, président de la Halde.

La veille, la veille !, une femme sortait du tribunal libre et la conscience immaculée après avoir tué sa propre fille handicapée, sous les vivats des petits prêtres de la dignité en seringue.

Lire la suite de la chronique

(Via Le Salon Beige)

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Quand l’exception précède la dérive euthanasique


Aux Pays-Bas, où l’exception d’euthanasie a été instituée, le médecin agit sans l’accord du malade dans plus de 15 % des cas.

En France, le député UMP des Alpes-Maritimes Jean Leonetti, chargé de piloter à la demande du Premier ministre la nouvelle mission sur la fin de vie, déclare : « Je veux travailler sur ce qu’on appelle l’exception d’euthanasie » (La Croix du 7 avril 2008).

L’occasion pour Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, d’expliquer que

“ce sont justement les travaux préparatoires à la loi Leonetti qui ont le mieux montré l’inanité d’une telle démarche. Les médecins et juristes auditionnés à l’époque se sont appuyés pour cela sur l’expérience enregistrée aux Pays-Bas et en Belgique. Malgré leurs différences, les deux législations appréhendent l’euthanasie comme une dépénalisation exceptionnelle, soumise à l’exigence de critères dits de minutie, qui obligent les soignants à remplir des formulaires très détaillés contrôlés par des instances indépendantes, des commissions ad hoc composés de médecins, de juristes et d’éthiciens vérifiant l’adéquation des euthanasies avec les conditions exceptionnelles fixées par la loi. Or une récente étude hollandaise a mis en évidence qu’une proportion impressionnante des euthanasies était pratiquée en dehors de ces critères pourtant rigoureux. Conclusion : on assiste impuissant à une augmentation paradoxale de la clandestinité des actes.

Tout s’est passé comme si la dépénalisation exceptionnelle de l’euthanasie renforçait son caractère secret. L’appréhension des médecins d’être confrontés à une haute autorité morale ou à un tribunal chargés de valider le caractère exceptionnel de leur geste est telle qu’ils adaptent leurs pratiques vers toujours plus de laxisme dans l’administration de la mort, une fois qu’on a déplacé le curseur de l’interdit du meurtre. Il y a toujours de nouveaux cas à cacher car ne rentrant pas dans le cadre de la procédure exceptionnelle et de ses exigences de minutie sensée limiter le champ d’application de l’euthanasie.

Bref, tout se déroule comme si la nouvelle législation augmentait la permissivité et la tolérance envers l’acte euthanasique, à la fois chez les professionnels de la santé et la société en général. Une fois institutionnalisée par un dispositif purement administratif, l’euthanasie développe sa propre dynamique et résiste à des procédures de surveillance efficaces. Le législateur est alors contraint de faire à nouveau des concessions en modifiant le cadre législatif initial pour enrayer le processus de clandestinité des actes posés. Les signes dramatiques de cet emballement conduisant à une banalisation des pratiques se multiplient : extension de l’euthanasie aux enfants aux Pays-Bas, coffrets de la mort dans les officines belges afin de rendre les substances létales facilement disponibles en médecine de ville, mort médicale pour des personnes qui ne sont pas même en fin de vie comme dans le cas d’Hugo Klaus…”

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6 mai : grand apéro de la Life Parade


Bonjour à tous,

Mardi 6 Mai, à 20h00, apéro géant. Vous êtes tous conviés ainsi que tous ceux que vous voudrez amener.

A l’occasion du lancement de sa campagne de communication, la Life-Parade organise un cocktail géant au :

5, rue de l’Alboni

75016 Paris (Métro Passy (ligne 6), RER Champs de Mars (ligne C))

20h00

Distribution exclusive en avant première des polos Life-Parade

Présentation des tracs de l’évènement Life-Parade de l’année

Plus d’information sur place, ou par mail (information.lifeparade@gmail.com)

Venez nombreux!

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Euthanasie par compassion active


Source.

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Le Président de l’ADMD veut bien “débattre”


mais pas avec la Life Parade! Jean-Luc Romero préfère “débattre” avec Laurent Fabius… lui aussi partisan acharné de l’euthanasie.

Mercredi 16 avril à 19 heures au Théâtre 12 – 6, 8, avenue Maurice Ravel dans le 12ème ardt de Paris – métro Porte de Vincennes, Jean-Luc Romero et Laurent Fabius répondront (favorablement) à la question « Faut-il un droit à mourir ? »

M. 2%” précise sur son blog :

ce débat est ouvert à tous et vous êtes particulièrement les bienvenus dans cet arrondissement auquel je suis très attaché !”

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Le Monde de ce Prince…


Que mérite, aujourd’hui, le meurtre d’une personne handicapée ?

La prison à perpétuité, vu les circonstances aggravantes que constitue l’abus de faiblesse ? Vous n’y êtes pas : l’acquittement, et en prime l’acclamation populaire…

Lydie Debaine, qui a tué en 2005 sa fille unique, handicapée motrice cérébrale âgée de 26 ans, en lui donnant des anxiolytiques avant de la noyer dans une baignoire, a été acquittée sous les applaudissements du public par la cour d’assises du Val-d’Oise. L’avocat général Charles Modat avait requis une « peine de principe » de trois ans de prison avec sursis. « La pire des sanctions, Lydie Debaine la vit déjà avec la perte de celle à qui elle a consacré son amour et sa vie », a-t-il dit. L’âge mental d’Anne-Marie, atteinte d’une méningite, était estimé à 5 ans.
Cependant ceci ne change rien à la lâcheté, à la gravité, à l’ignominie de cet acte qui hurle vers le Ciel. Et l’accusée le sentit bien puisqu’elle tenta de mettre fin à ses jours juste après son acte. Mais voici qu’est reconnu - avec un lien avec la polémique euthanazique qu’il n’est guère nécessaire de souligner -, par ce qui nous tient lieu de justice, la possibilité - et l’impunité - du meurtre compassionnel, de meurtre par amour (l’avocate de l’accusée parle de « geste d’amour »), qui plus est l’élimination de ceux dont il est tout de même, comprenez, très lourd de s’occuper…

Non. Non ! Non, je refuse : donner la mort n’est pas un geste d’amour. Le mal n’est pas le bien. Mais un monde qui en arrive à ce degré d’inversion est-il encore vivable ? Ô Seigneur, hâte-toi de revenir ! Marana Tha !

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Unis contre le suicide assisté


Communiqué : 

Dans le contexte actuel où se mêlent le tragique d’une situation de vie, l’interpellation de la justice et des pouvoirs publics et la remise en cause de la loi sur le droit des malades et la fin de vie, les sociétés savantes (*) que nous sommes souhaitent rappeler que :

Traiter la douleur et soulager la souffrance restent une priorité absolue

Ce qui est intolérable, c’est que des situations de douleur, de souffrance ne soient pas suffisamment prises en charge. Souffrir, pour les patients comme pour leurs proches n’est pas acceptable, il faut se donner les moyens d’atténuer et soulager la souffrance de l’autre. La loi du 22 avril 2005 encadre parfaitement les procédures à mettre en œuvre.

« Faire mourir » ne peut pas être une solution en soi

Le tragique, l’effroyable vécu par une personne ne peut pas nous faire admettre que la mort donnée, même si elle est souhaitée, soit la solution. Ceci ne correspond ni à notre expérience quotidienne ni à ce que nous enseigne la pratique de la médecine. Dans le (Plaidoyer des professionnels de santé de mars 2007 ) nos sociétés savantes et plus de 6700 professionnels de santé ont clairement pris position contre la légalisation du suicide assisté, qui modifierait radicalement nos repères sociétaux, et appelé à une large information et une pédagogie de la loi sur le droit des malades et la fin de vie.

Nous rappelons notre souhait que soit menée à bien une évaluation de la mise en œuvre concrète de cette loi qui reste largement méconnue.

Nous réaffirmons avec force que, quels que soient les choix que notre société pourrait faire dans le futur, donner la mort ne relève en aucune façon de compétence du médecin et que nous, professionnels de santé n’assumeront pas ce rôle. Cela entrerait en conflit de valeur avec la mission fondamentale des soignants médicaux comme non médicaux qui est bien de toujours soigner et prendre soin de l’autre et ce jusqu’au bout de sa vie.

* Sociétés savantes signataires :

- Société française d’étude et de traitement de la douleur (Sfetd)
- Société française de gériatrie et de gérontologie (SFGG)
- Société française d’anesthésie-réanimation (Sfar)
- Société française d’hématologie (SFH)
- Groupe de réflexion sur l’accompagnement et les soins de support pour les patients en hématologie et en oncologie (Grasspho)
- Association nationale des médecins généralistes exerçant à l’hôpital local (AGHL).

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Lettre ouverte d’un malade du SIDA au personnel médical


par Dominique Morin

Quelques mots pour me présenter à vous. Il y a maintenant 14 ans, j’ai découvert une séquelle de mon adolescence désordonnée, le sida, déjà avancé et menaçant directement ma vie. Je suis d’un coup passé d’une santé insolente, d’un avenir prometteur au quotidien du malade incurable qui dépend des autres, n’a plus de certitude, sinon qu’il est encore en vie. Mais pour combien de temps ? Entouré d’amour, j’ai pu me battre malgré toutes les petites contrariétés quotidiennes, l’humiliation de ma déchéance, les difficultés à ne pas être infantilisé, maintenu dans l’ignorance de mon état réel, avec le poids des infections sur mon corps déjà si affaibli. Sans l’humanité du personnel médical, cela serait vite devenu insupportable.

Car tout prend vite des proportions énormes que nous subissons sans pouvoir nous défendre. Un problème insignifiant devient vite un fardeau. Eux savent et font, nous, nous devons accepter sans protester. Et encore, j’étais lucide et capable de réagir. Seul, livré à moi-même, sans un complot d’amour qui m’a quasiment porté et montré le chemin de la vie, réconforté jour après jour, j’aurais vite sombré dans la résignation, le silence, la révolte, qui sait. Combien de malades livrés à eux-mêmes, de familles dépassées se sentant coupables de cette souffrance qui s’éternise, de médecins à qui il est demandé l’impossible, quasiment comme un droit ? Gardons-nous bien de juger des intentions, nous ignorons la détresse cachée, les pressions subies, les peurs des uns et des autres. Pourtant, qui peut prétendre qu’un incurable veut mourir, que sa vie n’a plus aucun sens ? Pour moi, elle a vraiment retrouvé son sens, sa saveur, sa finalité à ce moment-là. Quand vous pouvez la perdre, que tout doit se gagner jour après jour sans jamais être acquis, là vous comprenez que ça a de la valeur. Quand les infections reviendront, que les traitements échoueront, il faudra se battre à nouveau. Je le ferais encore parce que la vie en vaut la peine. Mais si ceux que vous aimez souffrent devant vous, que les médecins n’osent plus croiser votre regard, il en faut peu pour baisser les bras. J’ai connu cette tentation. Pourtant en moi gueulait une soif de vivre. Je redécouvre la saveur de la vie, la joie d’être aimé, ce n’est pas possible que ça s’arrête comme ça ! Le regard des autres ne m’a pas condamné, je n’ai pas laissé la mort prendre le dessus. Le diagnostic toujours plus inquiétant des médecins, durant trois années, n’est pas parvenu à me décourager. Plus je m’approchais de la mort et plus je me sentais vivant.

Un ami, malade du sida, est mort en 1995, lourdement atteint mais lucide jusqu’au bout. Lui qui était perdu et le savait, il rayonnait de joie, de douceur, de paix. Parce qu’il se savait accompagné, entouré, aimé comme il était. C’est sa force qui m’a aidée à avancer. Je crois que le problème est là. Nos contemporains ne s’aiment pas, n’aiment pas la vie comme elle leur est donnée. Ils rêvent d’une santé idéale, quasi-éternelle, d’une vie sans souffrance. Certains médecins croient tout maîtriser et comprendre, ne supportent pas ce qu’ils pensent être leur échec. En réalité, ils sont totalement ignorants de ce qui se passe dans une âme, dans la conscience d’un malade. C’est là que se joue le combat décisif. Suis-je encore digne de vivre, serais-je toujours aimé comme je suis, ceux qui m’aiment supporteront-il cette épreuve ? C’est cet accompagnement qui nous manque, cette acceptation d’une vie qui n’est pas comme nous voudrions, mais qui vaut toujours la peine d’être vécue comme elle est.

Car même au cœur de la souffrance, à l’approche de la mort, de grandes choses se passent. Cela n’apparaîtra jamais au microscope et il n’y aura jamais aucun traitement pour ça. La médecine n’a donc pas compétence à décider si la vie a de la valeur ou non. Qu’ils ne cachent pas derrière des sentiments généreux et de la compassion, leur propre souffrance qui les dépassent, une quête de perfection impossible, voire l’orgueil de vouloir tout contrôler. Car le vrai débat est éludé par l’émotion, les slogans idéologiques et un pouvoir médical abusif. Soignez nous, aidez-nous à vivre sans vous substituer à nous, sans prétendre parler en notre nom. Et laissez-nous libre de vouloir de toutes nos forces continuer, aussi longtemps que possible, à vivre et à aimer. 

Lettre ouverte initialement publiée sur le blog “Nous voulons la vie” qui a lancé une pétition contre l’euthanasie.

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Réjouissances et misère …


Avec la victoire de médecins italiens contre l’avortement et l’interdiction de la pilule du lendemain au Chili, le camp pro-vie avait de quoi être joyeux et confiant dans l’avenir proche …. Hélas, le billet déjà posté nous informant de la futur obligation pour les états membres du Conseil de l’Europe d’autoriser l’avortement montre bien que la cul-ture de mort bat son plein : suite à ce lobby ignoble, les pays qui avaient encore une once d’humanité vont devoir adopter la plus scandaleuse et la plus “intrinsèquement perverse” des lois …. Si en France on tue plus de 220 000 bébés par an, alors imaginons maintenant ce que cela va être dans toute l’Europe, si nous n’arrêtons pas ce suicide organisé, ce massacre permanent … On tue nos frères, on tue notre avenir. Devons nous attendre les bras croisés que l’on tue impunément l’avenir de nos pays, et des millions d’âmes ? Non ! ICI, , , encore ici , certains se battent…. Qu’attendons nous ? ACTION !

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Nord : elle tue son fils handicapé


et tente de se suicider.

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A l’image de leurs idées, ils ne tiennent pas debout


Photo d’une réunion de l’ADMD à Mohon le 31 mars 2008. La génération soixante-huitarde est en train de finir le “travail” commencé dans les années 60…

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Birthe Lejeune sur Direct8


Birthe Lejeune, la veuve du Professeur Lejeune, sera invitée dans l’émission ”Dieu merci!” sur Direct8 (diffusée sur la TNT et en ligne), vendredi 4 avril à 15h15. Thème : comment comprendre les questions de bioéthique ?

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Guy Birenbaum s’en prend à Eric Zemmour et à Radio Courtoisie


Une chronique d’une rare bêtise. A l’entendre, la droite réactionnaire est partout : au gouvernement, dans les media… Pour dire votre mécontentement à M. Birenbaum : gbirenbaum@gmail.com

Via.

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