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Il ne faut pas désespérer d’Hollywood

Il ne faut pas désespérer d’Hollywood


Je souhaite ici complèter un précédent article de Didyme concernant les soutiens de célèbrités aux candidats à l’élection américaine en cours. Ce dernier, reprenant une réflexion d’Alain Sanders, soulignait l’écrasant soutien du show bizz gauchiste, libertaire et capitulard au démagogue et opportuniste Obama. Cette affirmation est exacte mais doit être nuancée.

Il est vrai qu’Obama est bien entouré par les professionnels du cinéma, notamment les plus jeunes et bancables : George Clooney, Tom Hanks, Matt Damon, Ben Affleck, Edward Northon, Will Smith, Halle Berry, Sharon Stone, Scarlett Johansson… Cependant, le candidat John Mc Cain n’est pas non plus isolé, loin s’en faut. Ses soutiens dans l’industrie du cinéma sont Arnold Schwartzeneger (désormais retiré de cette activité et gouverneur de Californie), Sylvester Stallone, Clint Eastwood, Tom Selleck, John Voight, Kelsey Grammer, Jonathan Cryer, Dennis Miller, Robert Duvall, Bo Dereck, Angie Harmon. D’emblée, on remarque que ces acteurs sont très différents des précédents. Ils sont, dans l’ensemble, nettement plus âgés, ont déjà une belle carrière derrière eux (et donc, plus rien à prouver), n’hésitent pas à aller à contre-courant des modes politiquement correctes du moment et ils font très rarement parler d’eux dans la presse people, contrairement aux précédents. La plupart ont soutenu Bush en 2004, de même que la plupart des soutiens de Obama s’étaient engagé en faveur de John Kerry. On peut également compter sur le soutien de stars qui ne se sont pas encore prononcées officiellement mais dont les opinions républicaines sont connues : Mel Gibson (dont les convictions catholiques et conservatrices sont notoires), Bruce Willis, Andy Garcia, James Woods, Dennis Hopper, Danny Aiello, Gary Sinise, Joe Pesci, Chuck Norris, Adam Sandler, Vince Vaughn, Lara Flynn Boyle, Heather Locklear et bien d’autres encore. Tout cela pour dire que Hollywood n’est pas uniquement composé de bobos gauchisés et futiles gavés des pseudo-documentaires de Michael Moore et des pseudo-livres de Noam Chomsky. Il existe aussi un Hollywood républicain, conservateur et sans complexe. Il est donc encore possible de vaincre par l’élément culturel. Quant au rapport de force en présence, il est vrai nettement favorable à Obama, rappelons qu’il est loin d’être un gage de victoire comme le démontra l’élection présidentielle française avec la défaite de Ségolène Royale qui disposait du plus grand nombre de soutiens de célébrités du 7e art.

Pour finir, laissons le dernier mot à l’acteur vétéran Robert Duvall (”MASH”, “Le parrain”, “Apocalypse now”) qui, à un journaliste qui lui demandait stupidement comment il pouvait être acteur et républicain, répliqua, du tac au tac : “Quand j’étais jeune, je me souviens que c’étaient des shérifs démocrates qui faisaient appliquer la ségrégation raciale dans le Sud”.

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BABYLON AD

BABYLON AD


Malgré 60 millions de dollars de budget, le film, (librement) inspiré du roman de Maurice Dantec Babylon Babies est paraît-il raté, et sans substance. Pas étonnant quand on sait qu’il a été réalisé par Mathieu Kassovitz (à qui ont doit Les “Rivières Pourpres”. Acteur dans “Amen”…). Dans ses notes de production, celui-ci confie : “le sujet de la religion a très vite été abordé avec les [producteurs] américains car ensemble on voulait éluder pas mal de chose“. Sortie le 20 août 2008.
Bande annonce :

 

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Un film comme on n’en voit plus

Un film comme on n’en voit plus


Voici la prochaine vidéo de sensibilisation à la violence conjugale que l’on diffusera largement sur les chaînes de télévision. Elle est faite pour choquer. Et elle est choquante. Aucune “minorités visibles”, “chances pour la France” et autre “personnes de couleur”. Le quota n’est pas respecté ; j’espère que la halde veillera à dénoncer ce fait. Car il ne faut pas oublier que la Seine-Saint-Denis, particulièrement cosmopolite, connait une hausse du nombre de violences conjugales.

Mais non, il faut vous convaincre qu’il n’y a que des Français “souchiens” qui commettent ce type de violences.

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Belmondo est le professionnel


Synopsis : Josselin Beaumont, un as des services secrets français, est envoyé en mission au Malagawi, pays africain imaginaire, afin d’en exécuter le président Njala. Mais, vendu par ses supérieurs suite à un revirement de politique, il est emprisonné et longuement torturé. Contre toute attente, il réussit à s’échapper et à regagner Paris. Comme on s’y attend, il va chercher à se venger ses anciens employeurs mais d’une manière bien particulière : en remplissant son contrat initial, soit tuer Njala, et en prenant soin de l’annoncer préalablement à son ancien supérieur direct le colonel Martin.

Commentaire : Il s’agit, à mon sens, du plus beau rôle et du meilleur film de Jean-Paul Belmondo (avec, dans un genre très différent, « Léon Morin prêtre »). La principale est sans doute le fait qu’il s’agisse d’un des rares films où l’on voit le personnage de Belmondo mourir (avec « L’héritier », « Week End à Zudcoot » et « Borsalino ») et où ce dernier n’interprète pas un héro désinvolte et invulnérable (il est en effet emprisonné et se fait torturer durant le premier quart d’heure). Ici, il est nettement plus sérieux et désabusé, souvent à la limite du cynisme.  Si humour il y a, le ton d’ensemble du film est plutôt au drame et à la mélancolie. Voilà qui donne un ton particulier au film que l’on a, de ce fait un certain mal à cataloguer dans un genre précis. Ce n’est bien sûr pas la seule qualité intrinsèque du film qui réunit un certain nombre de valeurs sûres  du cinéma français. A la réalisation, on retrouve Georges Lautner, dont la réputation n’est plus à faire depuis « Les tontons flingueurs » et qui avait déjà dirigé Bébel dans « Flic ou voyou ». Il est secondé, encore une fois, par Michel Audiard pour les dialogues et le scénario. Ce dernier est en fait une adaptation du roman de Patrick Alexander « Mort d’une bête à la peau fragile » qui est finalement moins connue que le film. Audiard reste toujours aussi efficace en ce qui concerne les dialogues acérés que les films français actuels ont décidément bien du mal à retrouver. Du côté des acteurs, peu sont connus du public actuel bien qu’ils aient été eux aussi des piliers du cinéma français de l’époque. Face à Belmondo, on retrouve Michel Beaune, second couteau notoire et grand ami de Bébel avec qui il tourna pas moins d’une douzaine de films, dans le rôle d’un agent ami de Joss mais obligé d’aider à le traquer, Bernard-Pierre Donnadieu en homme de main brutal et qui sert de putching-ball à Bébel (un rôle à similaire à celui qu’il a eu dans « Le corps de mon ennemi »), Jean Desailly, récemment décédé, en ministre d’état. Mais surtout, on retrouve Robert Hossein, immense acteur de cinéma et de théâtre et metteur en scène qu’on ne présente plus, impérial dans le rôle de Rosen, agent spécial rival de Joss, cynique et implacable et qui finira par affronter ce dernier dans un duel au revolver qui sent bon le western. A propos de western, la BO du film, notamment la musique d’introduction, est signée par Ennio Morricone, bien connu pour avoir réaliser les musiques des westerns spaghettis de Sergio Leone. Une musique très différente de ses précédentes compositions et qui accentue encore l’aspect dramatique et mélancolique du film. Un film à l’ambiance ambiguë où l’on ne renonce pas complètement au mythe Bébel (de fait, ce dernier continue de donner de sa personne dans des cascades spectaculaires et pratique toujours un humour non chaland) mais où ce dernier commence néanmoins à prendre du recul. Un film un peu à part dans la filmographie de Bébel et qui annonce déjà un certain nombre de ses rôles à venir dans la même optique (« Itinéraire d’un enfant gâté », « L’inconnu dans la maison », « Les misérables »). Ajoutons à cela une vision sans complaisance des régimes africains, sévère et réaliste, qui frôle parfois le politiquement incorrect et nous voyons là réunies toutes les raisons d’apprécier un film français encore classique dans la forme mais intemporel dans le fond. Encore une fois, il semble impossible de le cataloguer dans un genre précis tant il semble participer de plusieurs genres bien distincts (polar, mais aussi comédie, drame humain, politique fiction). C’est sans doute ce qui fait son charme en plus de sa singularité.

En conclusion, un excellent classique, à voir ou revoir, entre « Les tontons flingueurs » et « Les barbouzes ».

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Sortie de Prince Caspian : tous au cinéma !

Sortie de Prince Caspian : tous au cinéma !


En ce moment sur les écrans français : l’adaptation cinématographique par Andrew Adamson du n° 2 (dans l’ordre de parution) des Chroniques de Narnia de C.S. Lewis : Prince Caspian.
Conçues par l’auteur - un anglo-catholique fervent, ami de J.R.R. Tolkien - pour édifier l’âme des enfants, ces chroniques sont empreintes de morale naturelle et chrétienne, et un esprit avisé voit sans difficulté de nombreuses allusions allégoriques au grand récit et aux dogmes chrétiens. Malgré l’écart entre les livres et les films, ces derniers orientant de toute façon vers la lecture des premiers, il serait judicieux - en plus d’être agréable - de soutenir ces œuvres qui contribuent à la construction d’une culture saine et chrétienne.

Bande annonce :

Des images de l’avant-première à Disneyland Paris >>>

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Les derniers vétérans


L’acteur et réalisateur américain Mel Ferrer s’est éteint à l’âge de 90 ans en Californie.

Né Melchior Gaston Ferrer en août 1917, il débuta au théâtre de Broadway comme beaucoup de ses contemporains. Il se fit connaitre dés les années 1950 pour sa participation à de grands classiques hollywoodiens comme “Scaramouche” de Georges Sidney, “L’ange des maudits” de Fritz Lang, “Les chevaliers de la table ronde” de Richard Thorpe ou “Guerre et paix” de King Vidor, “La chute de l’empire romain” de Anthony Mann et “Le jour le plus long” de Zen Annakin. Il fut aussi l’in des rares acteurs acteurs américains de sa génération à interprèter des films français comme “Elena et les hommes” de Jean Renoir ou “Le diable et les dix commandemants” de Julien Duvivier. Il passe aussi à la réalisation avec notamment “Notre verte demeure” avec Anthony Perkins et Audrey Hepburn, qu’il épousera et dont il aura un fils. Les années 1970 voient sa reconversion notamment dans les films d’horreur avec surtout “Le crocodile de la mort” de Tobe Hopper. La suite sera moins glorieuse et les années 1980 le verront se compromettre dans un certain nombre de séries B et Z, américaines et européennes. A sauver cependant sa mémorable prestation dans l’excellent “Mille milliards de dollars” de Henri Verneuil, aux côté de Patrick Deweare et Anny Duperey. Les années 90 le verront surtout à la télévision, là où il terminera sa longue carrière.

Il était l’un des derniers acteurs de sa génération encore en vie avec Kirk Douglas et Ernest Borgnine.

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“Quel que soit notre choix pour la Palme d’or, il y a une chose sur laquelle nous sommes tous d’accord, je pense, c’est que nous devrons être certains que le cinéaste concerné est tout à fait conscient du monde dans lequel il vit”


C’est ce qu’a dit l’acteur américain Sean Penn, président du jury du Festival de Canne de cette année, peu avant la cérémonie d’ouverture. Autrement dit, on aura encore droit à un étalage honteux de propagande antiaméricaine, antiisraélienne, pacificarde, écolodébile et autre tiermondisme. Voila qui nous promet un palmarès sans doute pire encore que celui de 2004 qui avait vu la palme d’or décernée à Farenheit 9/11, le vulgaire copié-collé propagandiste et mensonger de Michael Moore. Décidément, la politique n’a jamais fait bon ménage avec le cinéma! Et ce ne sont pas Veit Harlan ou Serguei Eisenstein qui me contrediront!

Ne reste plus qu’à ignorer superbement cet étalage de strass, paillette et mauvaise foi, et nous replonger dans l’univers du cinéma d’antan, les films de Lino Ventura, Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo, Charlton Heston et Charles Bronson!

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La mort était au rendez-vous pour Pygar


L’acteur américain John Philipp Law vient de décèder à l’âge de 70 ans.

Fils de l’actrice Phillys Sallee, il démarre sa carrière au théâtre avant de débuter dans dans le cinéma italien. Il joue des rôles importants dans des films de prestige comme “Les russes arrivent” de Norman Jewison ou “Que vienne la nuit” d’OTTO Preminger. Mais l’échec de ce dernier film l’oblige à se tourner définitivement vers le cinéma populaire européen à la fin des années 1960. Il va notamment jouer dans trois films qui marqueront sa carrière: “La mort était au rendez-vous”, un western spaghetti avec Lee Van Cleef, “Barbarella” où il interprète l’ange aveugle pygar, sans doute son rôle le plus connu, aux côtés de jane Fonda, et “Danger Diabolik”, l’adfaptation d’une Bande Dessinnée très populaire avec Michel Piccoli. La suite de sa carrière dans les années 1980 sera cependant plus difficile, entre quelques seconds rôles sur des productions prestigieuses (”Chasses sanglantes” avec Peter fonda et William Holden) et plusieurs premiers rôles dans des nanars et série B, voir Z. En 2001, on a put le voir dans le film “CQ” de roman Coppola (fils de Francis Ford Coppola) aux côtés de Gérard Depardieu et Elodie bouchez, sans doute sa dernière participation à un film un tant soit peu ambitieux.

De plus en plus en retrait du cinéma, John Philipp Law, avec sa carrure athlétique et sa haute taille (1m96), reste le symbole d’un certain cinéma populaire kitsch et coloré, un peu daté mais plein de charme. Malgré le tour pris par sa carrière, il reste considéré comme un des grands de Hollywood.

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La littérature du nouveau siècle


« Babylon Babies » de Maurice G Dantec

Résumé : Dans un futur proche, le mercenaire idéaliste Hugo Toorop continue de défendre des causes perdues d’avance dans un monde au bord de l’implosion. Après avoir échappé de justesse à la capture et à la mort, il est récupéré par un officier russe, l’énigmatique Romanenko, qui lui demande de convoyer pour le compte de la mafia sibérienne un colis de haute valeur, une jeune fille prénommée Marie Zorn. Une mission de routine pense Toorop qui ne s’imagine pas encore qu’il va vivre la plus incroyable aventure de sa vie pourtant déjà bien remplie et où se heurteront mafias nord-américaines de toutes origines, gangs de motards criminels, sectes apocalyptiques, technopunks clandestins et savants apprentis sorciers. Ce sera le monde de demain.

Commentaire : Il s’agit du troisième ouvrage de l’écrivain Maurice G Dantec, bien connu sur ce blog, après « La sirène rouge » et « Les racines du mal » paru aux éditions Gallimards (avant que l’auteur ne change pour Albin Michel). On y retrouve le personnage principal de Hugo Cornelius Toorop, le héro de « La sirène rouge », aventurier et mercenaire défendant inlassablement les cause souvent désespérées de combattants qu’il estime juste.
Il est vraiment difficile de synthétiser les différents aspects d’un tel livre tant ces derniers divers, autant par les thèmes abordés que par le style de narration employé fort riche. Catalogué SF futuriste, le livre est en réalité bien plus que ça. Il ne décrit pas un probable futur proche, il nous immerge complètement dans ce qui sera très probablement et très prochainement notre quotidien. Ce quotidien sera essentiellement rythmé par les guerres multiples qui naitront ou se poursuivront, qu’il s’agisse de la guerre civile en Chine populaire, des sécessions sibériennes dans une Russie en pleine déliquescence, des génocides qui ne disent pas leurs noms dans les Balkans ou des guerres de gangs dans un Canada où les autorités emblent impuissantes. Il y aura aussi les mutations technologiques spectaculaires liées notamment à l’informatique, aux greffes médicales, aux armes bactériologiques et aux manipulations génétiques. Enfin, ce sera un monde sans certitude géopolitique, où les frontières sauteront, les régimes politiques se liquéfieront et où les civilisations muteront. Un tableau d’un réalisme saisissant et, à bien des égards, d’une parfaite actualité avec des relents prophétiques (le roman fut publié en 1999). Bien sûr, pas de contexte exaltant sans personnage solide et là encore, on est bien servi. A commencer par Hugo Toorop, le Don Quichotte du XXIe siècle, le chevalier moderne des causes perdues d’avance, loin d’être irréprochables ou invincibles (il se fait même mutiler au cours du récite) mais toujours foncièrement intègre et fidèle à son engagement. Personnage fort pertinent également que Marie Zorn, la jeune fille objet de toutes les convoitises, porteuses d’un mystérieux assemblage génétique pour lequel toutes les mafias de ce monde vont s’entretuer. Foncièrement vulnérable et ultrasensible, mais aussi d’une incroyable lucidité et d’une force insoupçonnable dans l’adversité. Ou le colonel Romanenko, agent corrompu du GRU et fan de Sun Tzu qui trempe jusqu’au cou dans de sales affaires mais aspire sincèrement à une autre vie. Le docteur Darquandier, biologiste et physicien mystérieux qui en sait long sur la nature exacte de Marie Zorn et des convoitises dont elle est l’objet. Gorsky, le parrain mafieux redoutable et imprévisible de la Sibérie orientale. Une belle galerie de personnages hauts en couleur et bien campés, embarqués dans un monde en pleine mutation chaotique, dont la plupart ne survivront d’ailleurs pas à l’aventure.
Tout cela est déjà bien exaltant sur le papier, mais pourrait resté fort banal et incolore sans un véritable style littéraire adapté. Evidemment, c’est bien le cas. L’écriture de Maurice Dantec reste foncièrement incomparable et difficilement descriptible, elle est comme un fluide mystérieux qui alimente des récits qui semblent avoir été constitués spécialement pour elle, aussi unique qu’inimitable. Autant capable de vraisemblance géopolitique que de profondeur intellectuelle et métaphysique, cette écriture est bien à l’image du monde qu’elle décrit : déroutant, impressionnant, dérangeant parfois, violent souvent, voire cruel, mais aussi émouvant et d’une grande pertinence. Le choc des cultures, des techniques, des ambitions, des personnalités et des sentiments, tel est bien le moteur du roman. Si le ton global du récit a nettement tendance au pessimisme, l’espoir reste préservée à la fin du récit. Ce qui ne doit d’ailleurs pas nous étonner puisque l’auteur allait se convertir officiellement au catholicisme à peine cinq ans plus tard.

Je rappelle que l’adaptation cinématographique du roman, titrée « Babylon AD » et réalisée par Matthieu Kassovitz, avec Vin Diesel dans le rôle principal, doit sortir à la fin du mois d’août en France.

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The Chronicles of Narnia : Prince Caspian


Le site officiel.

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For our faith they were ready to die


« One man’s hero » de Lance Hool, avec Tom Berenger, Joaquim de Almeida, patrick bergin, Daniela Romo

Synopsis : Dans les années 1840, de jeunes immigrants irlandais, fraîchement débarqués aux Etats-Unis pour y tenter leur chance, s’engagent dans l’armée américaine pour obtenir la citoyenneté. Mais ils se heurtent au mépris de leurs officiers pour les catholiques qui leur infligent discrimination et sévices. Le sergent John Riley, lui aussi irlandais, parvient à les sauver d’un châtiment injuste, mais en fuyant vers le Mexique, lui et ses hommes sont capturés par des rebelles mexicains. Lorsque la guerre entre le Mexique et les Etats-Unis éclate, les rebelles ainsi que les déserteurs irlandais sont enrôlés dans l’armée mexicaine. John Riley et ses hommes vont alors devenir les San Patricios, les combattants auxiliaires catholiques du Mexique, qui vivront une glorieuse et tragique épopée.

Commentaire : Voici un film nécessaire à plus d’un titre. D’abord, il évoque une page d’histoire peu connue et qui ne risque pas d’être illustrée par les gros pontes de Hollywood gauchisant ou par le show bizz caviar du tout Paris. L’épopée des San Patricios (référence à la Saint Patrick, fête catholique irlandaise) ont bien existé, elle eut pour cadre la guerre américano-mexicaine se déroulant en 1846-48, qui vit la défaite du Mexique et la conquête par les USA d’un grand nombre de ses territoires (Californie, Utah, Nouveau-Mexique). Ors, au cours de cette guerre, un grand nombre de soldats de l’armée américaine, d’origine irlandaise pour la plupart, persécutés pour leur foi catholique qui les rendait suspects aux yeux de leurs supérieurs, désertèrent et rejoignirent les rangs de l’armée mexicaine qui mit en avant la solidarité catholique face aux « anglos » et les firent citoyens mexicains. Considérés comme des traîtres aux Etats-Unis et jugés comme tels (plusieurs dizaines furent pendus à l’issue des derniers combats), ils sont célébrés comme des héros au Mexique qui honore encore leur mémoire. Leur chef, le sergent John Riley, promu capitaine par l’armée mexicaine, a lui aussi bien existé, même si l’on ignore exactement ce qu’il est advenu de lui après la guerre. Interprété avec sobriété par Tom Berenger (« Platoon », « Les chiens de guerre », « Training day »), il s’agit d’un personnage héroique, mais loin d’être magnifié, il est plutôt tourmenté et incertain sur les décisions qu’il doit prendre pour lui-même et ses hommes, avant de devenir résigné et lucide sur le sort qui les attend, assumant jusqu’au bout sa décision.

Un personnage qui illustre à lui seul une particularité du film, la référence au stoicisme. Non seulement deux de ces grands inspirateurs historiques (l’anglais John Milton et l’empereur romain Marc-Aurèle) sont directement cités, mais les personnages principaux adoptent ostensiblement cette philosophie dans leurs actes. Ainsi, John Riley n’hésite pas à affirmer qu’il a toujours été libre, alors même qu’il se trouve emprisonné dans un bagne après sa capture par l’armée américaine. Surmonter sa condition première, s’élever au-dessus des contingences matérielles, telles semblent être la ligne de conduite de ces personnages engagés dans le grand chemin de l’histoire qui les broiera impitoyablement. On doit aussi y ajouter l’abnégation et le sens du devoir, le dépassement de ses petits intérêts personnels. Tous l’acceptent, qu’il s’agisse de Riley qui va s’engager à contre-cœur dans la guerre américano-mexicaine afin de respecter le choix de ses hommes et de les veiller, ou du chef rebelle mexicain Cortina (joué par Joaquim de Almeida « Desperado », « Entre chiens et loups », « Sueurs ») qui cède à Riley sa compagne Marta en voyant que tous deux s’aiment et bien que lui-même éprouvent pour elle des sentiments, ou encore de l’ensemble des hommes de Riley qui, face à la défaite inéluctable du Mexique et sachant le sort qui les attend en cas de capture, renoncent cependant à fuir et se battent jusqu’au bout avec l’énergie du désespoir, allant même jusqu’à empêcher des soldats mexicains de brandir le drapeau blanc de la reddition (fait authentique). Le film nous livre également une intéressante réflexion sur la subjectivité des notions de traître et de héro, les San Patricios étant traîtres pour l’armée US qu’ils ont déserté, mais héros patriotes aux yeux des autorités mexicaines qui les ont accueilli.

Enfin, il s’agit d’une virulent dénonciation du traitement fait aux catholiques européens, notamment irlandais, aux Etats-Unis du XIXe siècle, sujet fort peu abordé au cinéma et qui risque de l’être encore un certain temps. Le catholicisme reste une composante majeure de l’identitée des San Patricios qui sont à cheval entre deux patries sans guère d’espoir de revoir l’une ou l’autre. On les voit souvent prier, aller à la messe et louer le seigneur. C’est du reste suite à une prière d’un des hommes condamnés au fouet au début du film que Riley intervient pour les libérer. Enfin, si les autorités et la population mexicaine accueillent avec tant de bienveillance ces iralando-américains, après un premier affrontement et un temps de méfiance, c’est essentiellement par solidarité entre catholiques. La religion leur sauve une deuxième fois la vie : c’est en voyant Riley porter une croix donnée peu avant par un prêtre mexicain que Marta découvrent qu’il est catholique et convainc Cortina de l’épargner ainsi que ces hommes.
Il est fort dommage que le réalisateur ne soit pas d’avantage connu car il fait preuve d’un réel talent de metteur en scène et se montre orfèvre en la matière de nous faire partager l’émotion suscitée par le sort des protagonistes. A cet égard, la scène finale de l’exécution des San Patricios prisonniers est fort émouvante. Voici un film historique, guerrier et humain, injustement méconnu et chaudement recommandable.

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La grève par Bernard Blier


Irrité, énervé par les grévistes qui prennent le pays en otage? Bernard Blier, conseillé par Michel Audiard, vous donne la solution.

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Il y a cent ans naissait un grand écrivain


Un des plus grands - et les plus lus en son temps - écrivains de ce siècle, hélas bien méprisé voire ignoré en France, Giovanni Guareschi, connu sous le surnom de ‘Giovannino‘, est né le 1er mai 1908 à Roccabianca - et est mort le 22 juillet 1968 à Cervia. Son chef-d’œuvre est, bien sûr, sa série nommée ‘Mondo Piccolo‘, dont les héros, Don Camillo Tarocci et Peppone, sont bien connus, grâce notamment à la version filmée de la série (avec Fernandel et Gino Cervi), qui débuta avec la collaboration de l’auteur en 1951 - mais les livres (e.g. Le petit Monde de Don Camillo, Don Camillo et Peppone, Don Camillo et ses ouailles, l’excellent Don Camillo à Moscou…) sont peu lus, ce qui est dommage car ils sont plein d’humour, de bienveillance, de fraîcheur et de profondeur chrétienne. Mais ce grand défenseur de l’Église ne s’y limita pas, écrivant par exemple Le Mari au collège ou L’extravagante Mademoiselle Troll, concevant le film La Rage avec Pier Paolo Pasolini, restant aussi toute sa vie un journaliste et polémiste brillant, à Bertoldo puis à l’hebdomadaire satirique qu’il fonda avec Mosca, Candido. Voir une biographie et une bibliographie.

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Le syndicalisme par Jean Gabin


Michel Audiard l’a mis en dialogue dans “Archimède le clochard”.

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Historial Charles de Gaulle : nocturne le 29 avril


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Spaggiari : reductio ad Hitlerum chez Fogiel


Intéressante analyse par notre confrère “Archives du Web”.

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L’autre devoir de mémoire


“Katyn”, film polonais du réalisateur Andrezj Wajda (”Danton”,”L’homme de marbre”) relatant le massacre de 15000 officiers polonais par les soviétique en 1940, sortira à la fin de ce mois en Grande-Bretagne. Une sortie officielle en France reste incertaine, mais selon des sources bien placées, il pourrait être diffusé le 1er mai…Place du colonel Fabien, QG du PCF qui a si longtemps ouvertement collaboré avec l’URSS! Dans le style provocation indécente, avouez qu’on ne fait pas mieux!

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Brigitte Bardot Vs l’islamiquement correct


15 000 euros d’amende et deux mois de prison avec sursis, c’est la condamnation du Tribunal correctionnel de Paris qu’a reçu l’ancienne actrice et sex-symbol pour “provocation et incitation à la haine raciale”. En cause: une lettre que Bardot avait envoyé en décembre 2006 à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, pour réclamer que les moutons égorgés lors de l’Aïd el-Kebir, fête musulmane, soient étourdis avant d’être égorgée, et notamment une phrase particulièrement vindicative: “Il y en a marre d’être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes”.

Pendant ce temps, tous les Dieudo, Ramadan, Bouteldja, Seba et autres Diam’s peuvent tranquillement afficher leur haine légale de la France judéo-chrétienne!

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Spaggiari, patriote et cambrioleur


“Albert Spaggiari, sans haine, ni arme, ni violence”, le film réalisé et interprèté par Jean-Paul Rouve et qui sort la semaine prochaine, raconte une partie de la vie de Spaggiari, aventurier, mercenaire et cambrioleur de haut vol, notamment le fameux casse de Nice en 1976 commis et sa spectaculaire évasion des locaux de la police l’année suivante.

Ors, Spaggiari fut aussi un homme de conviction, patriote, anti-communiste, pro-Algérie française, qui participa à la guerre d’Indochine, à l’OAS et finança le régime d’Augusto Pinochet, ce qui le place d’emblée dans la caste honnie des réactionnaires. Chose que ne cache nullement Jean-Paul Rouve qui affirme que ces “côtés sombres” n’empêchaient nullement Spaggiari “d’être sympathique”!

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L’âge de glace 3


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Ch’ti budget, gros succès


La comédie de Dany Boon “Bienvenue chez les Ch’tis” a ravi à “La Grande Vadrouille” son titre de plus gros succès au box-office pour un film français depuis 1945 avec 17 405 832 spectateurs depuis sa sortie, a affirmé lundi le producteur et distributeur du film Pathé.

“La Grande Vadrouille” était jusqu’ici le film en langue française le plus vu dans l’Hexagone depuis 1945, avec 17.270.676 spectateurs.

“Bienvenue chez les Ch’tis” vogue désormais vers le record absolu détenu par l’américain “Titanic” avec plus de 20 millions d’entrées en France.

Déjà vendu dans les pays francophones, le film français va désormais s’attaquer aux marchés étrangers avec un titre 100% anglophone, “Welcome to the Sticks” : en substance, “Bienvenue à Trifouillis-les-oies”.

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Ben-Hur n’est plus!


L’acteur américain Charlton Heston, l’un des derniers monstres sacrés du cinéma Hollywoodien, vient de s’éteindre chez lui, à l’âge de 84 ans, des suites de la maladie d’Alzheimer dont il souffrait depuis plusieurs années.

Né en octobre 1923, il débute à la radio et au théâtre avant de servir dans l’armée américaine durant la deuxième guerre mondiale. Débutant sa carrière cinématographique dans les années 1950 (”Sous le plus grand chapiteau du monde”, “Quand la Marabunta gronde”, “Les boucanniers”), il obtint la consécration en 1959 avec l’oscar du meilleur acteur pour son rôle dans “Ben-Hur”. Dés lors, il va enchainer les grands classiques Hollywoodiens, aussi bien les fresques historiques (”Les Cid”, “Les 55 jours de Pékin”), les péplums (”Antoine et Cléôpatre”, “Les 10 commandements”),  la science-fiction (”Soleil vert”, “La planète des singes”), les polars (”La soif du mal”, “Un tireur dans la foule”), les films catastrophe (”747 en péril”, “Tremblement de terre”), les films de guerre (”La bataille de Midway”). Plus récemment, il se cantonna à des seconds rôles dans “L’antre de la folie”, “True lies”, “Hamlet”, “Any given Sunday” et “La planète des singes” version Tim Burton.

Mais Charlton Heston fut aussi un une personnalité très engagée sur le plan politique et idéologique. Démocrate dans sa jeunesse, il milita notamment contre la ségrégation raciale et le Maccarthysme, ce qui réunit à néant les accusations de racisme récemment portées contre lui. En vieillissant, il se rapprocha des Républicains dont il partageait les valeurs morales et se remarqua par des prises de position fort politiquement incorrectes. La principale fut certainement sa défense du droit au port d’arme et sa présidence de la NRA (National Rifle Association) entre 1988 et 2003. Chrétien convaincu, il fut aussi un grand opposant à la légalisation de l’avortement.

En 2002, il annonça publiquement être atteint de la maladie d’Alzheimer, signifiant ainsi la fin officielle de sa carrière cinématographique. Cette intervention eut lieu peu de temps après son interview controversée et opérée en guet-apens par Michael Moore dans le documentaire de ce dernier “Bowling for Columbine” et qui fit hair Charlton Heston des démocrates bien pensants. En 2003, le président Georges W Bush lui remit la médaille de la liberté, plus haute distinction honorifique existant aux Etats-Unis. L’acteur avait soutenu les campagnes de l’actuel locataire de la Maison-Blanche en 2000 et 2004.

Après Marlon Brando, Charles Bronson, James Coburn, Gregory Peck, Glen Ford et Richard Widmark, c’est encore une légende du cinéma Hollywoodien qui s’éteint.

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Devenez des pêcheurs d’hommes !


Une vidéo à voir absolument !

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Jules a rejoint Joe


Le réalisateur Jules Dassin s’est éteint des suites d’une grippe dans sa résidence d’Athène à l’âge de 96 ans.

Né dans le Connecticut, c’est aux Etats-Unis qu’il débuta en 1940 dans la RKO et en étant assistant d’Alfred Hitchkock. Il réalise ses premiers films au début des années 1950 (tel “Night and the city”), mais doit vite s’exiler à cause du Maccarthysme. Il tourne alors en France, notamment “Du rififi chez les hommes”. Puis il part en Grèce qui devient alors sa patrie d’adoption. Il y réalise notamment “Jamais le dimanche”, “Celui qui doit mourir”, “Topkapi” et “Phaedra”, film très engagé contre la dictature des colonels. Son dernier film en date “Circle of two” remonte à 1980. Jules Dassin était le père de Joe Dassin, le célèbre chanteur tragiquement disparu prématurément en 1980.

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Année Bernanos


Cette année est celle du 120e anniversaire de la naissance du très grand romancier catholique que fut George Bernanos (bonne page mais qui omet le très actuel La Liberté pourquoi faire ?), et le 60e anniversaire de sa mort. Beaucoup de manifestations se déroulent, surtout à l’Espace Bernanos, 4, rue du Havre (9e arrondissement de Paris, paroisse Saint-Louis-d’Antin). On trouvera ici l’ensemble du programme de l’Espace Bernanos pour le mois d’avril - qui contient bien d’autres choses alléchantes en sus de l’année Bernanos, mais voici ce qui la concerne :

- Mardi 1er avril : le Jésus de Bernanos, par le P. Benoît Lobet, auteur de Prier 15 jours avec George Bernanos.

- Mercredi 2 avril, 15h : Projection du film de Pialat : Sous le Soleil de Satan; puis débat avec Yves Bernanos.

- Lundi 7 avril, 18h30 : Les grands Cimetières sous la lune, conférence de Jean Lacouture, lectures de Robert Marcy.

- Mercredi 16 avril, 18h30 : Le sexe et le péché dans Sous le Soleil de Satan - conférence de Fabrice Hadjadj, auteur de La Profondeur des sexes. Pour une mystique de la chair.

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L’ennemi de la violence n’est plus


L’acteur américain Richard Widmark est décèdé à l’âge de 93 ans.

Débutant à Broadway au début des années 1940, son premier film est “Carrefour de la mort”(Kiss of death) où il interprèta un  tueur psychopathe qui resta dans les mémoires. Il s’illustra ensuite dans plusieurs classiques hollywoodiens fort variés et “Alamo” de John Wayne, “Les deux cavalier” de John Ford, “L’homme aux colts d’or” de Edward Dmytryk, “Jeanne d’Arc” de Otto Preminger ou “Jugement à Nuremberg” de Stanley Kramer. Son dernier film en date fut “True colors” de Herbert Ross.

Devenu très pacifiste, il en vint à détester la violence des images du cinéma américain des dernières décennies, ce qui explique en partie son retrait de cette activité.

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Les Ch’tis et Rambo, un cinéma comme on les aime


Cette fois amis lecteur, ce ne sera pas une mais deux chroniques cinéma que je vous offre pour votre plus grand plaisir. Et pas n’importe lesquels, il s’agit en effet de deux films bien dans la ligne de pensée néo-conservatrice, du genre à faire attrapper la jaunisse aux chroniqueurs des Inrocks.

“Bienvenu chez les Ch’tis” de Dany Boon, avec Kad Merad, Dany Boon, Zoe Felix, Philippe Duquesne, Line Renaud, Stéphane Freiss

Synopsis: Après avoir triché pour être muté en Provence, Phillipe Abrams, directeur d’agence postale, se retrouve en plein nord, qu’il ne manque d’ailleurs pas de perdre. C’est que le bonhomme, en bon sudiste, est pétri de préjugés à l’égard de ceux d’en-haut. Mais arrivé sur place, et au contact d’Antoine le facteur de l’agence locale, il découvre que tout n’est pas aussi moche au pays des friteries et des grandplaces. Reste à expliquer cela à son épouse qui, quoiqu’il dise, croit dur comme fer qu’il vit le goulag.

Alors que le film a d’emblée dépassé les 10 millions d’entrée et laissé loin derrière “Astérix aux JO”, “Les bronzés 3″ et autres “Visiteurs” et qu’il pourrait bien tutoyer les 17 millions de “La grande vadrouille”, il convient de se demander si ce succés surprise est bien mérité ou non. Et d’emblée, la réponse est…oui sur toute la ligne. “Bienvenu…”, c’est le retour en force d’un certain style de comédie bien française, un peu satirique sans être méchant, un peu tendre sans être niais, mais surtout d’une drôlerie fort efficace. C’est aussi la revanche du film de province au scénario basique et réaliste sur les grosse prod’ pseudo-branchés et pêtées de tune à la Luc Besson (avouez que vous en avez un peu marre des “Taxis”) ainsi que sur les inévitables films sociolo-satirico-politico-chiants de gauche. C’est aussi un film qui parle de la France profonde, de ses clichés et de son charme sans cèder à l’habituel quota de “minorité visible”. C’est aussi un formidable film d’acteur où l’on voit les anciens comiques Dany Boon et Kad Merad confirmés en tant qu’acteurs talentueux d’avenir (voila qui nous fera aisément oublier Sophie Marceau et Marion Cotillard). Bref, c’est autant de raisons d’aller voir le film.

“John Rambo” de Sylvester Stallone, avec Sylvester Stallone, Julie Benz, Matthew Marsden

Synopsis: Cynique et désabusé, John Rambo vit retiré en Thailande où il vend des serpents. plus question pour lui d’aller barouder aux quatre coins de l’Asie pour sauver une humanité qu’il estime perdu. Aussi, lorsqu’une poignée d’humanitaire lui demande de les guider dans jusqu’à un camp de réfugiés Karen en Birmanie, il est dur à convaincre et il faut les beaux yeux de la jeune Sarah, aussi fraiche et utopique que Rambo est buriné et réaliste. Et lorsque ce groupe, après qu’il les ait quitté,  tombe aux mains de la junte Birmane, il se rend compte qu’il ne peut échapper à sa vocation première: combattre seul, ou presque les pires tyrans de la planètes pour aider des populations en détresse. Seulement, cette fois, il est accompagné d’un commando de durs à cuir aussi antipathique qu’opportuniste. Mais Rambo a sa méthode personnelle qu’il compte bien appliquer jusqu’au bout. Et on se doute qu’elle ne figure pas dans le carnet des charges de Amnesty international.

Quatrième volet de la saga des Rambos, le film a connut un bon résultat au box-office américain qui laisse augurer d’un retour en grâce de Sly dans le cinéma à succés ainsi que d’un cinquième opus, toujours dirigé par Stallone, et en cours d’écriture. Bon mais le film me demanderez-vous, est-il vraiment bon, ou alors est-ce encore un de ces nanars mal vieillis qui sentent le renfermé uniquement destiné à renflouer la carrière ascendante de l’interprète de “Rocky”? Eh bien au risque d’en surprendre plus d’un, j’ai personnellement trouvé le film plutôt bon. Evidemment, on reprochera au scénario d’être ultra-simpliste, pour ne pas dire accessoire, et de ressembler furieusement à ceux des opus 2 et 3 (ce qui n’est pas entièrement faux mais avec des nuances importantes que je vais citer). Encore une fois, le film colle bien à l’actualité géopolitique du moment. Exit le combat contre les talibans afghans un temps envisagé et sans doute jugé trop chaud. Place à la junte militaire et totalitaire birmane qui fit beaucoup parler d’elle voici peu (avant d’être vite ecclipsée par les insurrections du Tibet). Le film se distingue nettement des opus précédents sur deux points principaux: d’abord son ton désabusé, ultra-réaliste, souvent à la limite du cynisme. C’est clair, Rambo ne croitdéfinitivement en l’humanité ni en la paix, sinon autant que José Bové croit aux valeurs de la cuisine américaine. Il le dit clairement aux humanitaires :”Si vous partez sans armes, vous échouerez”, ce qui arrive d’ailleurs immanquablement. Le recours à la violence contre la violence semble donc la seule réelle solutionpour faire règner un minimum de justice dans un monde post-bipolaire où la violence aveugle devient de plus en plus incontrolable. Même les humanitaires non-violents (dont la chef de file est d’ailleurs chrétienne et fait partager son espérance en Dieu au héro) doivent s’y résoudre. Du reste, même le final n’augure rien de bon puisque, même si Rambo et ses alliés parviennent à sauver les humanitaires (du moins les survivants) et à infliger une sévère défaite aux militaires Birmans, le régime est loin d’être renversé et les Karens n’ont guère de perspective d’avenir. La victoire modeste en quelque sorte. On est loin ici du triomphalisme du troisième opus qui mettait Rambo aux prises avec les soviètiques en Afghanistan et le montrait les vaincant définitivement presque seul (et avec l’aide tardive de partisans afghans). Ensuite, le film est nettement plus réaliste que les précédents. Les aspects pratiques de la mission son beaucoup plus tenus en compte, ne serait-ce que dans le fait que Rambo n’agit plus seul, mais avec un grand nombre d’alliés (le commando, les maquisards Karens et même l’un des humanitaires, pacifistes convaincu au début du film). Surtout, le film est beaucoup plus violent que ses prédécesseurs. On y a en effet notre compte de têtes explosées, de gorge arrachée, de ventres ouverts, de vertèbres brisés, parfois jusqu’à la surenchère, ce qui rebutera de manière compréhensible les plus sensibles des spectateurs. Et puis bien sûr, tout cela n’est pas toujours amené avec finesse et il faut bien se farcir quelques dialogues lourdingues ou situations invraisemblables, même si les scénaristes ont fait des efforts par rapport au numéro 3. Mais le ton du film, encore une fois très réaliste, reste appréciable et même salvateur en cette ère de pacifisme droitdel’hommeque et pleurnichard qui inonde actuellement les grands médias. La mise en scène, quant à elle, reste aussi efficace que peut l’être un film du genre hollywoodien, utilisant fort bien les différents décords et répartissant assez bien les scènes d’action spectaculaires. Comme en plus, le message est juste, il n’y a pas de raison de se priver.

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“Une personne est une personne, quelle que soit sa taille”


c’est la morale du film “Horton”. Ce qui est valable pour un éléphant doit bien l’être pour un embryon

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Le patient anglais n’est plus


Anthony Minghella, cinéaste britannique, vient de décéder à l’âge de 54 ans d’une hémorragie consécutive à une opération d’un cancer la semaine dernière.

L’homme est surtout connu pour ses grandes fresques romanesques dont la plus célèbre est sans doute “Le patient anglais” avec Juliette Binoche, Ralph Fienes et Kristin Scott-Thomas, mais aussi pour le thriller psychologique “Le talentueux Mr Ripley”, remake de “Plein soleil” avec Matt Damon et Jude Law et la saga romantico-historique “Retour à Cold Mountain” avec Jude Law, Nicole Kidman et Renée Zellwegger.

C’est donc une grande figure du cinéma à grand spectacle qui nous quitte.

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Un festival de court-métrage provie !


Il y a une semaine a eu lieu le premier festival de cinéma provie de San Francisco. Intitulé Cinema Vita et prévu pour être annuel, le projet veut encourager la confection, par des jeunes, et la diffusion de courts ou très courts métrages qui diffusent un message positif de vie, d’espoir, de dignité de toute personne. Le détail du palmarès et les films ayant obtenu le prix ou la mention honorable dans chacune des trois catégories - college, high school et open - (6 films en tout) peuvent être vu en ligne via le bas la susdite page ou par ici. L’un par exemple traite de la vie d’une arrière-grand-mère très handicapée avec son arrière-petit-fils, un autre  de la pilule RU-486.

En sus de l’édition 2009 du festival de San Francisco, qui prévoit de s’étendre à des films un peu plus longs (de 10 à 20 minutes), est prévue un festival du même type, en Floride ! De quoi donner des idées ici, ce serait peut-être bien ne fût-ce que des les sous-titrer.

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Les Ch’tis conversent avec le box-office


C’est officiel: “Bienvenu chez les Ch’tis”, le nouveau film de et avec Dany Boon, a d’emblée dépassé les quatre millions d’entrées en à peine une semaine. Il pourrait ainsi aisément rattrappé “Astérix aux Jeux Olympiques” qui plafonnent à un peu plus de 6 millions (et en ambitionnait 10) et devient aussi le meilleur démarrage d’un film français de ces trois dernières années, battant ainsi “Les bronzés 3″ de Patrice Leconte.

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Jean-Marie Le Pen Vs Sophie Marceau


L’actrice Sophie Marceau n’est visiblement pas très résistante face à une probable entrevue avec le leader du Front National. Au moment où l’émission de TF1 animée par Patrick poivre d’Arvors et consacrée à la sortie du film “Les femmes de l’ombre”, l’actrice s’est précipitament enfui sans explication. Motif ? Elle n’aurait pas voulu être sur le même plateau que JMLP.

Ce dernier, comme à son habitude, n’a pas mâché ses mots pour commenter l’incident: qualifiant Mme Marceau de “précieuse ridicule” appartenant à “la nouvelle seigneurie des temps modernes”(le showbiz), il a aussi affirmé ne pas avoir de leçon de patriotisme à recevoir d’elle, mettant en avant son passé de jeune résistant de 16 ans et de combattant patriote.

Décidément, après Marion Cotillard et son négationisme branchée, les actrices françaises filent un mauvais coton!

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Marion Cotillard a contracté la “comploïte” aiguë


A propos du 11 septembre 2001 et… des premiers pas de l’homme sur la lune, l’actrice récemment oscarisée déclare :

Aucune de ces tours ne s’effondre. Et là, en quelques minutes, le truc s’effondre. Et puis après, on peut en parler longuement… Parce que c’était bourré d’or les tours du 11 septembre. Et puis c’était un gouffre à thunes parce qu’elles ont été terminées, il me semble, en 1973 et pour recâbler tout ça, pour le mettre à l’heure de toute la technologie et tout, c’était beaucoup plus cher de faire des travaux etc. que de les détruire…
[A ce stade, il semble que le reste de sa tirade ait été coupé au montage, pour en arriver à la conclusion :]
Est-ce que l’homme a vraiment marché sur la lune ? J’ai vu pas mal de documentaires là-dessus et ça, vraiment je m’interroge. Et en tout cas je ne crois pas tout ce qu’on me dit, ça c’est sûr.

Analyse très fine, comme vous pouvez le constater. Voilà qui devrait relever le niveau du “Réseau Voltaire”! Un lecteur du blog “5 Years Later”, à qui nous devons l’info, commente :

Est-on sûrs que c’est elle qui a reçu l’Oscar? ne s’agit-il pas d’une effroyable imposture, d’images truquées du FBI?

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Des films violents et sans esperance


Hollywood a été touché cette année par des films sombres, pétris de violence et surtout sans espérance”

a commenté L’Osservatore Romano qui a regrété que des films exprimant des “ouvertures courageuses” (comme Juno) n’aient pas été récompensés. Signe des temps ? “Probablement”, en a conclut le journaliste Gaetano Vallini. 

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La Guerre des Etoiles… en images de synthèse


par George Lucas. Sortie prévue en août 2008.

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Rambo pulvérise le box-office


Excellent démarrage pour le 4e opus de la saga initiée depuis 1981 par Sylvester Stallone qui reprend le rôle et passe en plus à la réalisation. Le film a en effet d’emblée les 100000 entrées en France. Les chiffres sont également bons aux Etats-Unis, ce qui relance les spéculations sur la possibilité d’un cinquième opus ainsi que le redémarrage de la carrière de Sly. Détail croustillant: Stallone soutient actuellement John Mc Cain, candidat quasi-officiel du Parti Républicain aux présidentielles américaines et qui est un ancien combattant glorieux du Vietnam, blessé et prisonnier durant plus de trois ans. Dans le deuxième “Rambo”, le personnage allait justement se battre au Vietnam pour libèrer des prisonniers américains.

La critique du film bientôt sur le site.

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