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Une chaîne porno en moins…

Une chaîne porno en moins…


en Colombie. “Faute de télespectateurs“.

En France, la chaîne pédépornographique Pink TV tente de s’en sortir en remodelant sa grille des programmes.

Mais les opposants à la pornographie pourraient bientôt disposer d’une nouvelle arme (l’article date d’il y a deux ans) : 

John Harmer lutte contre l’industrie pornographique depuis quarante ans. L’hiver dernier, il était prêt à jeter l’éponge. “C’est un univers odieux, et on a énormément de mal à trouver des soutiens financiers.” Puis il a entendu parler du brain mapping, ou cartographie fonctionnelle du cerveau. Aujourd’hui, Harmer a bon espoir. Son objectif ? Broyer la richissime industrie du X comme celle du tabac l’a été en son temps, en démontrant, preuves à l’appui, que la pornographie ne crée pas seulement une dépendance, mais qu’elle nuit également à la santé. Après quoi, déclare Harmer, nous pourrons saisir la justice et porter plainte pour préjudice corporel. Si nous réussissons à obtenir que les industriels de la pornographie soient déclarés financièrement responsables des dommages qu’ils causent, alors on pourra jeter le X à l’égout une fois pour toutes.”
Harmer est président de la Lighted Candle Society (Société de la bougie allumée), qu’il a fondée l’an dernier avec Edwin Meese, ministre de la Justice sous Reagan. Son but ? “Rassembler des millions d’Américains, qui donneront 10 dollars par mois pour allumer une bougie afin que la lumière de la vérité dissipe les ténèbres que fait régner la pornographie.” Une partie des sommes ainsi réunies devrait financer plusieurs mois d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF), afin de mettre en évidence sur le cerveau les effets des images pornographiques. Selon Harmer, le recours à l’IRM devrait coûter au moins 3 millions de dollars.
L’objectif est d’établir de façon incontestable l’existence d’un lien de cause à effet entre le fait de regarder un film porno et celui d’avoir un comportement antisocial. Il existe déjà des recherches montrant que la télévision entraîne une dépendance, ou des études d’IRMF constatant que les images de violence affectent le cerveau. “Mais on n’a encore jamais spécifiquement appliqué l’IRM à la pornographie”, observe Judith Reisman, auteur de The Psychopharmacology of Pictorial Pornography. Mme Reisman qualifie la pornographie visuelle d’“érotoxine”. La pornographie agit sur le cerveau comme une drogue – c’est une drogue.” Regarder des films X déclenche une poussée d’adrénaline qui est ressentie dans le ventre et dans les organes génitaux, ainsi qu’une sécrétion de testostérone, d’ocytocine, de dopamine et de sérotonine, indique-t-elle. “C’est un véritable cocktail de drogues. La pornographie est un excitant extrêmement puissant, qui provoque flash et euphorie. Ce n’est pas un excitant sexuel, mais un excitant mêlant peur, sexe, honte et colère.” Selon Mme Reisman, le 1er amendement de la Constitution américaine, qui garantit la liberté d’expression, ne devrait pas couvrir les images et les films pornographiques, car ceux-ci n’affectent pas le centre de la parole, mais “une zone cérébrale viscérale, non langagière, située dans l’hémisphère droit” du cerveau. La pornographie conduit au viol, aux meurtres en série, aux mauvais traitements infligés aux enfants et à l’impuissance, estime-t-elle. “Chaque fois qu’un homme regarde des images pornographiques, il éprouve de la honte et de la colère. Et il compromet sa capacité à réagir de façon normale… Il ne peut plus tomber amoureux d’une jeune femme, s’émouvoir de la ligne de sa nuque ou de la courbe de sa joue.”

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Omar Harfouch voit du racisme partout…

Omar Harfouch voit du racisme partout…


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Promenade sur la toile (04/09/08)


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Promenade sur la toile (30/08/08)


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Les talibans selon “Mon Quotidien”…

Les talibans selon “Mon Quotidien”…


Perle trouvee dans le journal Mon quotidien (groupe Play Bac, l’éditeur des Incollables) destiné aux 10-14 ans en date du 21 août 2008 p6, en bas a droite.

Définition de “taliban”  =  “qui a des idées religieuses très sévères, surtout pour les femmes”

Rien a voir avec une certaine “religion” !

E-deo invite ses lecteurs à expliquer aux rédacteurs de ce cette propagande visant vos enfants de ce qu’est vraiment l’Islam : monquotidien@cba.fr

Merci à A.

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Rediffusion à 16h et à minuit du Libre Journal des idées politiques de Max Lebrun

Rediffusion à 16h et à minuit du Libre Journal des idées politiques de Max Lebrun


Thibaud Coupry (e-deo) et Pierre Toullec (French friends of the Republican Party)

étaient les invités du Libre Journal des idées politiques, présenté par Max Lebrun

sur le thème

JOHN MCCAIN ET BARACK OBAMA ONT-ILS LES MEMES IDEES POLITIQUES ?

Jeudi 28 août 2008 à midi (en direct) sur Radio Courtoisie, la radio du pays réel et de la francophonie. 

Rediffusion à 16h et à minuit.

 Pour écouter en direct Radio Courtoisie sur e-deo, cliquez ici.

 

Fréquences : Paris et Ile-de-France, 95,6 | Caen, 100,6 | Chartres, 104,5 | Cherbourg, 87,8 | Le Havre 101,1 | Le Mans, 98,8.

Radio Courtoisie est disponible sur Canal Satellite et sur internet.

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Rwanda : le (faux) rapport de force

Rwanda : le (faux) rapport de force


Il est amusant de constater la subjectivsme forcené de certains grands média. Le Monde considère sous un bon oeil le rapport rwandais sur le rôle de la France lors du génocide.

Ces derniers, toujours dans une sorte d’osmose sanguinaire avec les forces armées de l’ancien régime, auraient tenté de parachever les desseins de génocide : armement de miliciens, meurtres de Tutsi, viols et incitations au viol, dissimulations de charniers auraient été le lot quotidien d’une armée française accompagnée de journalistes qui pourtant n’ont rien vu de tel ni d’approchant… Cette partie suffit-elle à retirer toute crédibilité au rapport Mucyo ? Doit-on la rejeter sans autre analyse ? Les auditions de détenus, qui fondent une bonne part du travail d’enquête, sont-elles par nature entachées de suspicion ? Le démenti aussitôt porté par le Quai d’Orsay sur le travail de la commission rwandaise ne peut suffire à refermer un chapitre d’histoire que les Français pressentent douloureux.

On sent derrière ses lignes toute la haine ethnosadomasochiste de la repentance convenue, que nos journaliste du Monde aime à promouvoir. Par souci de tolérance, évidemment. “Ce sera douloureux…De vieilles rancunes ressortiront…Mais il faut le faire…Je comprends votre douleur…Paul Kagame voit resurgir des douleurs qu’il croyait enfouies depuis longtemps…Un passé toujours douloureux…Des blessures encore ouvertes, blalblabla.” Le journaleux appelle à l’approfondissement de l’enquête effectuée par le parlementaire français Paul Quilès en 1998. D’ailleurs, précise-t-il, de nombreux éléments du rapport rwandais sont repris du rapport parlementaire français. Autre phrase, destinée à choquer le cerveau lobothomisé du lecteur moyen :

Les parlementaires français avaient aussi relevé une autre initiative inquiétante de gendarmes français en mission au Rwanda : la création, au Centre de recherche criminelle et de documentation (CRCD), d’un fichier informatisé des personnes politiquement suspectes, qui évoquait à son tour le sinistre “fichier juif” de Vichy, et qui semble avoir eu la même “finalité” en 1994. Le rapport rwandais est beaucoup plus précis : il cite nommément les gendarmes français en s’appuyant sur des fac-similés de documents administratifs.

Bien sûr ! Si Vichy est impliquée…Le procès est déjà jugé. La France devra un jour se repentir du génocide rwandais qu’elle n’a pas provoqué tout comme elle doit se repentir de son passé vichyste.

Après tout, si la France est capable de tuer des enfants avant même qu’ils naissent, elle est bien capable de tuer des noirs sans défense. Elle pourrait même le faire “par souci d’humanité” si j’en crois la rhétorique pro-mort de nos avorteurs “libérateurs”.

Mais Marianne prend la défense de la France. Il faut bien défendre le modèle française des droits-de-l’homme. L’article remet les choses à leurs places en attirant l’attention sur les titres et les rôles attribués par le Rwandais à certains militaires français.

Le problème, c’est que ce document est truffé d’erreurs. Ainsi, non seulement le général Germanos se prénomme Raymond, et non « Yves », mais en plus, à cette date, il n’est pas du tout « chef d’Etat Major des Forces spéciales » mais chef du cabinet militaire du ministre de la défense.
Quant au 7e Rima, il n’existait plus, et Gilles Bonsang ne l’a jamais commandé.

Non, la démocratie universaliste, jacobine et centralisatrice n’est pas encore passée dans le camp de la trahison ethnomasochiste et autodestructrice de la tolérance universelle…

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Promenade sur la toile (11/08/08)


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Haumont : la politique par le vide

Haumont : la politique par le vide


Ne pas déranger les vacances du gouvernement. Il pourrait se soucier des Français dans le besoin. Haumont a connu une tornade le 4 août dernier. 300 000€ et une visite de Michèle Alliot-Marie ne suffisent pas pour réparer les dégâts.
Le journal Marianne, toujours partial, s’en prend néanmoins avec raison à l’absence de réaction du gouvernement. Il a fallu la mobilisation de RTL, qui a consacré plusieurs émissions à Haumont, pour que les politiciens prennent conscience de la gravité de la situation. Plusieurs témoignages et des dons sont parvenus aux sinistrés d’Haumont. Le secrétaire d’Etat à la solidarité, Valérie Létard, s’est exprimé en affirmant que l’Etat allait réagir.
Marianne précise les choses :

Aujourd’hui, jeudi, près de cinq jours après la catastrophe, l’Etat s’est enfin mobilisé. Une réunion a eu lieu à Matignon pour trouver des solutions aux problèmes de logement, évoquer les transports, les problèmes scolaires. Autour de la table, des représentants, des collaborateurs, mais aucun ministre. Dans un communiqué, François Fillon explique qu’il souhaite «une mobilisation exceptionnelle des services de l’Etat» et «réunira l’ensemble des parties concernées dans la semaine du 25 août à Matignon».
Bronzez tranquille, en somme.

Valérie Létard célèbre la solidarité des gens du Nord. Sans se rendre compte que cette solidarité compense l’absence d’Etat. Une absence d’Etat d’autant plus préjudiciable qu’il n’a pu débloquer que 300 000€. L’objectif est de rétablir le chauffage pour Noël.

Cela n’a rien à voir, mais sachez que le gouvernement français dépense en ce début de présidence européenne près d’un million d’euros par jour. Un million, dont les habitants d’Haumont ne verront pas la couleur. A côté des grandes déclarations européennes, ils n’en valent pas la peine.

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Hommage

Hommage


Je critique bien souvent l’incompétence des journalistes en général. Surtout ceux des grands journaux nationaux. Mais je dois avouer qu’il y a parfois de bonnes raisons de ne pas désespérer. Il en va ainsi d’un article du Figaro sur Soljénitsyne, rédigé par Jean-François Colisimo, que je préfère publier ici avant qu’il ne disparaisse.

Une existence placée sous le signe du repentir

Ce jour, Aleksandr Issaïevitch entre pleinement dans la lumière du royaume. L’empire des ombres, il y avait goûté, en avait traversé le néant, lui avait dit adieu et en était revenu, vivant, il y a déjà bien longtemps, au mitan du plus inhumain des siècles.

Un peu plus tôt, Hegel, Marx, Nietzsche, Freud, l’Allemagne philosophique devant qui avait abdiqué l’esprit de l’Europe avaient proclamé la mort de Dieu. Les campagnes russes, bientôt celles de Chine, de Pologne, de Cuba, d’Angola, du Cambodge, entérinaient la mort de l’homme.

Avec son catéchisme manichéen, ses temples manufacturiers, ses rites bellicistes et ses pontifes haineux, une gnose barbare prétendait au rang de religion universelle. Les charniers, qu’elle dressait par milliers pour des millions de victimes, lui tenaient lieu d’ex-voto. Et les intellectuels, au service du parti du progrès, de chiens de garde. Silence, on tue. Ce fut alors que, parmi des râles étouffés, des noms effacés, des cadavres amoncelés, se leva une voix. Des décombres de l’Histoire monta un chant. Une nouvelle Odyssée. La sienne. La leur. La nôtre. Parce que payée du prix eucharistique du sang.

«J’avais affronté leur idéologie, mais en marchant contre eux, c’était ma propre tête que je portais sous mon bras» (Le Chêne et le Veau). Les icônes de Rostov, de Moscou, de Riazan, ayant échappé à la destruction communiste, montrent ainsi Jean, le baptiste et précurseur, après sa décollation, métamorphosé en ange du Jugement, précédant la descente du Christ aux Enfers, lui ouvrant la voie, annonçant la proche résurrection du Verbe. Puissance de l’impuissance de Soljenitsyne, écrivain, parce que martyr ou encore prophète, se sachant soumis à une parole plus grande que la sienne, ayant éprouvé jusque dans sa chair que le désir d’immortalité que parodie la littérature s’accomplit dans l’humilité.

«En taisant le vice, nous le semons»

De ce tournant, à la fois retournement, conversion, ravissement au milieu du chemin de sa vie, devait découler, rare et secrète, la coïncidence en lui de la destinée et de l’œuvre. C’est qu’à rebours de toutes les repentances du monde, l’appel de la vérité avait placé son existence sous le signe radical du repentir. «En taisant le vice, en l’enfonçant dans notre corps, nous le semons» (L’Archipel du Goulag). Le mal ne tient que dans la clandestinité. Il n’est de damnation que celle, volontaire, du mensonge consenti. Et la leçon ne devait pas valoir que pour l’indicible horreur de l’Est. Elle allait s’appliquer au stupide bonheur de l’Ouest, à la bête idolâtrie de l’Occident confondant les biens et le Bien, l’argent et l’ordre, la jouissance et l’honneur.

Impardonnable. Tout comme était impardonnable sa volonté de vivre russe, de penser russe, de parler et d’écrire russe. Aussi, dès qu’il apparut, pour la première fois, comme en chair et en os, incarné, trop incarné, sur l’écran d’«Apostrophes», en 1975, réveilla-t-il la sarabande des énergumènes, adeptes du compromis et maîtres en manipulations… Menteur, réactionnaire, nationaliste, slavophile, tsariste, grand-russe et, au besoin… fasciste, antisémite… Ce fut pourtant Raymond Aron qui, dans ces mêmes colonnes, pressentant la nature biblique du mystère, retrouva l’évidence théologale en osant parler d’un visage illuminé par «un message de charité, de foi et d’espérance».

Combien furent-ils alors, et depuis, à comprendre l’unique vocation de Soljenitsyne ? L’élection qui l’avait saisi, dont il s’était saisi ? Ils se comptent sur les doigts d’une main en France Claude Durand bien sûr, Nikita Struve, Georges Nivat, Olivier Clément… Ce sont eux qui ont escorté l’œuvre, trop méconnue encore, alors que nos enfants, et les enfants de nos enfants, apprendront à lire le XXe siècle dans La Roue rouge.

Mais ce jour, comme pour Dostoïevski, il y a cent ans et plus, c’est ce peuple de Russie, absurde, saint et insensé, plein de péchés, à la démesure de ses piétés, qui fait honte au monde entier et que le monde entier envie, ce sont les pauvres, les humbles, les infirmes, les idiots, les ivrognes, venus des quatre coins de la terre russe, qui accourent en psalmodiant «Mémoire éternelle» pour embrasser et bénir la dépouille mortelle de celui-là seul qui sut les consoler en acceptant, pour lui-même, ici-bas, le lot de l’inconsolation. Et, avec eux, marchant à leurs côtés, invisibles mais présents, tous les morts sans sépulture du goulag, jetés dans la fosse, abandonnés à l’abîme, et ce jour, définitivement sauvés de l’oubli, entrant enfin, à la suite d’Aleksandr Issaïevitch, en sa compagnie, dans la paix du Père céleste.

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Soljénitsyne est mort

Soljénitsyne est mort


A quelques jours des JO de Pékin, un grand du XXe siècle vient de mourir. Et pour un rescapé des camps, Alexandre Soljénitsyne aura fait bonne figure. Qui pouvait prédire en 1945 que le capitaine condamné de l’Armée Rouge pourrait vivre 89 ans ? Du courage, il lui a fallu pour supporter les années d’enfermement. Enfermé pour avoir écrit dans une lettre que Staline s’était éloigné des idéaux de Lénine, il lui faudra supporter le poids de l’absurde et des souffrances physiques. Assigné à résidence, il décide de témoigner pour tous ceux qui ne peuvent plus parler.

Noblesse de l’art que de signer pour les morts ! Car la dénonciation n’y suffit pas. Il faut aussi interpréter, rechercher, expliquer, trouver ce qui motive les hommes à commettre des massacres de masse. La chance lui sourit, Krouchtchev accepte dans sa logique déstalinisatrice la publication de Une journée d’Ivan Denissovitch en 1962. Le retentissement est suffisament important pour lui conférer une aura internationale. Son succès grandit avec ses oeuvres et culmine avec l’Archipel du Goulag en 1973. La mort d’une amie à qui il avait confié se manuscrit le pousse à faire une véritable déclaration de guerre au régime soviétique. La chance, une fois encore, lui vient en aide : une copie du manuscrit parvient à un éditeur parisien, qui publie le livre.

Même exlu de l’URSS, il continue, à l’instar d’un Jean-Paul II, à dénoncer les dérives totalitaires des sociétés modernes. Sa critique du matérialisme occidental lui attire les foudres des certains Américains, qui prétendent qu’il n’a pas compris la démocratie. J’imagine le spectacle : "Vous comprenez, il n’est pas tout à fait comme nous…Les années d’enfermement l’ont un peu perturbé…Il est slave ! Les slaves, vous savez…ils connaissent pas bien la démocratie…Un peu sauvage, les slaves…"

Invité par Philippe de Villiers, il célèbrera l’insurrection vendéenne. Façon de dire que la République française ("lever le menton, prendre l’accent grand-bourgeois ridicule d’un écrivain" comme le dit le Grand Charles) n’est pas parfaite…D’anciens trsoskistes s’en sont émus : Jean-Luc Mélenchon, pour quoi les morts du Goulag ont une meilleure senteur que ceux de Vendée.

Aujourd’hui, il remet le couvert. Il aurait suffi, paraît-il, d’entendre le parangon du bien-pensant et des idées réchauffées, BHL, pour provoquer l’ire du député. Comme s’il avait besoin de BHL pour motiver ses combats crypto-révolutionnaires…Jean-Luc sent donc jaillir en lui les émulations passées autant que passéistes des grande heures de la révolution bolchévique. Son devoir, en digne héritier des utopies génocidaires et des idéologies déshumanisantes, est de reprendre le flambeau communiste pour défendre l’honneur bafouées de la défunte URSS. Le courage des grandes luttes sociale ! Attaquer les morts…Au moins, Soljénitsyne ne pourra pas se défendre…A défaut de lui avoir jamais parlé, il prononce donc sa condamnation posthume sur son blog.

Devant le flot de pieuses pensées émues que le décès de l’inepte griot de l’anti communisme officiel va déclencher il faut rester de marbre. Il faut maintenir un coin d’insolence. Je dis que le départ de Soljenitsyne ne manquera pas à la pensée de notre temps. Soljenitsyne était une baderne passéiste absurde et pontifiante, machiste, homophobe, et confis en bigoteries nostalgiques de la grande Russie féodale et croyante. Je n’oublie pas. Je ne pardonne pas. C’était un perroquet utile de la propagande «occidentale». Utile car au contraire de tous ceux qui avaient dénoncé avant lui le goulag et les camps staliniens, Soljenitsyne était une voix de droite parmi les plus réactionnaire. Les textes de Christian Rakovski et combien d’autres (oserais je mentionner Léon Trotski ?) ne reçurent ni prix Nobel, ni grasses subventions, ni hébergement fastueux, ni aucun des colifichets dorés dont Soljenitsyne fut gorgé comme une bête de commémorations anti progressiste mise à l’engrais.

Il est vrai que Soljenitsyne n’a pas, comme Trotsky, organisé l’Armée Rouge pour la mener aux combats, massacrer les « bourgeois » et les « koulaks » en opérant des réquisitions forcées. Il s’est contenté de combattre pour sa patrie. Il est vrai aussi que Soljenitsyne n’a pas eu le courage de ceux qui abdiquent, comme Rakovski. Trotsky et Rakovski n’ont jamais démenti leur fidélité au régime communiste, même s’ils se sont opposés aux bolcheviques ; ils n’ont jamais dénoncé le Goulag et les massacres arbitraires…On retrouve dans la critique crypto-trotskiste (à moins qu’elle ne soit crypto-socialiste ?) de Mélenchon tous les ressorts de propagande d’une idéologie qui a prouvé sa perversité : dénoncer l’anti-racisme et l’antiprogressisme de ceux qui s’opposent à la gauche, les taxer de subjectivisme, en faire les esclaves d’un parti…Quand bien même le député n’est pas exempt de ces critiques, lui, l’ancien trotskiste reconverti, à la solde de tout ce que la Révolution compte de pervers, de génocidaires, d’idéalistes et de bons sentiments…

La désapprobation d’un tel être est peut-être le plus grand hommage fait à Soljénitsyne. Le mécontentement des frustrés de l’histoire, choqués de ce que l’on dise des vérités sur lui, outré des prétentions liberatrices que son égalitarisme fanatique ne pourra jamais dominer, est le meilleur moyen de prouver la grandeur du défunt. Cracher sur un cadavre, comme pour se persuader que l’on fait quelque chose de grand, et que l’on a quelque chose à défendre. Cracher sur un cadavre, comme pour se persuader que l’on existe encore. Cracher sur un cadavre, en faisant montre de sa profonde insignifiance…Mélenchon nous prouve que Soljénitsyne compte parmi les grands du siècle.

Espérons simplement que la mort de Soljénitsyne sera d’un grand secours à tous ceux qui subissent le régime chinois et qui contestent le triomphe annoncé des Jeux de Pékin.

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Des Saoudiens blanchis

Des Saoudiens blanchis


La plus haute instance judiciaire anglaise, la chambre des Lords, vient de rendre son jugement. Tony Blair a eu raison d’interrompre l’enquête des services anglais portant sur la corruption des dirigeants saoudiens dans le domaine de l’armement. Deux associations militant contre les ventes d’armes avaient porté plainte. Cette affaire aurait révélé l’un des plus gros scandale de l’époque contemporaine.

Durant des années, l’industriel British Aerospace aurait financé, à partir d’une énorme caisse noire alimentée par les ventes de bombardiers Tornado lors du contrat Al-Yamamah, les plaisirs vénéneux de dirigeants saoudiens : parties fines avec des prostituées, voyages de luxe, casinos, restaurants haut de gamme, voitures somptueuses, loges recherchées dans les stades de football les plus en vue, un Airbus, etc. En septembre 2006, les investigations du Serious Fraud Office , chargé de la grande délinquance financière, avaient considérablement avancé.

Concomittente à la vente potentielle de 72 Typhoons anglais, cette affaire aurait pu profiter aux Rafales français si le gouvernement anglais n’avait pas arrêté l’enquête. Tony Blair est convaincu d’avoir agi pour l’intérêt général et pour la sécurité du pays. C’est du moins ainsi qu’il justifie sa décision. L’Arabie Saoudite l’avait menacé. Et la France n’en a pas profité.

Mais le mal est fait. Il est là, quoi qu’on en dise. Et tout le monde sait que la pétromonarchie est corrompue. Ce n’est pas réellement nouveau. Mais c’est une occasion de rappeler que les maîtres de La Mecque ne sont pas désintéressés.

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Ad hominem

Ad hominem


Henri Guaino a publié un article dans Le Monde. Peu intéressant, quand on sait qu’il écrit les discours de Nicolas Sarkozy. Il défend que le discours de Dakar prononcé il y a un an ait été raciste.

Où trouve-t-on une telle doctrine dans le discours de Dakar ? Où est-il question d’une quelconque hiérarchie raciale ? Il est dit, au contraire : “L’homme africain est aussi logique et raisonnable que l’homme européen.” Et “le drame de l’Afrique n’est pas dans une prétendue infériorité de son art, de sa pensée, de sa culture, car pour ce qui est de l’art, de la pensée, de la culture, c’est l’Occident qui s’est mis à l’école de l’Afrique”.

Est-ce raciste de dire : “En écoutant Sophocle, l’Afrique a entendu une voix plus familière qu’elle ne l’aurait cru et l’Occident a reconnu dans l’art africain des formes de beauté qui avaient jadis été les siennes et qu’il éprouvait le besoin de ressusciter” ?

Parler de “l’homme africain” était-il raciste ? Mais qui a jamais vu quelqu’un traité de raciste parce qu’il parlait de l’homme européen ? Nul n’ignore la diversité de l’Afrique.

Nous le savions bien. Il n’y a guère que la gauche pour voir en Sarkozy l’avatar hideux d’un racisme plus ou moins avéré. Je n’aurais rien écris si la réaction socialo-pavlovienne de Pierre Moscovici sur son blog ne m’avait paru profondément exemplaire d’une incompétence chronique de nos dirigeants. Une réaction épidermique dont il ne se cache pas. Et au lieu de répondre sur le fond du texte, il préfère attaquer ad hominem. Guaino est imbu de lui-même, insolent fou d’ambition,etc…Mais rien sur le fond du discours. Le genre : “eh ouais, j’suis comme ça, moi…j’aime pas Guaino et tout ce qu’y fait…j’assume…et d’abord Sarko, c’est un facho…Et Guaino, il veut le remplacer…Et puis il parle que de lui…Guaino, c’est un frustré…Et j’aime pas les gens qui parle pas de moi…et quand je s’rai secrétaire général du PS, il va voir…”

Notre pavlovien forcené croit de bon ton de préciser que le PS n’est pas parfait et qu’il est mal placé pour donner des leçons aux Britanniques. Il devrait également éviter d’en donner au conseiller du président, tant sa critique est absurde. C’est à peu près le même type de critique que pouvait faire Ségolène Royale, incapable de défendre un programme cohérent.  Nul doute que le PS ne risque pas de récupérer une once de crédibilité, même si l’UMP chute dans les sondages.

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Alain Lambert dans le siècle

Alain Lambert dans le siècle


Via François Desouche, nous apprenons l’existence du dîner du siècle, qui se tient tout les derniers mercredi du mois. Il réunit tous les grands acteurs de la vie économique et politique pour discuter des affaires du monde et régler les petits problèmes particuliers…Un député UMP s’est mis en tête d’en diffuser les images. Elles ont été retirées…Et dire qu’ils viennent parler de libre expression au pays des droits de l’homme.

L’oligarchie ploutocrate vie confortablement tandis que le pouvoir d’achat des Français baisse. Ce n’est pas nouveau, mais on n’a jamais autant parlé de transparence et d’autocensure des journalistes que quand la plupart des affaires se règlent en sous-main.

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37 profanations à Mende

37 profanations à Mende


Unitas référence quotidiennement toutes les profanations qui peuvent advenir en France. La dernière remonte à hier, quand 37 croix gammées ont été tracées sur des tombes d’un cimetière de Mende. Il n’y a pas eu de tombes musulmanes ou juives concernées. La seule tombe juive du cimetière a été épargnée.

Et que nous dit le parquet ? “Si ce n’est la connotation des croix gammées, rien ne permet d’affirmer que cet acte a un caractère raciste. “Le parquet précise : “Il ne faut pas faire de cette affaire ce qu’elle n’est pas”. Non, évidemment…Des croix gammées ont été inscrites ; il n’y a rien de raciste là-dedans. Dans leur conception des choses, ce n’est pas la haine, qui pose problème, mais le racisme. Pour eux, la haine n’est pas un péché ; le racisme l’est. Et l’on préfère éluder la haine fondamentale qui est à l’origine d’un tel acte antichrétien. C’eût été des tombes juives ou musulmanes que le racisme n’aurait fait aucun doute.

Unitas s’interroge : “Voudrait-on ne pas lui [la svastika] faire dire ce qu’elle est ?”

Le maire a porté plainte en réclamant de lourdes peines.

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Voitures brûlées : polémique sur les chiffres

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Voitures brûlées : polémique sur les chiffres


De plus en plus d’élus contestent la validité des chiffres avancés par le gouvernement. Dans la nuit du 13 au 14 juillet, le gouvernement annoncait qu’il y avait eu 91 voitures brûlées en Seine-saint-Denis. Le bilan avait été annoncé à 6h du matin. Les élus du département en ont depuis comptabilisé plus de 140. Le premier bilan avait annoncé 20 voitures brûlées à 2h du matin…Marianne titrait alors : “Les Kärcher sont arrivés trop tard”.

Rappelons que pour la France, le compte avait été de 297 voitures brûlées. Au fur et à mesure des plaintes, ce chiffres augmentent considérablement. Les élus ont donc demandé au gouvernement de réviser ces chiffres. Le gouvernement persiste à mentir.

“Pourquoi une telle manipulation des chiffres ? Est-ce pour justifier une baisse des effectifs et des moyens de police dans notre département ?”, s’interrogent Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois, et Stéphane Troussel, président du groupe socialiste et citoyen au Conseil Général.

Ce ne serait pas étonnant…Et aussi pour montrer que la violence n’augmente pas (on n’en est pas encore à essayer de la faire baisser), pour limiter la grogne des Français, qui pourraient remettre en cause les bienfaits de la diversité. Pour se convaincre qu’il y a encore quelque chose à sauver, tous préfèrent voir le semblant d’armée qui nous reste défiler sur les Champs Elysées plutôt que les images de voitures en feu, et la misère qui en découle.

Désormais, Libération parle de 600 voitures brûlées. Le journal raconte que de violents affrontements ont blessé au moins un commissaire à Asnières. Il remarque fort justement à propos de ces informations :

“En été, elles n’intéressent pas les journaux télévisés, chaînes privées et chaînes publiques mêlées. De tout ce qui précède, les 20 heures n’ont pas soufflé mot. La France explose doucement, en silence, paisiblement. Tout va bien. Parlons plutôt du terrible scandale du dopage sur le Tour.”

Il continue en dénoncant le véritable suspens que constitue le vote ou non de la réforme des institutions par Jack Lang, alors que les Français voient leurs voitures partir en fumée… Un article très à propos…

“La France explose doucement, paisiblement”. Il reste que Libération sache prendre la mesure de ces propos en désavouant la gauche et sa politique de “tolérance” envers tous et tout le monde.

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Bakchich : des petits moyens… sans commune mesure avec ceux de la blogosphère conservatrice


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“Modernisation” des institutions : une réforme pour tromper le peuple

“Modernisation” des institutions : une réforme pour tromper le peuple


par Bruno Gollnisch

Le “projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Vè République”, loin de tenir les promesses du candidat Sarkozy, vise à tromper les Français.
Pas d’instauration de la plus petite dose de proportionnelle. Des millions de Français resteront sans une seule voix pour porter l’écho de leurs souffrances et de leurs espoirs dans ce que l’on ose encore appeler la représentation nationale.
Pas de réforme de l’inepte système de parrainage pour l’élection du Président de la République, pourtant presque unanimement contesté lors des dernières élections.
Quelques réformettes servent d’écran de fumée. Le referendum d’initiative populaire est un leurre. Il requiert une pétition de près de quatre millions d’électeurs, l’appui de presque deux cents parlementaires, et le processus peut à tout moment en être interrompu. Le droit d’amendement individuel des Parlementaires disparaît. Au demeurant, les trois quarts de leur activité se résument à la transcription des lois européennes dans le droit français.
La réforme du Conseil de la Magistrature n’affecte en rien la politisation de ce corps. S’agissant du pluralisme dans les Médias, aucune garantie contre les traitements discriminatoires tels que celui que subit le Front National. Au lieu de faire lire un message, le Président pourra venir en personne devant le Parlement, mais ses propos ne donneront lieu à aucun débat. De qui se moque-t-on ?

Le plus grave : la suppression de l’obligation du referendum pour l’adhésion d’un nouveau membre de l’Union européenne. C’est le verrou qui empêcherait l’adhésion de la Turquie. Sarkozy a dit, pour être élu, qu’il était contre cette adhésion. Pour plaire à ses alliés européens et américains, il va maintenant la négocier.

24 révisions depuis 1958, record du monde ! Pauvre Constitution, si violentée que l’on pourrait lui appliquer le mot de Pagnol au sujet d’une dame de mœurs légères : « il n’y a que le tramway qui n’est pas passé dessus ». Ce n’est pas de cette piètre opération que les droits des Français sortiront renforcés.

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Un film comme on n’en voit plus

Un film comme on n’en voit plus


Voici la prochaine vidéo de sensibilisation à la violence conjugale que l’on diffusera largement sur les chaînes de télévision. Elle est faite pour choquer. Et elle est choquante. Aucune “minorités visibles”, “chances pour la France” et autre “personnes de couleur”. Le quota n’est pas respecté ; j’espère que la halde veillera à dénoncer ce fait. Car il ne faut pas oublier que la Seine-Saint-Denis, particulièrement cosmopolite, connait une hausse du nombre de violences conjugales.

Mais non, il faut vous convaincre qu’il n’y a que des Français “souchiens” qui commettent ce type de violences.

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Taslima Nasreen, citoyenne d’honneur de Paris

Taslima Nasreen, citoyenne d’honneur de Paris


Le maire de Paris Bertrand Delanoë a nommé Taslima Nasreen citoyenne d’honneur de Paris. La romancière bangladaise est l’objet de fatwas islamistes qui l’accuse de critiquer l’Islam, le Coran et la charia, qui enferme et asservissent la femme. Elle réclame pour elle et pour les autres femmes musulmanes la liberté à l’occidentale. Admiratrice de Voltaire, Delanoë se devait de la saluer. Il faut bien compenser le vide universelle provoquée par la libération d’Ingrid. Il faut bien trouver une cause de substitution, une situation dramatique, une femme de misère sur laquelle il fera pleurer tout Paris. Après avoir vécu à l’heure Bétancourt, Paris vivra donc à l’heure Nasreen, jusqu’à ce qu’elle soit assassinée, histoire de dire que les larmes étaient justifiées. Peut-être aura-t-elle aussi l’immense honneur de voir son portrait sur la façade de l’hôtel de ville, comme ce fut le cas pour Ingrid.

“Femme d’un courage exemplaire, combattante de la liberté” nous dit Delanoë. Il fait d’ailleurs allusion à Ingrid Bétancourt. Mais le courage de ceux qui subissent n’est pas le courage de ceux qui luttent. Ingrid a beaucoup subi et elle n’a eu de courage que dans l’endurance quotidienne des vexations et des souffrances. Taslima subit un peu, mais elle critique beaucoup. C’est pour cela qu’elle est estimable. Elle assume jusqu’au bout pour expliquer que l’Islam n’est pas l’avenir.

“Votre cause est celle de Paris, parce qu’elle est universelle. (…) Vous incarnez la femme libre et vous renvoyez ceux-là mêmes qui vous persécutent à leur propre enfermement. Jamais ils ne confisqueront votre liberté d’expression. Ils brûlent vos livres mais les mots sont posés, à jamais”. Cette phrase est signée Bertrand Delanoë, qui n’a jamais osé critiquer l’Islam, qui l’a défendu face à l’extrêmisme raciste. Et voilà qu’il récupère une cause universelle qui consiste justement à détruire les fondements traditionnels de l’Islam. Le maire n’est plus à une palinodie près. Nous pouvons être sûr qu’il ne cautionnera pas les soutiens de Mme Nasreen, mais qu’il défendra une femme opprimée, victime du fanatisme et de l’intolérance ( que partage l’extrême droite avec les intégristes).

L’adhésion de Paris à la cause universelle de Taslima Nasreen est également très drôle. Il suffit de se promener dans Paris pour comprendre à quel point cette ville est cosmopolite (ce qui ne signifie pas universelle). Paris, le produit de la culture française, la tour Eiffel, les Invalides, Montmartre, tout cela est bien sûr universel. Même si l’on peut encore se demander comment. Le maire idéalise sa ville au point de ne plus comprendre où mène son universalisme nauséabond.

Et même si Taslima Nasreen se laisse duper par l’illusion de la liberté occidentale, et que j’aime à critiquer sa récupération politique, reconnaissons tout de même le courage des propos suivants, rapportés par l’Express :

Est-ce vraiment le Coran qui est responsable, ou les fondamentalistes qui l’interprètent à leur manière?
Beaucoup de musulmans modernes disent que les fondamentalistes ont tort, que ces derniers ne représentent pas le vrai islam, et que celui-ci n’a jamais prescrit d’assassiner les incroyants. C’est faux! C’est bien l’islam, le vrai islam, l’authentique islam, qui prescrit de tuer les apostats et les incroyants. Cela est explicite dans le Coran. Le Coran dit même que l’on peut tuer les juifs et les chrétiens et que, si on se lie d’amitié avec eux, Allah promet l’enfer.

Ne serait-il pas plus juste de dire qu’on y trouve des versets contradictoires?
Oui, mais c’est uniquement parce que, lorsque Mahomet n’avait pas le pouvoir, il recherchait des alliances politiques avec les non-musulmans. Il se voulait tolérant. Mais, dès qu’il eut le pouvoir, il changea radicalement et commença à parler de massacrer les non-musulmans… Si les fondamentalistes ont voulu me tuer, c’est parce qu’ils veulent vraiment appliquer le vrai islam. Ils sont l’islam authentique. Les musulmans qui souhaiteraient voir les femmes libérées sont en contradiction avec leur doctrine: Allah ne les aurait pas acceptés. Le Coran le dit clairement, et ce sont les paroles d’Allah lui-même: «Les hommes ont autorité sur les femmes du fait que Dieu a préféré certains d’entre vous à certains autres, et du fait que les hommes font dépense, sur leurs biens, en faveur de leurs femmes. Les femmes vertueuses sont obéissantes… celles dont vous craignez l’indocilité, avertissez-les! Reléguez-les dans les lieux où elles couchent! Frappez-les… (4.34).»

Que dit-il de la vie sexuelle des femmes?
L’islam considère la femme uniquement comme un objet sexuel, un objet sale comme de la merde, car le Coran dit textuellement: «Ô vous qui croyez, si vous êtes malade ou en voyage, si vous avez été en contact avec vos excréments ou que vous ayez touché une femme et que vous n’ayez pas d’eau, recourez à du sable [avant de prier] (4.43).» Il dit aussi: «Vos femmes sont un champ de labour pour vous. Venez-y comme vous voulez.» Donc, quand les hommes veulent et comme ils veulent! Que la femme veuille ou non, la question n’est jamais posée! Les hadith précisent que deux catégories de prières n’atteignent jamais les cieux: celles de l’esclave en fuite et celles de la femme qui se refuse la nuit à son mari…

Et le voile?
Il faut savoir que le voile existe uniquement parce que Mahomet était très jaloux de ses amis qui venaient lui rendre visite et regardaient Aïcha, sa femme. Il ne pouvait tolérer cela. C’est alors qu’il dit avoir reçu une révélation d’Allah lui disant que les femmes devaient se couvrir face au regard des hommes. Il imposa donc le voile à Aïcha, et par extension à toutes les femmes. Réalisez aussi que Mahomet a pris Aïcha pour femme quand elle avait 6 ans! Ce qui est, bien sûr, un abus d’enfant. Oui, je pourrais qualifier Mahomet d’abuseur d’enfant. Et le voile est, pour moi, le signe de la plus profonde oppression.

(…)

Il n’y a donc rien à garder du Coran?
Non, parce que maintenant nous connaissons la modernité et les droits de l’homme. J’ajoute que, pour moi, il n’y a pas de conflit entre l’Islam et l’Occident, entre la chrétienté et l’islam; il existe plutôt un conflit entre sécularisation et fondamentalisme, entre pensée logique et pensée irrationnelle, entre innovation et tradition, passé et présent, modernité et antimodernité, entre ceux qui valorisent la liberté et ceux qui ne la recherchent pas. Je défends les musulmans partout où ils sont opprimés, en Inde ou ailleurs quand ils sont en minorité. Je suis contre la violence. La violence n’est jamais une solution. Je sais que la plupart croient en l’islam d’abord par ignorance et parce que les politiciens se servent de la religion pour les maintenir dans l’ignorance. Ce dont nous avons besoin, c’est d’une éducation éclairée. Il y a des siècles, des hommes ont créé l’islam. Le Coran peut être considéré comme un document historique. Je n’ai jamais dit qu’il fallait le détruire, pas plus qu’il ne faut détruire les hadith! On doit le prendre comme un élément de notre histoire passée, mais ne pas chercher à l’appliquer de nos jours.

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Scandale - TF1 verse 72 000 euros pour l’aide aux clandestins !

Scandale - TF1 verse 72 000 euros pour l’aide aux clandestins !


Communiqué :

Hier jeudi 3 juillet, TF1 et son jeu « Qui veut gagner des millions ? » accueillait toute l’équipe du film « Bienvenue chez les Chtis » pour un spécial « Nord ». Les gains devaient aller, comme d’ordinaire, à des associations caritatives.

Or, l’acteur Kad Merad a choisi RESF (Réseau Education Sans Frontières) comme destinataire de ses gains en précisant « ça leur permettra de payer les avocats ». Pas moins de 72 000 Euros seront ainsi versés à l’association de défense des “sans-papiers” !
Les associations du Nord savent donc désormais que Kad Merad n’en a strictement rien à fiche de leurs activités et que pour lui seul compte la solidarité avec un groupuscule politique dont certains membres ont déjà été condamnés par la justice.

On peut, en revanche, se demander comment TF1 peut accepter un tel dérapage dans une émission de divertissement censée venir en aide aux associations caritatives ou tournées vers la recherche médicale. Comment la chaîne peut également accepter de financer un groupe d’extrême gauche dont la nature même de l’activité est de violer les lois de l’Etat, d’un groupe dont les responsables traitent le Ministère de l’identité nationale de « ministère de la rafle »…

On peut aussi de demander si les annonceurs de TF1 dont l’argent sert à financer « qui veut gagner des millions » sont d’accord pour « payer les avocats » d’agitateurs pour qui “les frontières ne devraient pas exister” et délinquants eux-même au terme de l’article L622-1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Autant de questions que le Bloc Identitaire (site) appelle à poser à la maison de production de « Qui veut gagner  des millions » et à la régie publicitaire de la chaîne.

Starling Productions 14, rue Maublanc 75015 – Paris - Tél : 01-53-68-44-00 - Fax : 01-53-68-44-01.

Régie Publicitaire de TF1 : 01 41 41 30 30

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Une libération et une victoire

Une libération et une victoire


La libération d’Ingrid Bétancourt, de 3 Américains et de 11 soldats colombiens est l’occasion d’une grande réjouissance. Ces premiers remerciements ont été pour Dieu et la Vierge. « Je veux d’abord rendre grâce à Dieu et aux soldats de Colombie » a-t-elle déclaré. « J’ai si souvent prié » ajoute-t-elle.

Pourtant, si Dieu n’est certainement pas étranger à une telle réussite, il n’en est pas le seul auteur. C’est à l’issue d’une opération d’infiltration délicate que les Colombiens ont pu libérer ces otages. Un an d’observation et deux mois de préparation ont été nécessaires. Des consultants israéliens ont aidé à cela. Un agent a été infiltré parmi les Farcs pour les tromper. Il a fait croire que Alfonso Cano, le chef des Farcs souhaitait réunir sous sa férule tous les otages. Le transfert devait se faire grâce à un hélicoptère de l’armée, camouflé en ONG factice. Ingrid Bétancourt raconte :

“L’hélicoptère s’est envolé et, tout à coup, quelque chose s’est passé – je ne me suis pas bien rendu compte de quoi – et j’ai vu le commandant guérillero qui, pendant quatre ans avait été si cruel et si humiliant, je l’ai vu au sol, les yeux bandés (…) le chef de l’opération a dit : ‘Nous sommes l’armée colombienne, vous êtes libres’ et l’hélicoptère est presque tombé ! On a sauté, on a crié, on s’est embrassé, on pouvait pas le croire, c’est un miracle” Selon le colonel Luis Gomez, il y aurait eu 5 mn d’intervention pour deux mois de préparation.

 

Aujourd’hui, même un journal comme Le Monde est obligé de reconnaître la victoire d’Alvaro Uribe. Quelques extraits montrent la teneur des propos tenus :

« Alvaro Uribe a gagné contre les familles des otages et contre les comités de soutien à Ingrid Betancourt, qui le suppliaient de céder aux exigences des FARC pour négocier la libération des prisonniers. » Il est tout de même intéressant de voir la gauche reconnaître ses fautes. Il continue : « Les familles des otages – les proches d’Ingrid Betancourt en tête – n’ont jamais ménagé leurs propos contre ce chef de l’Etat plus soucieux de triomphes militaires que d’accords humanitaires. “Je vous hais !”, lui avait lancé Yolanda Pulecio, la mère d’Ingrid Betancourt. Le désespoir l’avait même conduite à déclarer, récemment, qu’elle faisait “plus confiance aux FARC qu’au président de la République”. » Ces jugements apparaissent aujourd’hui comme parfaitement faux et non-avenues.

« Alvaro Uribe triomphe également contre tous les intermédiaires qui se sont essayés à la médiation avec les FARC, et notamment la France qui, depuis six ans, n’a pas ménagé ses efforts – et probablement ses promesses – pour parvenir à la libération d’Ingrid Betancourt et n’a jamais rien obtenu de ces guérilleros intransigeants. » Le journal essaye néanmoins de replacer les scandales qui agitent l’entourage du président Uribe. Mais il ne fait aucun doute qu’ils seront bientôt enterrés, tant la gloire nouvellement acquise lui laisse les mains libres. Le journal conclue donc : « Des dizaines d’otages sont encore aux mains de la guérilla dans la jungle. A la tête d’une association de familles d’otages, Marleny Orejuela considère que “si Alvaro Uribe avait accepté de négocier un accord humanitaire, tous les otages auraient peut-être été libérés”. Elle ne peut retenir un soupir de découragement : “Maintenant qu’Ingrid Betancourt a été libérée, qui, dans le monde, va se soucier des autres ?” »

Une phrase de mauvaise foi. Car bien sûr, maintenant que Ingrid est libérée, Uribe va laisser tomber la lutte contre les Farcs. Ingrid n’était importante que pour les Européens. Mais le président Uribe se soucie également de tous les autres otages, qu’il parvient à libérer progressivement. Alors que les interventions françaises ou vénézueliennes n’ont presque servi à rien (Chavez a libéré quelques otages), c’est surtout la stratégie du président Uribe qui triomphe dans ce cas : promettre des réduction de peines, appeler à la soumission, donner des primes, négocier séparément avec chaque chefs. Les Français voulait collaborer avec les Farcs, comme d’autres ont collaboré avec les nazis. Les Français et Hugo Chavez voulaient une entente, des négociations, une recherche d’accord que les Farcs ne souhaitaient pas. Pendant toutes ces années, la France a servi la cause des Farcs en leur donnant une tribune internationale et en leur octroyant de la crédibilité. Même quand les liens entre les Farcs et Hugo Chavez étaient avérés, le gouvernement français ne s’est pas désolidariser du président vénézuélien.

 

Aujourd’hui, le gouvernement tente de récupérer la libération alors que, de l’aveu de Claude Guéant, la France n’a rien fait pour cette libération. Rama Yade assure fièrement : « la pression internationale, ça marche ». La réunion de chefs d’Etat, que le président Sarkozy avait organisé en février pour faire pression sur Uribe, n’a pourtant rien donné. Les Français suivaient les instructions des fils et filles d’Ingrid Bétancourt, qui ne sont en rien des politiques. Il n’est donc pas étonnant de constater que son rôle a été de perturber l’action du président Uribe plutôt que de le soutenir.

La différence entre les deux réside dans le fait que la France cherche à faire du social quand Uribe fait de la politique. Cet échec patent n’effraye pas le gouvernement français et les médias français, qui réclament leur part de remerciements. Il faut dire qu’Ingrid a remercié la France, les Français, sa famille, le président et Carla Bruni pour avoir participé à la marche blanche organisée en son honneur. Pourtant, les médias français n’ont absolument pas relayé les manifestations mondiales contre les Farcs quand l’on organisait en France une marche blanche pour Ingrid. Et ce n’est pas le fait d’avoir exposé le visage d’Ingrid devant la mairie de Paris qui l’a libéré.

 

Et quelle désillusion pour eux ! Quand l’on demande à Ingrid Bétancourt si elle se représentera aux élections présidentielles colombiennes, elle affiche sous soutien au président Uribe. Elle, l’écologiste (qui représentait 0,5% des voies) de gauche, soutenir Uribe ? Nos médias doivent ravaler leur morgue.

 

Il faut dire que comme toute la famille Bétancourt, ils s’attendent à retrouver la candidate de 2002, une femme idéaliste et engagée, qui n’hésitait pas à distribuer des préservatifs ou du viagra, quitte à choquer. Ils pensent que 6 ans de détention dans la jungle ne l’auront pas changé. Ils pensent retrouver la candidate de 2002 pour laquelle nous pleurions tous.

 

Il est certain que si elle continue à remercier Dieu en premier lieu, elle tombera très vite en disgrâce : il suffit pour cela de ne plus en parler…

De même qu’ils n’ont rien dit de Aïda Duvaltier, otage franco-colombienne morte en 2006. Mais elle ne représentait aucun enjeu politique pour la gauche française.

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Portraits de ce siècle : Ann Coulter

Portraits de ce siècle : Ann Coulter


Ann Coulter ou l’avenir du journ