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La Femme adultère - à ne pas manquer - et l’actualité théâtrale à Paris

La Femme adultère - à ne pas manquer - et l’actualité théâtrale à Paris


Ne la manquez pas ! Une pièce très intéressante est pour l’instant jouée au très intime théâtre de la Crypte Saint-Sulpice (33, rue Saint-Sulpice, 6e arr., M° Saint-Sulpice) : La Femme adultère, d’après le mystère évangélique de Mgr Vladimir Ghika.
L’auteur est une merveilleuse figure du XXe siècle : né prince roumain orthodoxe en 1873, petit-fils du dernier monarque de Moldavie, il étudia à Toulouse, à Paris puis à Rome, et se convertit à la foi catholique. Proche de Léon XIII puis de saint Pie X, il obtint deux doctorats, de philosophie et de théologie. Ses nombreux livres mêlent profonde spiritualité orientale et rigueur théologique. Il devint prêtre, puis prélat, et mourut martyr en Roumanie en 1954 (on peut lire sa biographie, intitulée La Mémoire des silences, par Élizabeth de Miribel).
Une adaptation de sa méditation de 1931 (préfacée par Francis Jammes) est donc jouée ces 3, 4, 5, 6, 8, 10 et 11 septembre, à 20h30, à la crypte Saint-Sulpice - adaptation de Camelia Maxim et musique de Francesco Agnello.

Dans l’actualité théâtrale, pour ceux qui veulent conjuguer classicisme, bon goût et bonne humeur, l’incontournable est bien sûr l’intégrale de Molière, jouée tout ce semestre au théâtre du Nord-Ouest. Les mises en scène sont - d’après ce que j’en ai vu - de grande qualité et, Vous verrez, il y a certainement des pièces de Molière que vous ne connaissez pas ! - On peut lire la liste des pièces ici et la programmation de chaque jour ici.

Quant au reste, on peut tenter sans trop de risque :
- Les Plaideurs, de Jean Racine, au très agréable Théâtre de Verdure du jardin Shakespeare - Pré Catelan (au bois de Boulogne, donc), à 17h30 les samedis et dimanches;
- L’Importance d’être constant, de Wilde, au Lucernaire (53, rue Notre-Dame-des-Champs, 6 e arr.), 18h30 de mardi à samedi;
- La folle Allure, de Christian Bobin, à la Manufacture des abbesses (7, rue Véron, 18e arr.), 19h de mercredi à samedi;
- Baroufe à Chioggia (à 20h de jeudi à samedi), au Clavel (3, rue Clavel, 19e arr.), de Carlo Goldoni - un peu osé, mais tellement drôle !

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Détente et culture : littérature audio en ligne

Détente et culture : littérature audio en ligne


Ces temps estivaux peuvent être l’occasion de découvrir les ressources qu’offrent la toile et l’informatique en matière de littérature audio en ligne. Non seulement c’est un moyen de mettre personnes âgées, aveugles ou malvoyantes, avec la littérature, mais on peut s’en servir pour soi, goûter l’oralité de discours, de fables ou de pièces de théâtre, constituer une bibliothèque de contes pour ses enfants, etc.

Ainsi LittératureAudio.com propose de nombreux livres, complets ou non, de toute catégorie, de la biographie à la philosophie en passant par le roman ou la correspondance Marx/Proudhon. On peut soit écouter les livres ou extraits en ligne, soit les télécharger ! Ainsi l’on trouve Un bon petit Diable, de la Comtesse de Ségur, L’Enfant, de Jules Vallès, Les Confessions de Rousseau, ou ses Rêveries d’un promeneur solitaire, Un Modèle d’éducation, de John Stuart Mill, Le Discours de la servitude volontaire, de La Boétie, le Voyage autour du monde de Bougainville, des pensées sur la peinture de Cézanne.

On se remettra avec plaisir dans l’oreille les immortels poèmes de Villon, ou de Joachim du Bellay, ou encore ceux de Jehan Rictus, les anthologiques extraits de Bérénice de Racine (…Que le jour commence, et que le jour finisse, sans que jamais Titus puisse voir Bérénice, sans que de tout le jour je puisse voir Titus…), de Tartuffe de Molière, prologue des Nuées d’Aristophane, du Barbier de Séville de Beaumarchais, du Cid de Corneille, du Hernani de Hugo ou du Lorenzaccio de Musset. Ou encore La Correspondance cassée, de Courteline, savoureuse farce à découvrir ! Dieu n’est pas oublié avec des extraits de l’Ecclésiaste ou de la première épître aux Corinthiens, ou des prières de saint François d’Assise.

Du pur bonheur ! et qui plus est le site propose aussi ici, en plus de sites spécialisés pour aveugles et malvoyants, une liste d’autres sites de littérature audio, parmi lesquels : Telerama Radio (beaucoup de romans en entier), Archivox (beaucoup d’extraits classiques), Bonnes nouvelles, Guy De Maupassant.fr (intégrale de l’œuvre de Maupassant, en écoute seule), Librivox : (14 livres audio complets à ce jour en français, et plus de 1000 en anglais).

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Livres & Lecture

Livres & Lecture


Ce genre de questionnaire n’a pas souvent d’intérêt, surtout en ce qui me concerne. Mais étant acquis que je ne peux me dérober à un défi, je vais donc obtempérer aux injonctions de Polydamas. J’aurais bien “taggé” (quel horrible mot !) mes compagnons de lutte d’E-deo, mais je me dis que le lecteur serait rapidement lassé si l’on devait tous s’y mettre.

 

1)      Quel(s) souvenir(s) avez-vous de votre apprentissage de la lecture ?

 

Celui d’une maîtresse exigeante, imposant de répéter inlassablement les lettres qu’elle nous pointait du doigt sur un immense tableau noir. Du fascisme, quoi !


2) Vos lectures préférées lorsque vous étiez enfant ?

J’ai commencé par Babar et Oui-Oui. Mais j’ai vite arrêté. À cinq ans et demi, j’en avais marre qu’on prenne pour un petit. Je suis passé au clan des sept, à Indiana Jones Junior. J’ai continué avec toutes les lectures qui font bien, ce qu’il faut avoir lu. J’ai donc lu tous les Sherlock Holmes, et beaucoup de Conan Doyles à côté. Quelques Victor Hugo. Quelques Balzac. Alexandre Dumas, aussi. J’ai lu cela avant de m’apercevoir que je n’aimais pas les romans. Je les ai quasiment tous lu sous la contrainte d’un père ou d’un professeur. Je sais…C’est mal. J’assume. Je préférais Racine, Corneille, La Fontaine et Molière, les livres d’histoire et de spiritualité.


3) Aimez-vous la lecture à haute voix ?

J’évite…Je ne pratique que quand je ne parviens pas à comprendre un passage après de multiples relectures.


4) Votre conte préféré ?

Préféré, je ne sais pas ; marqué, oui…Barbe Bleue, parmi les contes de Perrault. Sinon, j’ai beaucoup apprécié étant petit Les 101 dalmatiens de Dodie Smith. Pour la narration, bien entendu.


5) La meilleure adaptation d’un roman ou d’une pièce de théâtre ?

Sans hésiter, Cyrano de Bergerac, joué par Depardieu. Je reste abasourdi. Lier la poésie au cinéma est un exercice difficile que quelques acteurs peuvent accomplir parfaitement.


6) Apprenez-vous par coeur certains poèmes, répliques de théâtre, passages de roman ?

Oui. Je le fais moins maintenant, mais il m’arrive fréquemment d’en lire.


7) Avez-vous des livres ou des magazines dans vos toilettes ?

Non. Ce n’est pas un lieu que je trouve propice à la lecture.


8 ) Avez-vous plusieurs lectures en chantier ? Combien ? Lesquelles ?

Oui…ça dépend quand le décompte commence. J’ai commencé des bouquins que je ne compte pas finir. Sinon, j’en ai toujours une dizaine en chantier. Des livres que je résume, que je lis sérieusement, que je parcours ou que je survole.


9) Le poète que vous ne cesserez jamais de relire / de vous réciter ?

Je pourrais répondre Baudelaire, pour faire comme tout le monde. Mais je préfère l’univers enfantin et les moralités gentillettes de La Fontaine. J’ai aussi une tendresse particulière pour Rimbaud, notamment le poème Génie.


10) Le livre que vous avez lu le plus rapidement ? Le plus lentement ?

Il m’a fallu trois jours pour lire La Peau de Chagrin, de Balzac. Je parle des bouquins sérieux, évidemment. Sinon, il ne m’a pas fallu longtemps pour lire Marxisme contre dictature de Rosa Luxembourg, ou encore pour lire les diverses encycliques des papes.

Sinon, j’ai mis une éternité à lire Salammbô et Madame Bovary, de Flaubert.


11) Préférez-vous les éditions de poche aux originales ? Pourquoi ?

Je préfère les éditions de poches, car elles sont plus pratiques. Et comme son nom l’indique, le livre tient souvent dans ma poche, ce qui est très utile pour les transports.


12) Le(s) livre(s) que vous ne rangez jamais dans votre bibliothèque et qui traîne(nt) toujours ?

Un dictionnaire étymologique, je l’utilise souvent, car le sens des mots et leurs origines me font beaucoup rire ou, du moins, me captivent. Il y a aussi depuis un certain temps L’imitation de Notre Seigneur Jésus Christ, que j’ai arrêté de lire, peut-être parce que je n’arrive pas à l’imiter (il faut dire que c’est dur !). Et les Méditations de Saint Bonaventure, que je n’arrive pas non plus à finir. Et puis les livres qui ne m’appartiennent pas en propre ; que voulez-vous, on ne mélange pas les torchons et les serviettes…


 13) Quel est votre rapport physique à la lecture ? Debout ? Assis ? Couché ?

Il y a quelques années, je lisais allongé dans mon lit. L’attrait de la plume, sans doute. Mais depuis j’ai évolué, et je lis assis à ma table, souvent avec un coussin sous mon bouquin, histoire de le rehausser un peu.


14) Vos lectures sont-elles commentées crayon en main ?

Non. Certainement pas. Question de principe. Je fais des résumés étayés de citations ; je fais des annotations sur une feuille à côté, mais jamais dans le livre.


15) Offrez-vous des livres ?

Quand j’ai de l’argent…Sinon, non…Il faut dire que je ne suis pas sûr que cela plaise. Je préfère offrir des bouteilles. Là, je suis sûr de mon coup.


16) La plus belle dédicace, que ce soit de l’auteur ou de la personne qui vous l’offrit ?

Dédicace ? Oui, il y a celle de Bernard Anthony pour son livre L’Islam sans complaisance. Il y a aussi celles d’Alain Soral pour Vers le féminisme ? et Abécédaire de la bêtise ambiante. Alexandre Del Valle pour Le dilemme turc. Enfin, le Dr Dor pour Le crime contre Dieu. Je tiens à chacune d’entre elles.


17) Quel est votre rapport sensuel au livre ? (Odeur, texture, etc.)

Un rapport sensuel profond. Je lis lentement, mais j’aime les livres. Peut-être pour me persuader que je suis intelligent. J’aime les bibliothèques correctement constituées. Et j’aime surtout les vieux livres et l’impression d’éternité qui les accompagne.


18 ) Quels sont les auteurs dont vous avez lu les oeuvres intégrales ?

…Euh…Joker…Enfin, je crois avoir lu l’intégrale de Rimbaud. De Verlaine, aussi. J’aurai un jour fini l’intégrale de Saint Thomas d’Aquin. Mais je crois que ça s’arrête là. En fait, je ne me sens pas obligé de lire pour lire. Balzac finit par m’ennuyer, tout comme Flaubert.


19) Un livre qui vous a particulièrement fait rire ?

Alphonse Allais, À se tordre et Plaisirs d’humour. Sinon, je suis toujours mort de rire quand je lis Rosa Luxembourg…


 20) Un livre qui vous a particulièrement ému ?

Le Camp des Saints, de Jean Raspail (Le final au son d’une reprise de Rien de rien par les derniers résistants est magnifique). Et Sire, aussi, même s’il est un peu mièvre. Indochine 1946-1957, de Bernard Fall, Histoire de la Rome antique, de Lucien Jerphagnon. L’Eglise au siècle apostolique, Saint Paul, de Nazaire Faivre. Et puis La guerre Cruelle, Par le sang versé, de Bonnecarrere.


21) Le Livre qui vous a terrifié ?

Allez…Le livre noir du communisme. Le raffinement ultime de la perversité humaine.


22) Le livre qui vous a fait pleurer ?

 Aucun souvenir.


23) L’avertissement / l’introduction qui vous a le plus marqué ?

Dans Problèmes de la démocratie grecque, Jacqueline de Romilly s’efforce d’expliquer qu’en démontrant les défauts de la démocratie antique, elle ne se pose pas en fossoyeuse de la démocratie moderne, ni en soutien de la monarchie ou d’un autre régime. Non, elle cherche simplement à perfectionner la démocratie moderne. Elle m’a bien fait rire. Parce que le contenu de l’œuvre n’y va pas de main morte avec “l’idéal” de la démocratie antique.


24) Le titre le plus marquant, original, décalé, astucieux ?

La femme éternelle, de Gertrud Von Le Fort. Titre simple, évocateur, compréhensif tout en traitant d’un sujet incompréhensible. Une œuvre brillante et pas trop dur à lire, que je recommande à tout ceux qui ont besoin de se réconcilier avec les femmes.


25) Décrivez votre bibliothèque.

Ordonnée, rangée, classée, organisée par thèmes. Les romans prennent donc peu de place. En revanche, l’histoire, la philosophie et la spiritualité prennent nettement plus de place. Restent les livres qui ne m’appartiennent pas, qui forment une pile en bas d’une de mes étagères. Ceux que je lis sont sur mon bureau ou ma table de chevet.


26) Les livres dont vous vous êtes finalement débarrassé ?

Je crois que j’ai jeté Oui-Oui et Babar…Le reste, même mauvais, donne toujours l’impression d’une érudition apparente. C’est bon pour l’image de soi. Et puis, on ne sait jamais, un jour que j’aurai envie de rire, je pourrai toujours reprendre Rosa Luxembourg. C’est important de ne pas jeter.


27) L’endroit le plus insolite où vous lisez ?

J’ai essayé une fois sur un quai de gare, à 6h du matin, dans le froid, l’alcool ayant déjà largement entamé mes capacités de concentration. Il m’est également arrivé d’essayer de lire dans une couchette ondulée d’un train qui traversait la Serbie. C’était dur…Un commentaire de L’étranger de Camus…Je l’ai lu en une nuit…Mais c’était ennuyant à mourir.


28 ) Il ne vous reste que trois jours à vivre : que souhaitez-vous lire ou relire ?

Peut-être les Evangiles, pour me rappeler les fondamentaux avant de partir. Tout y est. Ou bien la méthode de rédaction du testament. Tiens, en voilà une idée. Je pense que je lirai et relirai sans arrêt mon testament.


29) Votre livre d’art préféré ?

Jésus, de Gautier et Langereau. On me l’a offert pour ma première communion.

La collection Marine de Pierre Joubert.


30) La bibliothèque idéale ?

Celle que l’on construit patiemment au jour le jour, sans s’arrêter, sans prévoir, réunissant inlassablement les éléments essentiels à l’élaboration du savoir ; la bibliothèque qui est pour vous un objet constant d’émerveillement et de découvertes. Une bibliothèque riche en poussière et en savoirs de toutes sortes. Une bibliothèque dont la science émane des murs et des livres pour imprégner sitôt entré l’ami de passage. La mienne, à peu de choses près…

Il est vrai que Pic de La Mirandole avait la bibliothèque la plus riche du monde à son époque. Il avait fait le vœu d’acquérir la “science universelle”. J’ai fait le même vœu, mais j’ai tout de même mis de côté les romans, les mathématiques, la physique, presque toute la finance et l’économie. Il me reste du travail…


31) L’incipit qui vous a le plus marqué ?

Je trouve que le premier chapitre du tome I de La Révolution, écrit par François Furet, est d’une lucidité comme on en voit trop rarement parmi les historiens.


32 ) La clausule qui vous a le plus marqué ?

La clausule de 1984, évidemment. “Il aimait Big Brother”.

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Mary Higgins Clark à l’heure tridentine

Mary Higgins Clark à l’heure tridentine


   Voici ce que l’on peut lire dans le nouveau roman de Mary Higgins Clark (la romancière à succès d’origine irlandaise).

“Puis, lorsque le pape Benoît XVI avait déclaré que chaque curé pourrait décider de célébrer la messe en latin, le père Devon avait annoncé que dorénavant la messe dominicale de onze heures serait dîte dans cette langue traditionnelle de l’Eglise que lui-même parlait couramment.
  La réaction des paroissiens l’étonna. L’église était désormais pleine à craquer à cette heure là, non seulement de personnes agées mais d’adolescents et de jeunes adultes qui répondaient avec ardeur Deo gratias au lieu de “Rendons grâce à Dieu”, et récitaient le Pater Noster à la place du Notre-Père.”
 
  Cet extrait est tiré de son nouveau best-seller : “Où es-tu maintenant?”.

Souhaitons que ce roman soit un bon augure pour l’avenir de l’Eglise.

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Action de grâce citadine


Pour tous ceux (et les autres) qui vivent la vie effrénée des villes, qui peut parfois nous faire oublier l’Essentiel - l’Unum necessarium -, ce poème - sous-titré hymne - du sublime et pourtant trop peu connu poète français que fut Valéry Larbaud (1881-1957). Ami de Gide et de Léon-Paul Fargue, natif et vivant en partie à Vichy, il fut tellement discret à propos de sa conversion au catholicisme que celle-ci est encore bien méconnue aujourd’hui…

Les boulevards de brume rose,
Les ombres du soir vert et bleu,
Tous ces gens et toutes ces choses,
Tout cela, c’est à vous, mon Dieu.

Le sourd grondement de la ville,
Ne résonne qu’en votre honneur;
Et nous, d’un cœur simple et docile,
Nous vous louons sur la hauteur.

La tâche du jour est finie :
Nous rentrons fatigués chez nous,
Mais le meilleur de notre vie,
Seigneur : notre joie, est à vous !

De l’Impériale, in Les Poésies de A.O. Barnabooth.

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Sortie de Prince Caspian : tous au cinéma !

Sortie de Prince Caspian : tous au cinéma !


En ce moment sur les écrans français : l’adaptation cinématographique par Andrew Adamson du n° 2 (dans l’ordre de parution) des Chroniques de Narnia de C.S. Lewis : Prince Caspian.
Conçues par l’auteur - un anglo-catholique fervent, ami de J.R.R. Tolkien - pour édifier l’âme des enfants, ces chroniques sont empreintes de morale naturelle et chrétienne, et un esprit avisé voit sans difficulté de nombreuses allusions allégoriques au grand récit et aux dogmes chrétiens. Malgré l’écart entre les livres et les films, ces derniers orientant de toute façon vers la lecture des premiers, il serait judicieux - en plus d’être agréable - de soutenir ces œuvres qui contribuent à la construction d’une culture saine et chrétienne.

Bande annonce :

Des images de l’avant-première à Disneyland Paris >>>

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La France se meurt

La France se meurt


Ci-gît, drapée du linceul de l’oubli,
La France, mon pays, ma terre et ma patrie.
Las, seuls les pleurs dorés de ses derniers fidèles
Ont gravé son nom dans le marbre de sa stèle.
Il n’y eut personne pour porter son cercueil,
Pas de feu pour guider l’absence de cortège,
Et nul n’a revêtu le silence du deuil ;
Pas d’enfants ; il n’y eut ni mendiant ni stratège.
Il n’y eut ni discours, ni chants, ni funérailles,
On l’a abandonnée comme un bout de ferraille,
Comme l’épave d’un vaisseau au fond d’un port ;
On l’a abandonnée, et sans aucun remord.
Ô Français, fils ingrats, hélas, qu’avez-vous fait ?
Votre mère se meurt et vous, vous l’achevez !
Mais voyez sur vos mains tout ce sang qui flamboie !
Ecoutez dans vos cœurs le sanglot de sa voix !

Lire la suite sur le site Valeurs éternelles.

 

 

 

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Babylon Babies need you


Voici la bannière de la Communauté des lecteurs de Maurice G Dantec. Avis aux volontaires!

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La littérature du nouveau siècle


« Babylon Babies » de Maurice G Dantec

Résumé : Dans un futur proche, le mercenaire idéaliste Hugo Toorop continue de défendre des causes perdues d’avance dans un monde au bord de l’implosion. Après avoir échappé de justesse à la capture et à la mort, il est récupéré par un officier russe, l’énigmatique Romanenko, qui lui demande de convoyer pour le compte de la mafia sibérienne un colis de haute valeur, une jeune fille prénommée Marie Zorn. Une mission de routine pense Toorop qui ne s’imagine pas encore qu’il va vivre la plus incroyable aventure de sa vie pourtant déjà bien remplie et où se heurteront mafias nord-américaines de toutes origines, gangs de motards criminels, sectes apocalyptiques, technopunks clandestins et savants apprentis sorciers. Ce sera le monde de demain.

Commentaire : Il s’agit du troisième ouvrage de l’écrivain Maurice G Dantec, bien connu sur ce blog, après « La sirène rouge » et « Les racines du mal » paru aux éditions Gallimards (avant que l’auteur ne change pour Albin Michel). On y retrouve le personnage principal de Hugo Cornelius Toorop, le héro de « La sirène rouge », aventurier et mercenaire défendant inlassablement les cause souvent désespérées de combattants qu’il estime juste.
Il est vraiment difficile de synthétiser les différents aspects d’un tel livre tant ces derniers divers, autant par les thèmes abordés que par le style de narration employé fort riche. Catalogué SF futuriste, le livre est en réalité bien plus que ça. Il ne décrit pas un probable futur proche, il nous immerge complètement dans ce qui sera très probablement et très prochainement notre quotidien. Ce quotidien sera essentiellement rythmé par les guerres multiples qui naitront ou se poursuivront, qu’il s’agisse de la guerre civile en Chine populaire, des sécessions sibériennes dans une Russie en pleine déliquescence, des génocides qui ne disent pas leurs noms dans les Balkans ou des guerres de gangs dans un Canada où les autorités emblent impuissantes. Il y aura aussi les mutations technologiques spectaculaires liées notamment à l’informatique, aux greffes médicales, aux armes bactériologiques et aux manipulations génétiques. Enfin, ce sera un monde sans certitude géopolitique, où les frontières sauteront, les régimes politiques se liquéfieront et où les civilisations muteront. Un tableau d’un réalisme saisissant et, à bien des égards, d’une parfaite actualité avec des relents prophétiques (le roman fut publié en 1999). Bien sûr, pas de contexte exaltant sans personnage solide et là encore, on est bien servi. A commencer par Hugo Toorop, le Don Quichotte du XXIe siècle, le chevalier moderne des causes perdues d’avance, loin d’être irréprochables ou invincibles (il se fait même mutiler au cours du récite) mais toujours foncièrement intègre et fidèle à son engagement. Personnage fort pertinent également que Marie Zorn, la jeune fille objet de toutes les convoitises, porteuses d’un mystérieux assemblage génétique pour lequel toutes les mafias de ce monde vont s’entretuer. Foncièrement vulnérable et ultrasensible, mais aussi d’une incroyable lucidité et d’une force insoupçonnable dans l’adversité. Ou le colonel Romanenko, agent corrompu du GRU et fan de Sun Tzu qui trempe jusqu’au cou dans de sales affaires mais aspire sincèrement à une autre vie. Le docteur Darquandier, biologiste et physicien mystérieux qui en sait long sur la nature exacte de Marie Zorn et des convoitises dont elle est l’objet. Gorsky, le parrain mafieux redoutable et imprévisible de la Sibérie orientale. Une belle galerie de personnages hauts en couleur et bien campés, embarqués dans un monde en pleine mutation chaotique, dont la plupart ne survivront d’ailleurs pas à l’aventure.
Tout cela est déjà bien exaltant sur le papier, mais pourrait resté fort banal et incolore sans un véritable style littéraire adapté. Evidemment, c’est bien le cas. L’écriture de Maurice Dantec reste foncièrement incomparable et difficilement descriptible, elle est comme un fluide mystérieux qui alimente des récits qui semblent avoir été constitués spécialement pour elle, aussi unique qu’inimitable. Autant capable de vraisemblance géopolitique que de profondeur intellectuelle et métaphysique, cette écriture est bien à l’image du monde qu’elle décrit : déroutant, impressionnant, dérangeant parfois, violent souvent, voire cruel, mais aussi émouvant et d’une grande pertinence. Le choc des cultures, des techniques, des ambitions, des personnalités et des sentiments, tel est bien le moteur du roman. Si le ton global du récit a nettement tendance au pessimisme, l’espoir reste préservée à la fin du récit. Ce qui ne doit d’ailleurs pas nous étonner puisque l’auteur allait se convertir officiellement au catholicisme à peine cinq ans plus tard.

Je rappelle que l’adaptation cinématographique du roman, titrée « Babylon AD » et réalisée par Matthieu Kassovitz, avec Vin Diesel dans le rôle principal, doit sortir à la fin du mois d’août en France.

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Mai 68 perd un de ses fils


Curieuse coincidence: c’est en mai 2008, alors qu’approchent les comémorations des évènements de 1968, que disparait l’un de ses artisans, le maitre du néo-polar Frédéric H. Fajardie, l’auteur de “Tueurs de flic”, “La théorie du 1%” ou “Sniper”, à l’âge de 60 ans. Considéré comme l’un des maitres du néo-polar, au ton noir, violent et populaire, il fut politiquement engagé à l’extrême gauche, notamment dans la Gauche Prolétarienne (Maoistes) et sur les barricades lors de mai 1968. Il rejoint ainsi Jean-Patrick Manchette, également spécialisé dans le polar et également très à gauche.

De nos jours, les auteurs de polar se situent plutôt nettement à droite: ainsi, Maurice G. Dantec.

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Les chrétiens oubliés du Tibet


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Sarkozy : le masque tombe


(la popularité aussi).

La charge de Nicolas Sarkozy contre mai 68, lancée lors d’un meeting parisien, le 29 avril 2007, n’était qu’un exercice imposé, destiné à l’électorat conservateur. C’est ce que laisse entendre André Glucksmann, ex-maoïste devenu sarkozyste, dans son livre “Mai 68 expliqué à Nicolas Sarkozy” écrit avec son fils Raphaël…

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Il y a cent ans naissait un grand écrivain


Un des plus grands - et les plus lus en son temps - écrivains de ce siècle, hélas bien méprisé voire ignoré en France, Giovanni Guareschi, connu sous le surnom de ‘Giovannino‘, est né le 1er mai 1908 à Roccabianca - et est mort le 22 juillet 1968 à Cervia. Son chef-d’œuvre est, bien sûr, sa série nommée ‘Mondo Piccolo‘, dont les héros, Don Camillo Tarocci et Peppone, sont bien connus, grâce notamment à la version filmée de la série (avec Fernandel et Gino Cervi), qui débuta avec la collaboration de l’auteur en 1951 - mais les livres (e.g. Le petit Monde de Don Camillo, Don Camillo et Peppone, Don Camillo et ses ouailles, l’excellent Don Camillo à Moscou…) sont peu lus, ce qui est dommage car ils sont plein d’humour, de bienveillance, de fraîcheur et de profondeur chrétienne. Mais ce grand défenseur de l’Église ne s’y limita pas, écrivant par exemple Le Mari au collège ou L’extravagante Mademoiselle Troll, concevant le film La Rage avec Pier Paolo Pasolini, restant aussi toute sa vie un journaliste et polémiste brillant, à Bertoldo puis à l’hebdomadaire satirique qu’il fonda avec Mosca, Candido. Voir une biographie et une bibliographie.

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Des élèves et des professeurs de Normal Sup’ mettent en cause Sylvain Gouguenheim


dans l’hebdomadaire pour bobos télégobeurs Télérama.

La pétition est abusivement intitulée “pétition de l’Ecole normale supérieure Lettres et sciences humaines” alors qu’il s’agit d’une initiative de… 17 malheureux élèves, anciens élèves, chercheurs et professeurs de cette vénérable institution.

Ceux-ci s’en prennent très violemment à Sylvain Gouguenheim, professeur d’histoire médiévale, auteur de l’ouvrage Aristote au Mont Saint-Michel. Les racines grecques de l’Europe chrétienne publié dans la collection «L’Univers historique» au Seuil (notre article). Extrait de leur prose orientée et assassine :

L’ouvrage de Sylvain Gouguenheim contient un certain nombre de jugements de valeur et de prises de position idéologiques à propos de l’islam ; il sert actuellement d’argumentaire à des groupes xénophobes et islamophobes qui s’expriment ouvertement sur internet. Par ailleurs, des passages entiers de son livre ont été publiés sur ces blogs, au mot près, plusieurs mois avant sa parution.
On trouve également sur internet des déclarations qui posent question, signées «Sylvain Gouguenheim» (commentaire sur le site Amazon, 16 avril 2002) ou «Sylvain G.» (site Occidentalis, 8 novembre 2006). Bien évidemment, et nous en sommes parfaitement conscients, rien de ce qui circule sur internet n’est a priori certain, mais, au minimum, ces points méritent une explication et, le cas échéant, une enquête approfondie. Nous ne sommes pas du tout convaincus par les arguments fournis par Sylvain Gouguenheim au Monde des livres («J’ai donné depuis cinq ans […] des extraits de mon livre à de multiples personnes. Je suis totalement ignorant de ce que les unes et les autres ont pu ensuite en faire»). >>>

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Précoce


A lire, l’instructif article d’Alain Sanders, dans le supplément littéraire du quotidien Présent de samedi 26 avril 2008, à propos de la sortie d’un livre consacré à Alain Saint-Ogan, le méconnu créateur des célèbres Zig et Puce, du pingouin Alfred (leur voyage en l’An 2000 vaut le détour!) et de Prosper l’ours.   

“Thierry Groensteen et Harry Morgan ont, après quelques autres – mais dans un ouvrage enrichi de documents rares –, voulu rappeler ce que la bande dessinée doit [à Alain Saint-Ogan]. Une étude sérieuse et savante à ranger auprès de Zig et Puce au XXe siècle (Hachette, 1974) et du numéro spécial (n° 68-69, 1994-1995) de Bédésup, la revue aujourd’hui disparue du regretté Jean-Claude Faur.

Alain Marie Joseph Paul Louis Fernand Denis Lefevre Saint-Ogan est né le 7 août 1895 à Colombes. A 7 ans, il fabrique son premier journal (à deux exemplaires) : L’Echo d’Auteuil. A 11 ans, au Caire où son père a été nommé rédacteur en chef de L’Etendard égyptien, il fabrique un autre journal, Le Coq gaulois et, de retour à Paris, Le Journal des Deux Mondes. Il n’a alors que 12 ans mais ce petit journal va trouver 2 000 abonnés dont le président de la République, Armand Fallières, et Sarah Bernhard !”

 

L’Art de Saint-Ogan, Actes Sud/L’An 2 >>>

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La guerre des mots


par Jean-Yves Clouzet.

La mainmise subversive sur le vocabulaire malmène la faculté de comprendre et de raisonner. Ces mots nous jettent en proies à la désinformation et à la guerre idéologique.

Constat de la dégradation délibérée du langage et analyse des procédés d’agression, l’ouvrage démasque les instigateurs et leur desseins.

Il détaille les méthodes de corruption des mots et de la langue : amalgame, anglicisme, autocensure, désarticulation, diabolisation, falsification, fracture, glissement, optimisation sécuritaire, jargon… néologisme, silence…

Au texte, enrichi d’exemples, de références, de notes et d’une bibliographie, sont joints des index qui multiplient les directions de recherche sur la « guerre des mots ».

Jean-Yves-Marie Clouzet, titulaire d’une maîtrise en droit, journaliste émérite et conférencier, a publié plusieurs études sur le communisme et la vie des médias. Il est sociétaire des Écrivains combattants.

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Pourquoi Aimé Césaire n’a pas vocation à entrer au Panthéon


“Nul ne colonise impunément: le très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle porte en lui un Hitler qui s’ignore”, Discours sur le colonialisme, Présence africaine, 1955.

Voila ce que pensait Aimé Césaire de la France blanche et judéo-chrétienne qui lui a pourtant permit de s’instruire et de produire son oeuvre poétique d’ailleurs parfaitement reconnue. Précisons que tandis qu’il tenait ce discours, monsieur Césaire était membre du parti communiste Français qui collaborait alors ouvertement avec l’URSS post-stalinienne (et Maurice Thorez n’avait pas encore reconnu le rapport de Kroustschev).

Rien que pour cela, l’hommage rendu à Césaire, par ailleurs justifié pour son oeuvre littéraire, doit être nuancé et son transfert au Panthéon abandonné.

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Le nouvel ordre amoureux


Il était temps de réveiller les consciences et d’ouvrir au scalpel le furoncle de l’amour dévoyé, deux jeunes auteurs l’ont fait, sans anesthésie. Jacques de Guillebon et Falk van Gaver défient cette “époque [qui] se noie comme Narcisse dans son mirage du faux amour : elle finira le nez dans la mare, noyée dans un verre d’eau.” Dès lors, “il est grand temps de lui envoyer un pavé à la figure, de balancer une grosse brique sous son museau, de troubler le marigot où elle se mire.”

L’amour sous plastique, la destruction du mariage sous les coups répétés d’un libertarisme suicidaire, la destruction de l’identité sexuelle, toutes les dynamiques de mort de notre occident mourant y passent. Ici pas de puritanisme, pas de chasteté mal prêchée qui ampute l’homme de sa dimension charnelle que le christianisme a pour toujours divinisée.

Contre le stakhanovisme sexuel, l’amour à usage unique, les amours hypocrites, le néo-catharisme et son cousin matérialiste, un “nouvel ordre amoureux” s’érige. Il était celui de l’antique chrétienté, de l’Europe médiévale, celui de Platon, d’Augustin d’Hippone ou du saint roi Louis IX. Il nous suffit, pour le retrouver, de gratter la gangue nauséabonde qui nous entoure, Nous, les pauvres habitants du joyeux cimetière post-moderniste.

Question de retrouver l’authentique désir, le véritable plaisir libéré et sublimé, la libération sexuelle tant attendue ? Oui, mais pas seulement, question de retrouver la Vie, tout simplement.

Le nouvel ordre amoureux, Jacques de Guillebon et Falk Van Gaver, Editions de l’Oeuvre, 2008.

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Canonisation républicaine


Aimé Césaire est mort, paix à son âme, mais Ségolène Royal, avec d’autres élus, s’empresse alors de réclamer sa panthéonisation.

 Mais il serait plus juste de se demander s’il symbolise quelque-chose pour les français, qui ne le connaissaient pas ou peu il y a un mois. C’est certes une personnalité importante de Fort de France, personnalité politique assez connue, personnalité littéraire méconnue en métropole, sauf depuis un mois. Il est donc très étonnant de réclamer sa place au Panthéon, presque de son vivant! Une des seules personnes qui y eut le droit (si ce n’est la seule) c’est Victor Hugo, célèbre de son vivant. Son enterrement attira à l’époque 2 millions de personnes!!

Léopold Sédar Senghor, autre chantre de la négritude, fut lui beaucoup plus connu, et entra même sous la Coupole académique. Pourtant personne n’a réclamé sa panthéonisation. Et Henri Salvador, personnalité encore plus connue et appréciée des français?? Ces personnages conviendraient surement mieux car plus reconnu de leur vivant en métropole.

Edit:

Aimé Cesaire est certainement un grand poète, mais il était jusqu’à il y a peu inconnu du grand public. L’interrogation porte plus sur le bien fondé de la rapidité de cette demande, au regard de ce qui s’est fait jusqu’à présent que sur son talent.

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Quel avenir pour la littérature ?


Jeudi 24 avril à 20h

L’avenir de la littérature
La littérature est-elle morte ?


Philippe Mesnard,

rédacteur en chef des Epées,

s’entretiendra avec
Richard MILLET 

sur la situation et

l’avenir de la littérature.



Richard Millet est écrivain, il a récemment publié Désenchantement de la littérature et l’Opprobre,
ouvrages par lesquels il revient sur la médiocrité de la littérature contemporaine et la violence des réactions envers ceux qui osent en parler.


Salle Pierre Nicole
9 rue Pierre Nicole - 75005 PARIS
Entrée libre

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Conseils de Jean-Louis Foncine aux Flaubert en herbe…


Quelques pistes données par l’auteur des Chroniques du Pays Perdu à ceux qui veulent atteindre le niveau du Relais de la Chance au Roy… 

Ecrire, ce n’est pas noircir du papier avec la préoccupation d’accumuler des péripéties qui “fassent le poids”. Ce n’est même pas tenter de bâtir une histoire vraisemblable ou rocambolesque qui puisse rivaliser avec celles que tu as pu lire ou voir au cinéma, c’est d’abord créer des personnages et vivre passionnément dans leur intimité. C’est aussi les placer (de préférence) dans des lieux que tu connais et où tu te vois toi-même en rêve, chaque fois que tu as envie d’être heureux.

Mais rien ne t’empêche de regrouper pour les besoins de la cause lieux et personnages que tu as connus, toi, en des sites géographiques et des temps très divers. Le lecteur, lui, ne le saura jamais.

Ces personnages, tu dois t’efforcer de les rendre d’emblée si présents qu’ils ne parviennent plus à quitter ton esprit. Quand ils commencent presque à t’empêcher de dormir ou viennent te visiter dans tes rêves, tu tiens le bon bout.

Ceci, adopte dès le départ, surtout si tu n’es pas sûr de toi, le style le plus simple possible. Cherche la précision. Pas de longues phrases, des mots qui fassent image et décrivent juste ce que tu veux décrire. Ne poursuis pas d’emblée l’écriture parfaite, mais plutôt la spontanéité. Si tu hésites, écris comme tu raconterais l’histoire qui te tracasse à ton meilleur copain. Par la suite tu corrigeras les “bavures”.

Chaque fois que tu le peux, remplace une description par un dialogue. Le dialogue aussi, c’est de l’action. Quand tu brosses un décor, souviens-toi que ce n’est qu’un décor, qu’on attend surtout que se joue la pièce.

Quand tu tiens tes personnages et la situation de départ, il n’est pas mauvais de jeter sur le papier toute ton intrigue. Soit d’un seul jet, soit après découpage chapitre par chapitre (découpage provisoire que tu pourras modifier par la suite). Mais il vient un moment où il faut se jeter à l’eau, même si tu n’as pas arrêté toutes les péripéties ou si tu hésites sur le dénouement. Un principe de base à respecter : chaque chapitre doit faire progresser l’énigme d’une façon ou d’une autre (fût-ce par une fausse piste créée pour les besoins du suspense). Les chapitres de remplissages sont à fuir comme la peste.

Les romans les plus difficiles à écrire sont ceux qui mettent en scène beaucoup de monde. Un récit centré autour d’un ou deux héros bien typés (à la rigueur d’une toute petite équipe si le sujet l’exige), même s’il fait apparaître de nombreux personnages secondaires, est un choix prudent pour un débutant.

Méfie-toi comme la peste des digressions et des bavardages. Tu as peut-être un message à délivrer, même si c’est simplement la défense de la motocyclette ou des cheveux longs, mais c’est par le comportement du héros et le canal de ton intrigue que le message doit passer. Le roman est une chose, l’essai sur le discours politique une autre chose.

Et maintenant, dis-toi que si l’entreprise t’apparaît comme une corvée, il est préférable que tu ailles pêcher à la ligne. Si par contre elle te plaît, mets-toi à ton aise et écris chaque fois que tu en auras envie, fût-ce dans un hamac ou sur une planche en travers de ta baignoire (c’est ainsi, paraît-il, que le citoyen Marat a composé ses meilleurs écrits !). Tout le monde n’est pas Voltaire, et tu aurais tout le temps d’acheter plus tard ton habit d’académicien.

Jean-Louis Foncine

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Et si l’Europe ne devait pas ses savoirs à l’Islam ?


Aristote au Mont-Saint-Michel : Les racines grecques de l’Europe chrétienne

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Eric Naulleau : ni cireur de pompes ni groom…


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Méfiez-vous des contrefaçons


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Guy Birenbaum s’en prend à Eric Zemmour et à Radio Courtoisie


Une chronique d’une rare bêtise. A l’entendre, la droite réactionnaire est partout : au gouvernement, dans les media… Pour dire votre mécontentement à M. Birenbaum : gbirenbaum@gmail.com

Via.

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Année Bernanos


Cette année est celle du 120e anniversaire de la naissance du très grand romancier catholique que fut George Bernanos (bonne page mais qui omet le très actuel La Liberté pourquoi faire ?), et le 60e anniversaire de sa mort. Beaucoup de manifestations se déroulent, surtout à l’Espace Bernanos, 4, rue du Havre (9e arrondissement de Paris, paroisse Saint-Louis-d’Antin). On trouvera ici l’ensemble du programme de l’Espace Bernanos pour le mois d’avril - qui contient bien d’autres choses alléchantes en sus de l’année Bernanos, mais voici ce qui la concerne :

- Mardi 1er avril : le Jésus de Bernanos, par le P. Benoît Lobet, auteur de Prier 15 jours avec George Bernanos.

- Mercredi 2 avril, 15h : Projection du film de Pialat : Sous le Soleil de Satan; puis débat avec Yves Bernanos.

- Lundi 7 avril, 18h30 : Les grands Cimetières sous la lune, conférence de Jean Lacouture, lectures de Robert Marcy.

- Mercredi 16 avril, 18h30 : Le sexe et le péché dans Sous le Soleil de Satan - conférence de Fabrice Hadjadj, auteur de La Profondeur des sexes. Pour une mystique de la chair.

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L’odyssée de Sir arthur est terminée


Arthur C Clark, le grand auteur de science-fiction britannique, s’est éteint à l’âge de 90 ans dans sa résidence du Sri-Lanka des suites d’une insuffisance respiratoire.

Après avoir servi dans la RAF en tant que radar, il s’est mis à vendre des histoires de science-fiction qu’il écrivait. Son titre le plus célèbre reste incontestablement “2001, l’Odyssée de l’espace”, adapté au cinéma par Stanley Kubrick et considéré comme un classique de la science-fiction, ainsi que ses suites, mais il est aussi connu pour ses cycles”Rama”, “Base Venus”, “Trilogie de l’espace”. Passionné de hautes technologies, il était intervenu publiquement en 2007 pour se féliciter du survol par la sonde Cassini de Saturne Juper.

C’était un des derniers piliers de la science-fiction littéraire anglo-saxonne, avec Ray Bradbury, Jack Vance et Jose philipp Farmer.

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