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Promenade sur la toile (04/09/08)


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La Femme adultère - à ne pas manquer - et l’actualité théâtrale à Paris

La Femme adultère - à ne pas manquer - et l’actualité théâtrale à Paris


Ne la manquez pas ! Une pièce très intéressante est pour l’instant jouée au très intime théâtre de la Crypte Saint-Sulpice (33, rue Saint-Sulpice, 6e arr., M° Saint-Sulpice) : La Femme adultère, d’après le mystère évangélique de Mgr Vladimir Ghika.
L’auteur est une merveilleuse figure du XXe siècle : né prince roumain orthodoxe en 1873, petit-fils du dernier monarque de Moldavie, il étudia à Toulouse, à Paris puis à Rome, et se convertit à la foi catholique. Proche de Léon XIII puis de saint Pie X, il obtint deux doctorats, de philosophie et de théologie. Ses nombreux livres mêlent profonde spiritualité orientale et rigueur théologique. Il devint prêtre, puis prélat, et mourut martyr en Roumanie en 1954 (on peut lire sa biographie, intitulée La Mémoire des silences, par Élizabeth de Miribel).
Une adaptation de sa méditation de 1931 (préfacée par Francis Jammes) est donc jouée ces 3, 4, 5, 6, 8, 10 et 11 septembre, à 20h30, à la crypte Saint-Sulpice - adaptation de Camelia Maxim et musique de Francesco Agnello.

Dans l’actualité théâtrale, pour ceux qui veulent conjuguer classicisme, bon goût et bonne humeur, l’incontournable est bien sûr l’intégrale de Molière, jouée tout ce semestre au théâtre du Nord-Ouest. Les mises en scène sont - d’après ce que j’en ai vu - de grande qualité et, Vous verrez, il y a certainement des pièces de Molière que vous ne connaissez pas ! - On peut lire la liste des pièces ici et la programmation de chaque jour ici.

Quant au reste, on peut tenter sans trop de risque :
- Les Plaideurs, de Jean Racine, au très agréable Théâtre de Verdure du jardin Shakespeare - Pré Catelan (au bois de Boulogne, donc), à 17h30 les samedis et dimanches;
- L’Importance d’être constant, de Wilde, au Lucernaire (53, rue Notre-Dame-des-Champs, 6 e arr.), 18h30 de mardi à samedi;
- La folle Allure, de Christian Bobin, à la Manufacture des abbesses (7, rue Véron, 18e arr.), 19h de mercredi à samedi;
- Baroufe à Chioggia (à 20h de jeudi à samedi), au Clavel (3, rue Clavel, 19e arr.), de Carlo Goldoni - un peu osé, mais tellement drôle !

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L’Eglise Vietnamienne dans la tourmente

L’Eglise Vietnamienne dans la tourmente


Au début de l’année dernière nous évoquions le sort des catholiques vietnamiens : ils avaient pour la première fois décidé de manifester, et ce de manière pacifique, devant l’ancienne nonciature apostolique d’Hanoï pour réclamer la restitution de biens spoliés à l’Eglise par l’Etat marxiste. Malgré les intimidations et les violences exercées par les autorités gouvernementales sur les manifestants, les chaines de prières ont tenu bon.

Le mouvement s’est même intensifié depuis la fête de l’Assomption de Marie (15 Août) et les évenements qui ont suivi. Dans la nuit du 13 au 14 Août dernier, les paroissiens d’Hanoï se sont en effet rassemblés sur le terrain illégalement occupé par l’entreprise Chien Thang, ils ont traversé les clôtures et ont transporté une statue de la Vierge à l’intérieur de l’édifice, avant de renouveler l’opération le lendemain, 15 Août, jour où ils sont entrés en procession avec une grande croix et une statue encore plus majestueuse de la Sainte Vierge. Contre toute attente les autorités n’ont eu aucune réaction : les paroissiens ont pu prier dans la paix et fêter dignement leur Reine Victorieuse. Cepandant l’Ennemi, tenu miraculeusement en respect, n’avait pas dit son dernier mot. Et dès le 19 Août une gigantesque campagne de calomnies orchestrée par le gouvernement a été diffusée à la télévision et dans les journaux vietnamiens, niant les droits de la communauté catholique. Le 22 Août des prêtres et quelques laïcs de la paroisse Thai Ha ont rencontré les représentants du Comité Populaire de l’arrondissement Dong Da de Hanoï pour rétablir la Vérité tandis que plusieurs autorités religieuses, dont l’archeveque d’Hanoï, Mgr Joseph Ngo Qiang Kiet, exprimaient leur “profonde communion avec le mouvement de prières. L’archeveque d’Hanoï a prié pour que Justice soit rendue. Mais le Comité Populaire n’a rien voulu entendre et a intenté une action en justice pour destruction de biens et troubles à l’ordre public. Afin de décourager le mouvement qui continuait à gagner en ampleur, des catholiques ont été arrêtés. 500 manifestants sont venus pacifiquement réclamer leur libération devant le Siège de Sureté et ont été dispersés avec brutalité. Dans la soirée du 28 Août, des agents de police, muni d’un équipement spécial, se sont jetés violemment sur la foule rassemblée devant la nonciature devenue lieu de culte marial, dispersants les manifestants en prières à coups de matraques et procédant à de nouvelles arrestations. Il y aurait de nombreux blessés.

Ce même jour, alors que l’assaut était donné, une célébration eucharistique, en union avec la communauté catholique d’Hanoï, a été célébrée dans l’église ND du Perpétuel Secours. Comme les 3000 catholiques rassemblés ce jour là prions nous aussi pour les martyrs vietnamiens, pour le Salut de leur âme, et afin que Notre Dame leur vienne une nouvelle fois en aide et découvre une issue favorable à leur combat. L’archeveque d’Hanoï appelle tous les chrétiens à cette communion.

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Orissa : les pogroms antichrétiens continuent

Orissa : les pogroms antichrétiens continuent


Les violences continuent dans l’état d’Orissa (voir la carte en bas de l’article pour le situer), malgré l’appel solennel du pape et du Saint-Siège à l’arrêt de celles-ci. On déplore déjà, outre la destruction de nombreuses églises et institutions, une douzaine de morts chrétiens.

Nous vous parlions de l’attaque du centre social de l’archevêché à Bubaneswar, lors de laquelle une sœur a été violée; de l’attaque de l’orphelinat de Panampur, dont la dirigeante, une moniale, a été brûlée vive; de destructions d’églises et de chapelles. Le même jour - le 24 août - on seulement le centre social de l’archidiocèse a été attaqué, mais aussi le centre pastoral à Divya, la résidence des prêtres à Baliguda, où le couvent et le centre d’accueil ont été vandalisés. Quatre églises de la région ont été attaquées et 12 échoppes appartenant à des dalits (les intouchables) chrétiens ont été brûlées. À Nuagaon, Les fondamentalistes hindous ont également violé une jeune sœur travaillant dans une institution sociale, avant de détruire cette institution.

Le lendemain, l’église catholique de Phulbani a été attaquée et vandalisée, la résidence de l’évêque attaquée. Jamai Pariccha, le directeur de l’agence catholique d’assistance sociale Gramya Pragati, a été agressé - il est actuellement à l’hôpital -, malgré les supplications de sa femme, hindoue : sa maison et sa voiture ont été détruites. À Bhudansahi, la maison de Puren Nayak, un enseignant catholique, a été incendiée. La missionnaire laïc Rafani Majhi, âgé de 21 ans, a été brûlé vive alors qu’elle tentait de sauver les orphelins dans une mission attaquée à Bargarh. Un autre homme a été brûlé vif à Kandhamal, où un prêtre s’occupant de l’orphelinat est également hospitalisé. Lors de l’attaque et de la destruction de centre pastoral diocésain de Kanjimendi, le P. Thomas Challan et sœur Meena ont été gravement blessés. La paroisse de Sankrakhol a été attaquée et brûlée, son pasteur, le P. Alexandar Chandi, a pu se cacher dans la forêt proche. Son ami, le P. Bernard Digal, a vu sa voiture détruite puis a été agressé : il est dans une condition critique à l’hôpital. 17 maisons chrétiennes ont été saccagées à Raikia, où le couvent Saint-Joseph fut aussi attaqué, les sœurs ne devant leur salut qu’à leur fuite dans la forêt. Ce même 25 août, des attaques se sont produites contre bien d’autres églises : l’église pentecôtiste à Budamaha, les églises catholiques de Masadkia, Pisermaha, Mdahupanga, l’église baptiste de Mondakia…

Dans le district de Bargarh, c’est une horde de 2000 fanatiques - manifestement les suprématistes hindous ont battu le rappel et leurs partisans ont afflué des états de Madhya Pradesh, Karnataka, Maharashtraqui, Chattisgarh - a attaqué et détruit beaucoup d’églises, agressant prêtres et moniales. À Padampur, le P. Edward Sequira, battu quasiment à mort, est toujours sans connaissance. À Tianga, Vikram Nayak, un catholique, a été littéralement mis en pièces par une horde enragée. Deux autres catholiques sont morts des suites de leurs blessures et beaucoup de maisons de familles catholiques ont été brûlées. Dans la région de Raikia, trois personnes sont mortes par asphyxie lors de l’incendie de leur maison.

Ce mardi 26 août fut le théâtre de semblables violence : incendie d’une église et de 5 maisons à Badimunda, district de Kandhamal. Deux prêtres missionnaires, les PP. Simon Laksa et Xavier Tirkey, déshabillés et battus, ont pu se sauver. Alors que le rôle des autorités est plus qu’ambigu (le Home Secretary d’Orissa ayant prétendu que les démonstrations du Sangh Parivar sont pacifiques…), la police a commencé à agir dans la soirée, une fusillade entre forces de sécurité et fondamentalistes hindous eut lieu, tuant quatre personnes. Un couvre-feu a été imposé à plusieurs villages, mais cela n’empêcha pas la poursuite des destructions des maisons et propriétés chrétiennes.

Plus de 35 centres chrétiens - abritant orphelinats, centres sociaux, hôpitaux… -, sans compter les divers villages, ont été attaqués : l’organisation et la préméditation de ces violences ne fait aucun doute. Selon le sociologue et prêtre Augustin Kanjamala, professeur à l’université de Bombay, la raison qui excite l’opposition des fondamentalistes hindous est que le travail des chrétiens en faveur des pauvres et des marginalisés, en particulier des dalits, favorise et accélère les changements sociologiques en cours. Grâce à l’éducation, les dalits et les populations tribales acquièrent une plus grande dignité. Ayant le courage de protester contre l’oppression, ils ne sont plus disponibles comme main-d’œuvre corvéable pour l’agriculture.

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Ricky Martin condamné

Ricky Martin condamné


Le chanteur portoricain Ricky Martin est devenu père de jumeaux par mère porteuse. Ce fait tendrait à confirmer une rumeur persistente d’homosexualité. Il n’a rien dit à ce sujet.
Mais l’Eglise a réagi. Par l’entremise du cardinal Oscar André Rodriguez, de passage au Chili. Voici ce qu’il dit :

“Pourquoi Ricky Martin rabaisse-t-il la dignité de l’être humain ? Vous ne pouvez pas juste acheter ou louer la vie. C’est encore pire lorsque quelqu’un de connu, dont les faits et gestes sont surveillés, le fait. Je ne pense pas qu’il faille refuser à un enfant une figure maternelle, juste parce que vous avez un ego énorme”

Une condamnation officielle de Ricky Martin, donc. Pour avoir utilisé un mère porteuse. Cette condamnation nous rappelle que l’Eglise ne reconnait qu’une seule forme de procréation, affirmée et réaffirmée malgré les attaques fréquentes : la sexualité. Si l’activité sexuelle n’est pas approuvée avant le mariage, elle est très fortement recommandée, voire obligatoire, au sein du mariage. Le refus de la sexualité est d’ailleurs un motif de divorce légitime aux yeux de l’Eglise.
Mais faire usage des mères porteuse, c’est instrumentaliser la vie humaine. C’est “acheter ou louer la vie”. Dans ce cas, le parent cherche à satisfaire son besoin d’enfant. Il ne cherche pas à faire advenir une nouvelle âme.

Très actif dans la lutte contre le trafic d’enfants, Ricky Martin s’était rendu visite à des foyers cambodgiens de victimes d’exploitation sexuelle. Cela ne l’empêche d’instrumentaliser les enfants, à l’instar des trafiquants qu’il dénonce.

Certains pseudo-catholiques s’offusquent déjà de tels propos :

Quant à l’argument qui veut qu’un enfant a besoin d’une mère pour son éducation, il est écarté par des pédiatres. Si une présence maternelle est un apport idéal, encore faut-il que la mère soit digne de ce nom.
(…)
Cependant, si je peux sortir un enfant de la misère et lui offrir une éducation pour qu’il puisse éventuellement retourner dans son pays pour aider les siens plus tard, j’aurai accompli quelque chose d’important dans ma vie. Il est regrettable que tant de pays n’aient pas une législation qui prend en compte les unions gays afin de faciliter l’adoption en provenance de l’étranger. Que préfère t-on des enfants livrés à la misère et la prostitution ou bien éduqués par un couple aimant et nanti qui peut lui fournir les armes pour affronter l’existence et aider son prochain ? Manifestement, l’Eglise préfère la première solution ce qui équivaut presque à une non-assistance à personne en danger. A quoi peut servir un être humain si on le laisse croupir dans la misère ?

L’Eglise catholique sacrifie souvent la réalité du terrain à l’idéal théologique afin de « garder l’Eglise au milieu du village », condamnant ses contemporains de façon aveugle avec pour résultat d’augmenter le nombre des exclus de l’Eglise. Cependant, là où je pourrais la rejoindre, c’est qu’il faut avant tout œuvrer dans l’intérêt de l’enfant et non du sien mais pour cela il ne faut pas être catholique.

En clair, il faut légaliser l’adoption par les homosexuels. Et puis permettre la reproduction par mère porteuse. Pour éviter aux enfants d’être malheureux, vous comprenez. Des intentions louables et charitables sous tous les angles. L’Eglise, elle est méchante, elle veut le malheur de tout le monde…

L’Eglise s’oppose radicalement et de toutes ses forces à toutes les formes d’instrumentalisation de la vie. On n’achète pas la vie comme on achetait autrefois des esclaves. On ne négocie pas un enfant comme on négocie un prix. La sexualité reste la forme la plus noble d’accomplissement de la vie. Pourquoi permettre les avortements s’il s’agit plus tard d’avoir des enfants par procuration ?
Le prétexte qui consiste à vouloir à tout prix écarter la misère est absurde. La pauvreté est relative à un niveau de vie. De plus, la pauvreté n’est pas synonyme de malheur.
Enfin, éviter le malheur est une chose louable en soi. Reste à s’en donner les moyens. L’avortement, la grossesse par mère porteuse, l’adoption par les homosexuels, la fécondation in vitro, ou le clonage accroissent le malheur plus qu’ils ne le résorbent. Car un enfant a toujours besoin d’une figure maternelle et d’une figure paternelle pour se construire. Le tribunal de Nancy avait appuyé la décision du Conseil Général du Jura en 2000, qui avait refusé l’adoption à une homosexuelle. Manque de repères identificatoires et absence de figure paternelle avaient motivé cette décision.

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Inde, état d’Orissa : « Tuez les Chrétiens; détruisez leurs institutions ! »

Inde, état d’Orissa : « Tuez les Chrétiens; détruisez leurs institutions ! »


Les persécutions s’ajoutent aux persécutions, mais ce qui se passe dans l’état d’Orissa, qui avait déjà connu une explosion de violence antichrétienne en décembre, doit être répercuté.

L’explosion de violences a pour prétexte l’assassinat du chef radical hindou Swami (*) Laxanananda Saraswati, le 23 août - 20 soldats armés sont entrées dans son ashram au cours d’une séance de yoga et ont tiré sans distinction, tuant 6 personnes. Accusant - à tort (**) - les chrétiens (une méthode éprouvée depuis Néron) de ce crime, des meutes de fondamentalistes hindous - soutenues par un parti politique officiel, le Vishwa Hindu Parishad (VHP), mais aussi par le Sangh Parivar (***) - attaquent depuis deux jours les églises, les centres pastoraux, les couvents, les orphelinats, en hurlant : « Tuez les Chrétiens; détruisez leurs institutions ! » Ainsi ont été détruits un centre social à K. Nuagam, une église et sa cure à Kandhamal, une chapelle à Sundergarh, deux camionnettes appartenant, l’une aux Missionnaires de la Charité, l’autre aux sœurs du Précieux Sang…
Une nonne catholique a été brûlée vive par des fondamentalistes hindous, qui ont ravagé l’orphelinat qu’elle tenait dans le district de Bargarh (Orissa), d’après le superintendant de la police. Un prêtre présent a été fortement violenté et est hospitalisé pour brûlures. Le centre social et pastoral de l’archidiocèse à Bubaneswar - qui avait coûté 15 millions de roupies - a été attaqué et incendié, une sœur qui y travaillait a été violée par un groupe d’extrémistes hindous; le P. Thomas qui le dirigeait est à l’hôpital… La résidence de l’archevêque, attaquée à coup de pierres, n’a été épargnée qu’à cause de la présence de la police. Ailleurs des missionnaires de la Charité (de mère Teresa) ont été attaquée à coups de pierre… À Phulbani l’église et les maisons des prêtres ont été incendiées ainsi que l’auberge de jeunesse. On parle de l’enlèvement de deux prêtres dans la même zone.

L’archevêque de Cuttack-Bubaneshwar, Raphael Cheenat a déclaré à AsiaNews : « Nous nous sentons totalement abandonnés. Ce matin les autorités ont envoyés trois policiers pour veiller sur le couvent des sœurs et la résidence épiscopale. Mais ils n’ont même pas un bâton pour nous protéger de la furie de la foule ! » Monseigneur Cheenath analyse la violence hindoue envers les chrétiens (et les musulmans) comme ancrée dans l’idéologie qui s’est développée autour du Rashtriya Swayamsevak Sangh (R.S.S.) [organisation nationaliste fondée en 1925 par le Dr Edgewar. C'est un ancien membre du R.S.S. qui a tué Gandhi.], qui inspire d’autres groupes fanatiques liés au Bharatiya Janata Party : « Golwalkar, un membre fondateur du R.S.S., emprunta, dans un livre qu’il écrivit, des idées venant du nazisme d’Hitler. Son admiration pour Hitler était très connue. Il rejeta l’idée que l’Inde était une nation séculière, et postula à la place que c’était un système (Rashtra) hindou. »

« Ici la majorité voudrait bien éliminer la Croix, poursuit l’évêque, mais ses racines sont trop profondes et le cancer du nationalisme ne prévaudra pas. L’Église sera la lumière de nombreuses générations à venir. »

(*) Swami : terme honorifique hindou d’origine sanskrite, signifiant « maître de lui-même », libéré des sens.
(**) Quelques jours avant, le chef hindou avait été menacé par un groupe maoïste qui voulait le mettre en dehors de la zone, l’accusant - pas tout à fait à tort, c’est lui qui était à l’origine des violences antichrétiennes qui avaient déjà détruit 13 églises et tué 3 personnes. Avant sa mort, sa réponse fut d’appeler à protester contre les musulmans du Cachemire, mais après sa mort les Hindous ont ciré sus aux chrétiens, alors que l’évêque condamna tout de suite l’assassinat et appela au calme.
(***) Fédération plus ou moins organisée des différents éléments de la mouvance nationaliste hindoue, des plus fanatiques aux plus modérés. Le Sangh Parivar promeut l’hindutva, c’est-à-dire l’identité indienne, qui selon les plus radicaux (malgré la décision contraire de la Cour suprême) oblige en fait tout indien à être de religion hindoue (mais un Naipaul, par exemple, y voyait une identité large et ouverte).

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Nombreux à accueillir Benoit XVI !

Nombreux à accueillir Benoit XVI !


Notre-Dame de Chrétienté (site) communique :

Amis, pèlerins,

Soyons très nombreux à accueillir notre très saint père le pape Benoit XVI et à prier avec lui lors de sa venue en France en septembre prochain.

Pour l’accueillir, l’écouter, prier avec lui et nos frères catholiques, et lui montrer notre piété filiale, l’association Notre Dame de Chrétienté vous invite à la grande veillée de prière qu’elle organisera le vendredi 12 septembre de 20H15 à minuit. Le lancement des veillées de prière sera fait par le pape à 20H15 à Notre Dame de Paris par une exhortation de 15 mn.

Avec cette veillée de NDC, nous voulons nous associer intimement au nouvea u souffle que Benoit XVI insuffle à l’église et par notre présence active, lui témoigner notre gratitude pour la richesse de ses trois années de pontificat. En peu de temps, il nous a replacés, avec sa pédagogie paternelle, dans la perspective de la Charité, de la Tradition et de l’Espérance avec sa première encyclique ” Deus caritas est” (25 déccembre 2005), le motu proprio ” Summorum pontificum ” (7 juillet 2007), et sa dernière encyclique ” Spe salvi ” (30 novembre 2007).

En bons fils, accueillons notre souverain pontife généreusement, avec fidélité : Benoit XVI est la tête de la Chrétienté.

Nous vous communiquerons les informations au fur et à mesure, notamment sur notre site internet cliquez ici

Alors ami pèlerin, rendez-vous en septembre à Notre Dame de Paris. Veillons et prions !

Olivier de Durat, président
Abbé Guilhem Le coq, aumônier général

  • Le site de Notre-Dame de Chrétienté

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Conversion au catholicisme d’une paroisse orthodoxe ukrainienne

Conversion au catholicisme d’une paroisse orthodoxe ukrainienne


Une paroisse de l’Église autocéphale ukrainienne - à distinguer de l’Église orthodoxe ukrainienne du patriarcat de Kiev, autre Église indépendante (*), et de l’Église orthodoxe ukrainienne du patriarcat de Moscou, liée à l’Église orthodoxe russe et seule reconnue par les autres Églises orthodoxes - vient de rejoindre, à la suite de son curé, l’Église catholique. Le 10 août 2008, le P. Mykhailo Romaniuk, prêtre du village de Podusiv, dans le district de Peremyshliany, a officiellement fait profession de foi catholique, et a promis sa fidélité presbytérale au pape et à la hiérarchie de l’Église gréco-catholique ukrainienne - en particulier à Mgr Gbur, éparque de Stryi. Il s’est ensuite joint à ce dernier pour célébrer la liturgie, confirmant l’intégration de lui et de ses fidèles dans la Mater Ecclesiae.

Ceci est le terme d’un processus d’unification des deux communautés religieuses de ce village, qui fut initié en 2004 par Mgr Yulian Gbur, processus qui impliqua des discussions à tous les niveaux d’autorité. Ce retour à l’unité religieuse est un retour à l’unité historique qui existait jusqu’en 1945. Avant que Staline ne décidât la « réunion forcée » - c’est-à-dire la liquidation de l’Église catholique d’Ukraine par une persécution systématique et impitoyable (**) -, en effet, tous les habitants d’Ukraine occidentale étaient catholiques.

D’après la dépêche du Service d’information religieuse d’Ukraine, cet exemple a relancé des initiatives dans ce sens qui existaient déjà dans d’autres paroisses de l’éparchie de Stryi.

(*) L’ancienne Église autocéphale orthodoxe ukrainienne, fondée en 1921 par le synode (Sobor) de Kiev en réaction à la tentative de main-mise par les Russes, a été en butte au pouvoir communiste - qui privilégia (sauf dans les périodes d’athéisation forcenée, selon les oscillations bien connues de la politique communiste en matière religieuse) l’Église orthodoxe russe et sa politique de russification - dès 1922, avant d’être totalement liquidée pendant la Seconde guerre mondiale. Elle survécut cependant dans la diaspora. À partir 1990 se sont constituées plusieurs Églises - ou synodes - orthodoxes revendiquant leur autocéphalie, la plus importante étant l’Église orthodoxe ukrainienne-patriarcat de Kiev (dans laquelle se reconnaissent 22 % des Ukrainiens), ensuite l’Église orthodoxe autocéphale ukrainienne, présente surtout en Ukraine occidentale (mais il y aussi de plus petites structures, comme l’Église orthodoxe autocéphale canonique, créée en 2005).

(**) En 1946-1949, les 4 diocèses de l’Église gréco-catholique, regroupant 4 millions de fidèles, sont supprimés, ainsi que la nonciature apostolique. Toute activité religieuse ou d’enseignement est interdite, les 8 évêques sont emprisonnés ou exilés, les 2772 paroisses sont récupérées par l’Église orthodoxe russe ou liquidées; les 4119 églises et chapelles, ainsi que les 142 monastères, sont saisis par l’Église orthodoxe russe, récupérés ou fermés. La moitié des 2628 prêtres séculiers sont récupérés de force par l’orthodoxie, l’autre est emprisonnée ou exilée, les séminaristes, moines et sœurs sont dispersés ou emprisonnés… À propos de la persécution des catholiques en Ukraine et de leur héroïque résistance, lire leur histoire et leurs poignants témoignages rassemblés dans D. Rance, Catholiques d’Ukraine. Des catacombes à la lumière, éditions A.E.D., 1992.

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Union homosexuelle : un curé sanctionné

Union homosexuelle : un curé sanctionné


A Wetzlar, en Allemagne, un curé vient d’être sanctionné pour avoir célébré une union homosexuelle.

Avoir célébré une telle union homosexuelle risque d’être interprété comme le fait que l’Eglise catholique place les unions homosexuelles au même niveau que le mariage des couples hétérosexuels, a estimé l’évêché pour justifier sa décision. Or ce n’est pas le cas, même si l’Eglise est d’accord pour témoigner une certaine forme d’assistance aux couples homosexuels, a précisé l’évêché, en expliquant que la suspension de Peter Kollas de son poste de doyen vise “à éviter à l’Eglise de nouveaux dommages”.

Le curé avait célébré cette union vendredi dernier dans la cathédrale de Wetzlar. Il garantit qu’il ne refera pas ce type de célébration.

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Découvrez le Collège des Bernardins

Découvrez le Collège des Bernardins


Sept siècles et demi après sa fondation, le Collège des Bernardins, restauré à l’initiative de l’Église de Paris, va renouer avec sa vocation d’origine.

Lieu de recherche et de débat pour l’Église et la société, le Collège des Bernardins sera ouvert aux personnes en quête de sens, en ce tournant de l’histoire où chacun a conscience qu’il doit contribuer à inventer la société de demain.

Dans l’écrin restitué d’un édifice du XIIIè à la sobriété cistercienne, le Collège des Bernardins s’offre désormais comme un lieu de construction, de questionnements et d’enrichissements mutuels, point de convergence de divers modes d’expression et de recherche autour de la question centrale de l’homme et de son avenir. Cette recherche commune au service de la vocation de l’homme réaffirme la relation de l’intelligence de la foi avec la culture et son dialogue avec la société.

L’esprit du Collège des Bernardins s’incarne dans un projet pédagogique et culturel à trois dimensions : l’expression artistique (expositions, musique, cinéma), les rencontres et débats (conférences, colloques, séminaires…) et la formation théologique et biblique (École Cathédrale).

Pour garantir dans le long terme l’unité et la pertinence de ce projet, le Collège des Bernardins a constitué un conseil d’orientation composé d’une douzaine de personnes issues du monde scientifique, civil, politique, économique et religieux. Il joue le rôle «d’observatoire de la société». Il aide le projet à définir ses grandes orientations et à formuler ses thèmes de réflexion.

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Témoignage


Un chrétien chinois a été arrêté avec son frère. Hua Huiqi disait avoir quelque chose à dire au président Bush, alors qu’il souhaitait assister au même office religieux que le président. Son frère, Hua Huilin, a été relâché. Mais il témoigne que son frère n’est pas rentré. Dans une lettre, Huiqi explique que la police l’a menacé de lui briser les jambes après lui avoir rappeler qu’il n’avait rien à faire dans cet office. Il a fini par s’enfuir, mais, effrayé à l’idée de rentrer chez lui, il préfère rester en fuite. Quelques heures avant l’arrivée de George Bush, Hu Jintao avait expliqué qu’aucun “Etat ne devrait avoir peur de l’amour de la religion”.

A part ça, les Jeux Olympiques se passent bien…Prière de souffrir et de mourir en silence !

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Fin de la Conférence de Lambeth : la crise demeure et va s’aggraver

Fin de la Conférence de Lambeth : la crise demeure et va s’aggraver


par Daniel Hamiche

En 1998, au dernier jour de la précédente Conférence de Lambeth, les participants avaient été éblouis par un magnifique feu d’artifice qui avait illuminé, à la nuit tombante, le ciel au-dessus de la cathédrale de Cantorbéry. Cette année, pour sa quatorzième édition, c’est une pluie torrentielle qui s’est abattue sur le campus de l’Université du Kent où se déroulait, le 3 août, la dernière journée de cette assemblée décennale de la Communion anglicane qui n’a rien réglé de ses contradictions et qui s’enfonce dans un schisme “au ralenti”.
Les conclusions de cette conférence sont « absolument vaines et entièrement nulles », pour reprendre, avec une triste ironie, l’expression même qu’utilisa Léon XIII pour qualifier les ordinations anglicanes dans Apostolicæ Curæ en 1896. « Futilité » pour certains participants, « perte de temps » pour beaucoup d’autres et frustration pour tous – y compris pour nos confrères journalistes, traités par-dessus la jambe. Et à quel prix ! Le coût de cette réunion s’élève à quelque 5 millions de £ (6,3 millions d’euros) dont 2 restent à réunir…
Le meilleur résumé de l’inanité ce cette Conférence qui réunissait moins des trois-quarts des évêques de la Communion anglicane – lesquels ne représentaient même pas la moitié des fidèles anglicans –, tient en deux citations du Dr Rowan Williams (photo), primat de la Communion, extraites de son allocution d’ouverture et de son allocution de clôture.
Le 20 juillet, il déclarait : « Nous savons tous que nous nous trouvons au cœur d’un des défis les plus graves qu’ait dû affronter la famille anglicane au cours de son histoire ».
Le 3 août, il concluait : « Au cours de ces jours que nous avons passés ensemble, nous n’avons pas surmonté nos problèmes ni réinventés nos structures : cela prendra encore du temps ».
Du temps ! Toute la stratégie du primat Williams se réduit à cela : gagner du temps, temporiser, renvoyer à plus loin et à d’autres « instruments » de la Communion le soin de “bricoler” des compromis dont au fond personne ne veut et que le primat n’a ni la volonté ni le pouvoir d’imposer.

Lorsqu’en 1998, à la précédente réunion, la Conférence vota la résolution (I. 10, e) stipulant qu’elle « ne pouvait recommander de légitimer ou de bénir des unions de personnes du même sexe, ni d’ordonner ceux qui sont impliqués dans des unions de même genre » [déjà l’idéologie du “genre”], que croyez-vous qu’il se passa ? L’Église épiscopalienne des États-Unis accepta l’ordination épiscopale de Gene Robinson, un homosexuel déclaré, et bénit à tour de bras les unions « de même genre », ce que s’est empressé d’imiter l’Église anglicane du Canada et ce que commence à pratiquer… l’Église d’Angleterre !
On voit ce que valent les « résolutions » votées à la Conférence de Lambeth ! Pour éviter de décider d’une chose et d’en voir appliquer d’autres, le Dr Williams a cru très astucieux de supprimer toute séance plénière des évêques – nous dirions chez nous un synode d’évêques ou un concile – et de les répartir dans une multitude de petits groupes – voir de sous-groupes… – d’une quarantaine de participants, intitulés « Indaba ». Ce mot zoulou veut dire « palabre ». À la différence qu’en Afrique noire un « palabre » se termine toujours par une décision prise, en principe, pour le bien commun du village. À Cantorbéry, les palabres n’ont abouti à rien puisqu’il fallait précisément ne rien décider.

Le long (plus de 40 000 mots) et indigeste document publié le 3 août sous le titre Lambeth Indaba Reflections 2008 n’est même pas une synthèse de ces palabres qui exprimerait des orientations pour la Communion ou préciserait en quoi elle est une unité, mais un pénible résumé des idées qui ont été échangées sur toute une série de sujets… Face aux problèmes mortels qui se sont accumulés dans la Communion anglicane, on était en droit de s’attendre à des canons, à des anathèmes, à des déclarations. Il faudra se contenter d’une médiocre sténographie.
Le Dr Williams a tenté, mezzo voce, de suggérer qu’il serait peut-être avisé de s’accorder sur un moratoire quant aux bénédictions des « unions de même genre ». La réponse de Katherine Jefferts Schori, évêquesse, primat [là je n’utilise pas la forme féminisée du mot] des États-Unis et présidente des évêques épiscopaliens des États-Unis, a été immédiate : aucun besoin d’un moratoire puisqu’on continuera à bénir les « unions de même genre ».
Le Dr Williams a encore tenté de proposer deux autres suggestions pour éviter le schisme et même les schismes annoncés.
– Le « Pastoral Forum », un instrument qui pourrait « punir » – on se demande bien comment ? – les Églises de la Communion qui briseraient le consensus – lequel ? – en matières d’ordinations d’homosexuels et de bénédictions « d’unions de même genre ». Outre que le document visant à constituer cet instrument n’en est qu’à ses « observations préliminaires », le principe même en a déjà été rejeté par l’Église épiscopalienne : « Si c’est quelque chose qui est destiné à punir ou à discipliner, alors je crois que ça ne marchera pas. Nous n’avons pas besoin d’un tribunal et nous n’avons pas besoin d’une entité qui définisse la doctrine » déclarait, sitôt l’annonce faite par le Dr Williams, le 30 juillet, Sergio Carranza, évêque auxiliaire du diocèse épiscopalien de Los Angeles.
– L’« Anglican Covenant » – Alliance anglicane – supposé définir le type nouveau d’unité de la Communion capable de garantir « l’indépendance dans l’interdépendance » comme disait, en son temps, qui vous savez (avec les résultats qu’on a pu constater…). Mais, là encore, nous sommes dans un « processus » qui va prendre du temps. Beaucoup de temps même, car selon le Dr Williams si un premier projet pouvait être rédigé dans un an – mais ce n’est pas sûr –, l’« Anglican Covenant » pourrait, éventuellement, voir le jour à l’horizon 2012 ou 2013.
Il n’est pas très difficile de pronostiquer que le « Pastoral Forum » pas plus que l’« Anglican Covenant » ne verront le jour, à moins qu’ils ne voient le jour quand la Communion anglicane aura finalement implosé, une implosion finale qui, pour le coup, ne relève pas du pronostic mais du simple bon sens.
Rome l’a bien compris. Le temps du dialogue œcuménique, ancienne manière, est révolu. La Communion anglicane est en train de mourir sous nos yeux, ayant éclaté en quatre, cinq ou six gros morceaux. Avec quel morceau dialoguer ? Avec quel interlocuteur prendre langue ? Nous ne sommes plus à l’époque de Ramsey, de Coggan, de Runcie ou de Carey mais à celle de Williams dont plus de la moitié des anglicans ne reconnaissent plus la primauté. Sans doute, comme le déclarait le cardinal Kasper à Lambeth, un dialogue minimum, « plus modeste » – n’ayant plus pour but le « rétablissement d’une communion complète de foi et de vie sacramentelle » – pourra se poursuivre à l’avenir et peut-être « produire de bons résultats, mais il ne sera pas soutenu par le dynamisme que donne la possibilité réaliste de l’unité que le Christ attend ». C’est bien le constat de la fin d’une époque et la fin, peut-être, d’un mirage. Reste à régler le cas des anglicans qui ont rompu – ou qui s’apprêtent à le faire – avec une Communion qui n’était qu’une illusion et un “catholicisme” tout d’apparence, et qui frappent à la porte de l’Église. Il faudra certes du discernement, mais tout faire pour « favoriser leur réconciliation avec l’Église, dans laquelle, soit isolément, soit en masse – ce que Nous souhaitons très vivement – ils peuvent choisir beaucoup d’exemples à imiter » (Léon XIII, Apostolicæ Curæ).

  • Le site de L’Homme Nouveau
  • Americatho, le blog de Daniel Hamiche

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FN : Peine de mort pour les assassins d’enfants

FN : Peine de mort pour les assassins d’enfants


Le Front National a exigé le rétablissement de la peine de mort pour les assassins d’enfants.

“L’émotion ne devrait pas dispenser de poser” les “vraies questions”, a regretté aujourd’hui Bruno Gollnisch, vice-président exécutif du FN.
Il a cité notamment “la question de la sanction suprême et définitive pour les assassins d’enfants” et celle “de la terrible déréliction (abandon, ndlr) de la psychiatrie française”.

Les vraies questions…Quelles sont-elles ? Est-ce vraiment supprimer une vie pour une autre ? La vie d’un criminel vaut-elle celle d’un innocent ? Doit-on réagir sous l’emprise de la passion ? Le catéchisme de l’Eglise catholique, modifié en 1998 sur la question de la peine de mort, est pragmatique (n°2267) :

“L’enseignement traditionnel de l’Eglise n’exclut pas, quand l’identité et la responsabilité du coupable sont pleinement vérifiées, le recours à la peine de mort si celle-ci est l’unique moyen praticable pour protéger efficacement de l’injuste agresseur la vie des êtres humains. Mais si des moyens non sanglants suffisent à défendre et à protéger la sécurité des personnes contre l’agresseur, l’autorité s’en tiendra à ses moyens, parce que ceux-ci correspondent mieux aux conditions concrètes du bien commun et sont plus conformes à la dignité de la personne humaine. Aujourd’hui, en effet, étant donné les possibilités dont l’Etat dispose pour réprimer efficacement les crimes en rendant incapable de nuire celui qui l’a commis, sans lui enlever définitivement la possibilité de repentir, les cas d’absolue nécessité de supprimer les coupables sont désormais assez rares, sinon même pratiquement inexistants.”

Amnesty International estime à l’inverse que la peine de mort constitue un « châtiment cruel et inhumain », qui fait souffrir inutilement, et qui ne freine pas le cycle de la violence. 90% des exécutions ont lieu dans 5 pays : la Chine, l’Iran, l’Irak, les Etats-Unis et le Pakistan. Amnesty International vient faire des campagnes mondiales contre la peine de mort…N’y voyez aucune contradiction.

Toujours est-il qu’une situation d’urgence ou d’impuissance de l’Etat le pousse, pour se défendre, à recourir à la peine de mort et rétablir ainsi l’ordre. La valeur dissuasive de la peine de mort, peut-être. Car l’objectif principal n’est pas la vengeance, mais la préservation de ce qui peut être préservé. En ce sens, la peine de mort est une réaction de défense de la société face à un agresseur.
Mais si la société a les moyens d’enfermer, de traiter et de restreindre les assassins, que doit-on faire ? Pour l’Eglise, il s’agit d’empêcher la disparition d’un être qui peut toujours se racheter. On ne peut rendre dent pour dent. Mais la vie d’un coupable vaut-elle celle d’un innocent ? En tuant, le criminel s’est rendu coupable d’inhumanité. Il a supprimé une vie innocente. La vie humaine n’a pas de prix, paraît-il. Et si elle n’a pas de prix, le coupable ne pourra jamais suffisamment payer son crime. Peut-on compenser la valeur infinie d’une vie humaine par des peines purement matérielles ? La peine de mort constitue donc un moyen de rétablir un semblant d’équilibre. Mais là aussi, le bas blesse. Sur Terre, la vie d’un être inhumain ne peut valoir celle d’un être humain. Et supprimer un être inhumain, un assassin, ne compensera jamais le vide créé par la disparition d’un innocent.

Par conséquent, un Etat faible préoccupé par sa sécurité peut appliquer la peine de mort. Pour les autres, c’est interdit, même si l’horreur du crime pousse à réclamer la mort. Les passions du FN n’ont donc pas lieu d’être, si l’on doit considérer que la France est un Etat capable d’assurer la sécurité des citoyens. Il faut admettre que ce n’est pas le cas. L’Etat est faible, il cherche peu, condamne peu, et réagit souvent sous le coup de la passion. Incapable d’empêcher les émeutes, les assassinats, les meurtres d’enfants ou même d’assurer une surveillance psychiatrique, le FN pose une question des plus pertinentes pour ce qui concerne la France.

Addendum : Marina Petrella vient d’être libérée pour raison de santé. Elle reste sous le coup d’une procédure d’extradition. Mais elle est libre.
Il paraît d’ailleurs que l’irresponsabilité pénale est maintenant très encadrée. On est rassuré.
Un instant, j’ai cru qu’on éviterait la langue de bois. Marina doit être extradée. Et le meurtrier de Valentin doit être jugé en fonction de son irresponsabilité si elle existe. Dans tous les cas, la justice tend à abdiquer face à la tâche. Par souci de respect, on n’ose plus juger, car juger, c’est condamner.

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L’Opus à Toulouse

L’Opus à Toulouse


Un prêtre de l’Opus Dei vient d’être nommé dans le diocèse de Toulouse. L’abbé Franck touzet est membre de l’Opus Dei depuis 1962. Appréciant le travail de l’Opus Dei dans la diocèse, l’évêque a voulu accentuer la présence de l’organisation.
Les médias ne manquent pas de rappeler le passé franquiste de l’organisation. Le socialiste Pierre Cohen s’est dit choqué par une telle décision. Des collabos, vous comprenez…Encore heureux qu’il ne nous ait pas ressorti les thèse éculées du Da Vinci Code…Le Salon Beige s’interroge fort justement :

De quand date la séparation de l’Eglise et de l’Etat? Il serait bon que les conséquences ne soient pas à sens unique.

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Irak : création de milices chrétiennes contre l’extrémisme islamique


Cela devait arriver - et c’est légitime, vu la situation de légitime défense et d’absence d’État - : nous lisons dans le Telegraph que des chrétiens commencent, face à la persistance de multiples meurtres, incendies d’églises et de maisons, enlèvements et viols, à organiser leur propre défense. L’organisation, dans la plaine de Ninive, de barrages tenus par des civils armés de machine guns et de fusils d’assaut a reçu un appui officiel.
Le P. Yusuf Yohannes joint les tâches de prêtre avec celles de coordonner la sécurité à partir d’un ancien bureau postal du village de Karamlis, à 15 km à l’Est de Mossoul. Les paroissiens ont commencé les patrouilles informelles il y a un an, mais l’initiative est devenue une organisation en bonne et due forme, avec 250 employés et l’appui officiel de la base américaine de Mossoul. « Nous risquons la disparition. Je n’ai plus quitté la ville depuis trois ans, à cause du danger. » Des radios fournies par la coalition assurent le contact entre le poste de commande et les gardes à Karamlis et à trois hameaux des alentours. Ainsi, un lourd machine gun émerge du poste de garde de St Barbara Street, en direction d’une rue partagée avec des voisins sunnites. Le but de l’arme est d’effrayer ceux qui projettent un attentat à la bombe dans une voiture, et jusqu’ici et grâce à Dieu, dit le commandant, elle n’a pas été utilisée par colère. Suite à l’appel à l’assistance militaire par le cardinal Delly - le primat catholique chaldéen - en faveur des chrétiens sans défense (puisque les seuls jusqu’ici à ne pas être organisé en milices, très nombreuses chez les sunnites, les chiites, les kurdes), les politiciens locaux s’étaient à Mossoul opposés à la seule solution envisageable à court terme, la création de milices, équipées par la coalition internationale. Ces objections ont été levées, cependant les gardes chrétiens ne sont autorisés que comme auxiliaires de la police iraqienne, et ne sont donc payés que 100 livres, contre 150 pour tout autre milicien dans le pays.

Ces patrouilles ont déjà eu un impact : de nouveaux bâtiments peuvent être construits, et se développe à nouveau la volonté de résister aux exigences des radicaux musulmans. Ainsi, demande le P. Yusuf avec pertinence : « Pourquoi les Chrétiens devraient-ils être arrêtés parce qu’ils ne jeunent pas lors du Ramadan ? Pourquoi les femmes devraient-elles cacher leurs visages si Dieu aime tous les êtres humains ? Nous rejetons ces choses et voulons le droit à notre propre culture. » Le cardinal Delly s’est rendu vendredi dernier à Karamlis pour l’ordination d’un prêtre qui a choisi le titre de P. Paul, en mémoire du récent archevêque-martyr de Mossoul, Mgr Paulos Faraj Rahho.

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Prions pour les Francs-Maçons

Prions pour les Francs-Maçons


Le Blog Maçonnique signale que certains, notamment le site e-prayer, appellent à prier pour la conversion des Franç-maçons.

ISABELLE : FRANC MACON. For Isabelle who is Franc maçon . she doesn’t ear sign God geave to her in her life and go in bad direction in her life. Could you pried for her for becoming free from franc maçon . For her conversion to christ, for a new life for her where she can ear sanctus spirit .. for reveletion for her in her life… For her job where she’s the boss . for a conversion of all of people who work in this place . for the light of Christ come in this place and for her conversion like paul . For the conversion during this summer . For the coming back from her holiday be a very puissant changement … a revelation of the christ come in her …

Ce signalement ne doit pas nous faire oublier de prier pour les Francs-maçons, pour leurs conversions, qu’ils puissent trouver la véritable lumière, qu’ils comprennent que la foi comprend et transcende la raison. À l’approche de la grande fête de l’Assomption, grande fête religieuse française, prions pour les francs-maçons qui ont fait tant de mal en France en influençant les politiques depuis deux siècles (Révolution, Constitution Civile du Clergé, Centralisation, Ecole Laïque, laïcisme, avortement, contraception…). Il n’est pas rare d’en voir se convertir. Espérons et prions. Espérons donc que le blog maçonnique saura faire bon usage de l’aura dont il dispose.

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Remerciements

Remerciements


Don Fortunato Di Noto est un prêtre italien, pionnier dans la lutte contre la pédopornographie. Il a remercié le pape pour son engagement contre la pédophilie. Le prêtre, qui a aidé plus de 600 victimes et qui a contribué à dénoncé plus de 175 000 sites dans le monde entier, a exhorté les prêtres pédophiles à renoncer à leur ministère.

« Je remercie, au nom de tous ces enfants violés et au nom de leurs familles, le Saint-Père Benoît XVI qui, encore une fois, a condamné clairement les prêtres qui se sont salis d’un grave péché et d’un délit contre l’humanité ».

« Je suis sûr qu’avec plus de participation commune, ce fléau saurait être affronté de manière plus incisive. Mais que cela ne devienne pas un prétexte contre l’Eglise qui peut raconter comment, à travers ses œuvres de charité, elle aide les victimes d’exploitation sexuelle, les enfant des rues, les victimes de la pédophilie ». 

En effet, le pape a condamné la pédophilie en renforcant la lutte et en annoncant des mesures préventives contre ce type de crime. Comme aux Etats-Unis, le pape avait souhaité rencontrer un groupe de victimes de la pédophilie.

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Etats-Unis : les catholiques prient régulièrement mais sont peu actifs dans leur paroisse


Moins d’un tiers des catholiques des Etats-Unis déclarent prendre part régulièrement à une activité communautaire ou paroissiale tandis que près de 80% disent prier au moins une fois par semaine, si on en croit la dernière étude du paysage religieux réalisé par “The Pew Forum on Religion and Public Life”.

Le sondage, dont les résultats ont été rendus publics le 23 juin 2008 compile de nombreuses données sur les affiliations relligieuses, la pratique, les croyances et la façon dont la Foi influence le positionnement et l’engagement  politiques, réalisées à partir d’entretiens téléphoniques avec 35 556 personnes entre mai et août 2007.

Seulement 31% des catholiques disent participer mensuellement à au moins une activité proposée par leur paroisse (choeur, travail au service de l’Eglise, catéchisme, activités sociales). 37% de la population étudiée (ce qui inclue de facto les athées, les agnostiques et les personnes ne se reconnaissant dans aucune religion) participe à une de ces activités au moins une fois par mois, soit plus que les catholiques. Chez les protestants, le taux de participation mensuelle est de 49%, avec un pic à 54% chez les évangéliques et à 60% chez les églises protestantes noires. Les mormons ont le taux de participation le plus élevé avec 77%, suivis de près par les Témoins de Jéhovah (76%).

Aux Etats-Unis, 58% des personnes disent prier quotidiennement tandis que 17% déclarent prier au moins une fois par semaine (mais pas quotidiennement). Chez les catholiques, 58% affirment prier quotidiennement tandis que 21% d’entre eux prient au moins une fois chaque semaine (mais pas quotidiennement). La moitié du panel comme des personnes catholiques interrogées déclarent méditer au moins une fois par semaine ou occasionnellement.

Les catholiques lisent moins les Saintes Ecritures que la moyenne des Etats-Uniens. 21% d’entre eux déclarent lire la Bible de façon hebdomadaire (contre 35% en moyenne), 21% mensuellement ou annuellement.

42% des catholiques déclarent se rendre à la messe au moins une fois par semaine tandis que pour 39 autres %, c’est “au moins plusieurs fois par an” (mais pas une fois par semaine). C’est mieux que la pratique globale aux Etats-Unis où 39% des habitants pratiquent au moins une fois par semaine, 33% au moins plusieurs fois par an. La pratique la plus élevée est rencontrée au sein des Témoins de Jéhovah qui déclarent à 82% aller au temple au moins une fois par semaine et 71% plus d’une fois par semaine!

Etrangetés du sondage, 21% des personnes se définissant comme athées déclarent croire en Dieu. De même, 5% des catholiques interrogés disent ne pas croire en Dieu tandis que 5 autres % partagent avec les sondeurs leurs doutes quant à l’existence de Dieu. Idem pour la totalité de la population interrogée. Les plus nombreux à ne pas croire en Dieu sont les personnes se déclarant bouddhistes (19%!) et ceux se déclarant juifs (10%).

La marge d’erreur d’un tel sondage est de 0,6 point pour le panel total et de 1,5 points pour le panel catholique (8 054 personnes interrogées).

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« Si tu veux rester jeune, cherche le Christ » - message du pape aux pélerins et aux Australiens


Le pape est arrivé hier après-midi à Sydney, accueilli au sortir de l’avion par le Premier ministre de l’Australie, Kevin Rudd, l’archevêque de Sydney, Cardinal George Pell, et le chef du gouvernement de la Nouvelle-Galles du Sud (NSW), Morris Iemma, et bien d’autres autorités ecclésiastiques et civiles. Voici la traduction française du message vidéo adressé le 4 juillet…

Au peuple aimé d’Australie et aux jeunes pèlerins participant aux Journées Mondiales de la Jeunesse 2008
« Vous aurez la force de l’Esprit-Saint qui descendra sur vous et vous serez mes témoins. » (Act 1.8)
Que la grâce et la paix de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ soit avec vous tous ! Dans peu de jour, je commencerai ma visite apostolique dans votre Pays, pour célébrer la 23e Journée Mondiale de la Jeunesse à Sydney. J’attends avec beaucoup d’intérêt les jours que je passerai avec vous, particulièrement les occasions de prier et de réfléchir avec les jeunes du monde entier.

Tout d’abord, je désire exprimer mon estime à tous ceux qui ont offert offert tellement de leur temps, de leurs ressources et de leurs prières. Le Gouvernement australien et le Gouvernement provincial du New South Wales, les organisateurs de tous les évènements, les membres de la communauté des gestionnaires économiques qui se sont offerts comme sponsor - vous tous qui avez soutenu généreusement cet évènement, et au nom de tous les jeunes qui participeront à la Journée Mondiale de la Jeunesse, je vous remercie sincèrement. De nombreux jeunes ont fait de grands sacrifices pour pouvoir entreprendre le voyage vers l’Australie, et je prie qu’ils soient largement récompensés. Les paroisses, les écoles et les familles d’accueil qui ont été très généreuses en accueillant ces jeunes visiteurs, méritent aussi notre gratitude et notre estime.
« Vous aurez la force de l’Esprit-Saint qui descendra sur vous et vous serez mes témoins » (Act 1.8). C’est le thème de la 23e Journée Mondiale de la Jeunesse. Comme notre monde a besoin d’une nouvelle effusion de l’Esprit-Saint ! Beaucoup n’ont pas encore écouté la Bonne Nouvelle de Jésus Christ ; beaucoup d’autres, pour différentes raisons, n’ont pas reconnu dans cette Bonne Nouvelle la vérité salvifique qui seule peut satisfaire les attentes les plus profondes de leur cœur. Le psalmiste prie : « Lorsque Tu envoies ton souffle : ils sont créés, Et tu renouvelles la face de la terre. » (Ps 104, 30). C’est ma ferme conviction que les jeunes sont appelés à être des instruments de ce renouveau, en communiquant à leurs contemporains la joie qu’ils ont expérimentée en découvrant et en suivant le Christ, et en partageant avec les autres l’Amour que l’Esprit a déversé dans leur cœur, de sorte qu’ils soient eux-mêmes remplis d’espérance et de gratitude pour tout le bien qu’ils ont reçu de Dieu, notre Père céleste.

Beaucoup de jeunes aujourd’hui manquent d’espérance. Ils demeurent perplexes face aux questions qui se présentent à eux de manière toujours plus pressante dans un monde qui les trouble, et ne savent souvent pas vers qui se tourner pour trouver des réponses. Ils voient la pauvreté et l’injustice et désirent trouver des solutions. Ils sont défiés par les arguments de ceux qui nient l’existence de Dieu et se demandent comment répondre. Ils voient les grands dommages apportés à l’environnement naturel par l’avidité humaine et luttent pour trouver des moyens pour vivre en plus grande harmonie avec la nature et avec les autres.
Où pouvons-nous chercher des réponses ? L’Esprit nous oriente vers celui qui mène à la vie, à l’Amour et à la vérité. L’Esprit nous oriente vers Jésus Christ. Il y a un dicton attribué à Saint Augustin : « Si tu veux rester jeune, cherche le Christ ». En lui nous trouvons les réponses que nous cherchons, nous trouvons les buts pour lesquels cela vaut vraiment la peine de vivre, nous trouvons la force pour continuer le chemin qui conduira à un monde meilleur. Notre cœur est sans repos, tant qu’il ne repose pas dans le Seigneur, comme le dit Saint Augustin au début des « Confessions », le célèbre récit de sa jeunesse. Ma prière est que le cœur des jeunes qui se réunissent à Sydney pour la célébration de la Journée Mondiale de la Jeunesse trouvent vraiment le repos dans le Seigneur et puissent être comblés de joie et de ferveur pour répandre la Bonne Nouvelle parmi leurs amis, leurs familles et tous ceux qu’ils rencontrent.
Chers amis australiens, bien que je pourrai passer seulement peu de jours dans votre Pays, et je ne pourrai pas voyager en dehors de Sydney, mon cœur vous rejoint tous, y compris ceux qui sont malades ou en difficulté de n’importe quel genre. Au nom de tous les jeunes, je vous remercie de nouveau pour votre soutien à ma mission et je vous demande de continuer à prier surtout pour eux. Je conclus en renouvelant mon invitation aux jeunes du monde entier de me rejoindre en Australie, la grande « terre méridionale de l’Esprit Saint ». Je souhaite vous voir ici ! Que Dieu vous bénisse tous.

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Premiers échos des J.M.J.


Après les journées dans les diocèses (Melbourne, Brisbane, Wellington…), les J.M.J. sont dans leur avant-dernière phase, celle d’avant la rencontre avec le Saint-Père. L’Australie, pays des kangourous et des cacamouras, à 25 % catholique, est en train d’accueillir 500 000 pélerins, dont 5000 Français. Pour suivre cet événement, on pourra se reporter aux nombreux directs de KTO, aux émissions spéciales de Radio Notre-Dame, au site officiel, au site officiel français, au site spécial du Jour du Seigneur, à celui de La Croix, à la page spéciale du Daily Telegraph et à la page du Vatican où seront mis en ligne les textes officiels du pape - les différents groupes français de pélerins ont également chacun leur bloc-notes ici. À signaler aussi la mise en ligne du missel pontifical pour toutes les cérémonies liturgiques de ces J.M.J. Le pape est arrivé hier en Australie, et commence à faire la une des journaux d’Australie. De l’avis de plusieurs autochtones, l’événement est de même ou de plus grande importance (*) que les Jeux olympiques de Sydney en 2000.

Ce qui s’est vécu pendant ces journées dans les diocèses (outre de nombreuses conférences et formations, sans compter la rencontre avec les Australiens) : De nombreux Français en Nouvelle-Zélande découvre, outre les danses maoris, les figures de Mgr Pompallier, premier évêque de Wellington et évangélisateur de l’île, et de Suzanne Aubert, missionnaire auprès des Maoris. Messe d’ouverture pour le diocèse de Melbourne ce vendredi au Telstra Dome, grand stade couvert : 40 000 pèlerins des cinq continents, des centaines de prêtres et trente évêques, ambiance festive (danses et chants aborigènes avant la messe), drapeaux nombreux d’Europe et des Amériques, mais aussi du Liban ou de Chine. L’archevêque de Melbourne a insisté sur la grande attente des Australiens, attente d’un témoignage, de la part des pélerins, de joie, de lumière, de fraternité. Dès avant le début des JMJ, il semble que des jeunes australiens retrouvaient le chemin de l’Église.

Les gros médias sont pareils à eux-mêmes : la seule mention des J.M.J. dans le Herald Sun parlait du scandale des prêtres pédophiles (même si Benoît XVI en a parlé dans l’avion, ce n’est pas l’enjeu essentiel d’une rencontre entre jeunes catholiques et avec le Vicaire du Christ - dont le thème est l’Esprit-Saint!); la chaîne de télévision World News Australia réussit à choisir, après avoir parlé de ce même sujet, comme théologien commentateur… un ex-prêtre à la tête d’une pétition en faveur de l’ordination des femmes…
Mieux vaut aller directement à la source, et lire le message de Benoît XVI aux jeunes du monde (il y a aussi un message du Saint-Père au peuple australien et aux pélerins, en anglais ici).

Kristina Keneally, ministre de l’État de Nouvelle-Galles-du-Sud (capitale : Sydney), a indiqué à l’A.F.P. que les J.M.J. sont le « plus grand rassemblement humain cette année après les jeux Olympiques de Pékin ». « Et de fait, pour l’Australie, l’événement est plus grand que les jeux Olympiques de Sydney ».

P.S. : La grande affection de notre Saint-Père pour les chats est connue. Les responsables de l’Opus Dei (dans un centre de laquelle il loge pour l’instant - Kenthurst Study Center) ont songé à lui apporter un chat, du nom de Bella, âgé de 11 mois.

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Le pape s’excusera

Le pape s’excusera


Le pape Benoît XVI devrait s’excuser pour les abus sexuels commis par une certain nomber de prêtres de par le monde. Vendredi dernier, un nouveau cas a été révélé dans la presse australienne.

Les malheurs des victimes ne doivent pas faire oublier que le pape est le chef d’une Eglise comportant plus d’un milliard de personne, et qu’il ne peut s’excuser pour ceux qui n’ont pas commis de fautes. Il s’agit d’une manie introduite par Jean-Paul II, celle qui consiste à céder aux pressions et demander pardon pour des choses dont le pape n’est pas responsable, ni les catholiques dans leur immense majorité. Seul celui qui a commis une faute peut s’excuser ; seul celui qui a subi la faute peut pardonner. Que devient la justice si des autorités demandent pardon pour des coupables supposés envers des victimes supposées ? Les adversaires du christianisme n’ont rien trouver de mieux pour abattre la papauté : l’humiliation publique. A-t-on jamais demander à un responsable musulman de s’excuser pour les abus de certains musulmans ? Leur a-t-on de mander de s’excuser pour le terrorisme islamiste ? Ou pour n’importe quelle autre dérive ? Jamais. Je ne vois pas pourquoi on devrait le faire pour le catholicisme. Bientôt, il nous faudra nous excuser d’être catholique…

Mais attendonds de voir ce qu’il va réellement dire.

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