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Erdogan admirateur du responsable de la mort de nos soldats en Afghanistan…

Erdogan admirateur du responsable de la mort de nos soldats en Afghanistan…


Lu dans Le Monde du 20 août 2008 :

La région de l’embuscade, située au nord de Kaboul, a longtemps été sous l’emprise du mouvement islamiste Hezb-e-Islami du chef de guerre Gulbuddin Hekmatyar. Cette organisation est toujours présente, mais l’implantation radicale s’est largement diversifiée (…). C’est cette coalition d’insurgés, taliban afghans et combattants d’Hekmatyar, alliés aux taliban pakistanais et à Al-Qaïda, qui a tendu un piège mortel aux soldats français.

Lu dans Présent de mardi 26 août 2008 :

Une semaine avant l’embuscade qui a tué nos soldats, Gulbuddin Hekmatyar avait été étrillé. Une de ses bases, dans le Waziristan du Sud (zone frontalière du Pakistan) avait été pilonnée par les alliés. Lors de l’assaut qui suivit, dix islamo-terroristes avaient été tués.

Qui est Gulbuddin Heykmatyar ? Un responsable sunnite islamo-terroriste réputé. Parmi ses admirateurs, l’actuel Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, à qui certains voudraient donner la clef pour entrer dans l’Europe…

La photo que nous reproduisons est parue le 10 juillet 2003 dans le journal turc Star. On y voit Recept Tayyip Erdogan agenouillé en signe d’allégeance devant Gulbuddin Hekmatyar. Dans son livre, La Turquie dans l’Europe, un cheval de Troie islamiste ?, le géo-politicien Alexandre del Valle rappelait que ledit Hekmatyar est « un des chefs terroristes afghans les plus recherchés par les polices du monde ».

A l‘époque, cette photo prise à Istanbul, dans le quartier du Fatih (« la victoire ») avait scandalisé les milieux turcs laïques de Turquie. Elle n’avait pas soulevé la moindre émotion chez les membres de l’Union européenne… (…)

A lire dans Présent du 26 août 2008 :

  • Le fichier Edvige au centre de la polémique
  • Suite de l’entretien commencé samedi avec Jacques et Marie-Claude Bompard, maires d’Orange et de Bollène
  • Un droit (discriminatoire) à la sépulture pour les enfants morts-nés
  • Le Figaro ou La Pravda
  • etc

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Le Janus géopolitique

Le Janus géopolitique


Le président soudanais Omar el-Béchir se rendra la semaine prochaine en Turquie, pour son premier déplacement à l’étranger depuis son inculpation pour génocide par la Cour pénale internationale, selon des sources proches du président. Il participera les 19 et 20 août au sommet Turquie-Afrique à Istanbul.

Ce n’est pas tout. La Turquie a accueilli le président iranien Ahmadinejad pour tenter une médiation sur le nucléaire iranien tandis que des dizaines d’attentats se sont perpétrés dans le pays depuis quelques années. L’islamisme ou le nationalisme turc vous inquiète ? Le passé douteux des chefs islamistes comme Erdogan n’est pas vraiment de nature à rassurer. Le premier ministre actuel avait été condamné pour avoir cité le poète Ziya Gökalp en 1998 :

« Les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées nos casernes et les croyants nos soldats. Personne ne pourra faire taire la prière du muezzin ! Même si le déluge nous tombe sur la tête et les volcans déversent leur lave sur notre chemin, jamais nous ne ferons marche arrière. »

La Turquie entretient un rapport ambigu avec l’Occident, qu’il soit américain ou européen. Elle est réputée pour être un pays laïc, allié des Etats-Unis et d’Israël, admirateur de la politique de Mustapha Kémal, modèle de tolérance parmi les pays à dominante musulmane. Plusieurs éléments sont mis en avant aux yeux des occidentaux : ceux qui souhaitent qu’elle n’intègre pas l’Union Européenne y voient le « cheval de Troie des Etats-Unis ». Les autres y voit un pays laïc et moderne. Ces deux conceptions s’opposent dans les débats européens.

Un « Janus géopolitique »

La réalité est tout autre. Les Turcs qui souhaitent l’intégration de la Turquie à l’Union Européenne mettent en avant le modèle laïc qu’ils ne respectent pas. Ce sont les islamistes du parti AKP, du premier ministre Erdogan. Ils sont de plus en plus nombreux, soutenus et relayés par de puissantes organisations comme la Suleymanciyya ou la Naqshbandiyya. Le parti kémaliste s’oppose à eux sans réelle emprise sur la société. L’armée constitue le véritable contre-pouvoir laïc en Turquie. Elle fait partie des organismes de contrôle et de censure des médias. Les militaires s’opposent à l’intégration européenne, car ils y voient une grave compromission de l’indépendance turque. Pour les Turcs, le Derin Devlet (l’Etat profond) doit être maintenu à tout prix. Ils sont intransigeants sur ce point. De l’autre côté, les islamistes recherchent les fonds structurels qui permettraient à la Turquie de devenir une puissance régionale incontournable. Car la Turquie s’appuie sur l’Europe pour essayer de contrôler l’Asie. Elle constitue ce que Alexandre Del Valle appelle un « Janus géopolitique » (Le dilemme Turc), en référence au dieu à deux faces. Elle entretient de solides relations avec les pays turcophones d’Asie Centrale et avec le Moyen Orient, mais elle s’appuie sur l’Europe.

L’intégration de la Turquie à l’Union Européenne a été soumise à 4 critères essentiels, les « quatre conditions de 1987 » : la promulgation et le respect des droits de l’homme, la reconnaissance du génocide arménien, le respect des minorités chrétiennes, juives et kurdes ainsi que la reconnaissance de Chypre. Le reste des réformes est une question d’économie. Peu à peu, l’Union Européenne tente d’imposer des réformes au gouvernement turc. Celui-ci en fait beaucoup, mais ne fait rien pour la liberté des religions et des minorités. Aucune des quatre conditions n’est vraiment remplie. Le gouvernement ne fait rien sur ce qui pourrait induire une perte de souveraineté. En 2004, le commissaire européen à l’élargissement, Günter Verheugen, reconnaissait que « la pratique de la torture n’est plus systématique en Turquie ». On est rassuré sur les droits de l’homme…Les temps d’antenne des minorités sont considérablement réduits. La propagande officielle laisse entendre que non seulement les Turcs n’ont pas génocidé les Arméniens, mais qu’en plus ils ont été victimes des violences de guérilleros arméniens. Les Chrétiens sont toujours victimes de discriminations, tout comme les Juifs et les Grecs musulmans.

Pour les minorités et les religions, l’intégration européenne est un espoir de liberté. Ils estiment que l’action de l’UE devrait les libérer progressivement. Les derniers séminaires chrétiens ont été fermés récemment. La religion est inscrite sur le passeport turc à des fins de contrôle renforcé.

La Laïcité turque

« La Turquie est laïque, mais moi, je suis musulman. » (Türgüt Özal, ancien premier ministre turc). Tel est l’adage qui prédomine la politique depuis les années 1980. Ce n’est pas précisément ce que l’on entend lorsqu’en France, nous débattons de la laïcité. Le kémalisme laïc est mort dans les années 1960 avec les lois rétablissant les appels publics à la prière, les associations et des partis islamistes, et les cours de religion dans les écoles. La réislamisation du pays commença à cette époque. Depuis, l’armée effectue de temps à autre des coups d’Etat pour rétablir les principes du kémalisme, sans réellement y parvenir. En effet, aujourd’hui, il est impossible aux militaires de résister à l’ascension islamiste. Ils sont progressivement évincés des conseils de surveillance…Les attentats islamistes ou identitaires se multiplient contre les touristes, contre les minorités, témoignant d’une montée en puissance des mouvement radicaux. Récemment, le camp laïc n’est pas parvenu a faire interdire l’AKP par le conseil constitutionnel. Il a manqué une voie…Mais pour l’heure, l’AKP devra se montrer prudent s’il ne veut pas subir les foudres des laïcs. La loi sur le port du voile dans les universités n’est pas passée, mais elle a laissé des traces au sein du conseil constitutionnel.

L’abandon de l’UE

Sous le coup des plaintes du gouvernement islamiste, qui accuse l’Union de ne pas reconnaître les progrès politiques de la Turquie, l’UE abandonne ses positions. La Grèce a levé son veto sur l’intégration de la Turquie, et la Commission reconnaît les efforts faits par le gouvernement. Progressivement, alors qu’il s’agit d’encadrer l’Islam turc, le cadre laïc dérive avec l’Islam. Le gouvernement français s’est montré favorable à l’intégration turque, avant le référendum sur la constitution européenne de 2005, et l’ouverture des négociations d’adhésion en octobre 2005. Il n’est pas inutile de préciser que depuis l’ouverture des négociations, la Turquie n’a pas avancé dans les réformes demandées par l’UE. L’Union, dans son aveuglement, demande également une réforme de l’armée. Celle-ci doit perdre son influence, pour écarter tout risque de dictature ou de coups d’Etat. Par conséquent, l’Europe demande à ce que la seule force laïque de Turquie disparaisse…

Un “allié” américain

La Turquie est un allié de circonstance. Car l’antiaméricanisme va bon train dans ce pays. Les romans les plus populaires sont ceux qui décrient les USA. L’Amérique est constamment soupçonné de vouloir affaiblir la Turquie. Le pays avait refusé de prêter ses bases militaires aux USA pour envahir l’Irak. Comme allié, on a vu mieux…Le roman Metal Firtina (« Tempête de métal ») raconte la résistance turque à une invasion américaine de la Turquie. Le livre a battu tous les records de ventes de livres, car 82% des Turcs pensent que les USA représentent une menace pour leur pays. En 2005, l’ambassadeur américain Eric Edelman dut démissionner après avoir demandé à la Turquie de s’unir à tous les gouvernements pour contraindre la Syrie à se retirer du Liban. Les réactions furent trop violentes…

L’allié israélien n’est pas en reste. Les Juifs ne sont pas les mieux considérés en Turquie. Le 31 janvier 1997, la municipalité islamiste de Sincan organisa la « nuit de Jérusalem » encourageant les petit Turcs à imiter le Hamas et le Hezbollah dans les rues de la ville. Dans Une aventure de turquisation, Rifat Bali raconte les violences qui eurent lieu à l’égard des Juifs entre 1930 et 1950. Il n’est donc pas étonnant que Mein Kampf, le testament politique d’Hitler ou les protocoles des sages de Sion soient encore très vendus de nos jours (Mein Kampf a été publié 45 fois entre 1940 et 2005) en Turquie.

Ceux qui s’opposent à l’intégration de la Turquie comme « cheval de Troie » des USA se trompent. Nos Philippe de Villiers et Dupont-Aignan n’aiment pas qu’on leur précise que la Turquie est particulièrement antiaméricaine. Et leurs adversaires n’aiment pas qu’on leur rappelle que la Turquie est sous contrôle d’un pouvoir de plus en plus islamiste et raciste.

En conflit contre tous ses voisins

La Turquie est en conflit avec tous les pays limitrophes, et bien plus encore. 73,5% des Turcs pensent qu’ils sont entourés d’ennemis. Elle n’aime pas beaucoup l’Arménie. Elle reste l’allié indéfectible de l’Azerbaïdjan turcophone, en conflit pour le Haut-Karabakh avec l’Arménie. La Turquie est également en conflit avec la Syrie, qui lui dispute le territoire d’Alexandrette, cédé par la France en 1938 pour avoir la paix. Elle est en conflit avec Chypre, et avec la Grèce. Une à deux fois par jours, elle se permet de violer l’espace aérien grec en survolant la mer Egée sans autorisation. Par peur, la Grèce a cédé et levé son veto. Elle est en conflit avec l’Irak, soupçonné d’abriter la base arrière des rebelles kurdes…Enfin, sa politique de l’eau la place en délicatesse avec la Syrie et l’Irak.

Et on voudrait l’intégrer…

Dans Le dilemme turc, Alexandre Del Valle en témoigne : les frontières turques ne sont pas sécurisées. N’importe qui peut passer. Si l’Europe devait l’intégrer, elle rejetterait le contrôle de la frontière à la Turquie, incapable d’endiguer les flux terroristes.

Intégrer l’UE, pourquoi faire ?

Forte d’une importante communauté turque en Europe (100 000 Turcs en Alsace, soit bien plus que le nombre de chrétiens en Turquie), elle compte intégrer l’Union Européenne pour se donner les moyens de sa puissance. Elle serait un pont important entre l’Europe et l’Asie. En effet, elle entretient des liens privilégiés avec les pays turcophones d’Asie centrale. L’Europe aurait donc tout intérêt à intégrer la Turquie pour influencer l’Asie centrale et sécuriser les approvisionnements en pétrole. Dans cette position, la Turquie deviendrait indispensable. Son pouvoir en serait considérablement accru. Avec 100 millions d’habitants dans une décennie, elle contrôlerait le Parlement et la Commission Européenne, instrumentalisant ainsi les pays européens. Elle pourrait donc dominer une partie de l’Europe et une partie de l’Asie. « Dreaming West, but moving East » (Rêver de l’ouest, mais agir à l’est) tel est le slogan des élites d’Ankara, souvent répété pour montrer qu’elles ne sont pas vendu à ceux que les journalistes appellent les « américano-sionistes ».

Car ce dont rêve les islamistes est le califat, c’est-à-dire l’héritage politique du prophète. L’empire ottoman était pendant des siècles le phare et l’exemple de la civilisation musulmane. Les descendants des Ottomans ne l’ont pas oublié. On n’efface pas 500 ans de Califat avec une révolution kémaliste. Pour les islamistes, la Turquie doit restaurer le Califat.

De plus en plus, les Turcs eux-mêmes peinent à comprendre la politique du gouvernement. Les musulmans méprisent l’Europe et le gouvernement islamiste. Accusé d’avoir abattu la Califat, le kémalisme est de plus en plus discrédité. La division s’immisce dans la vie politique, marquée de plus en plus par les attentats.

Et la Turquie voit progressivement son rêve européen s’éloigner au fur et à mesure que l’islamisme se renforce. Mais le débat reviendra.

Vous aviez dit laïque, proaméricaine et pro-israélienne ? A l’heure où Israël menace l’Iran d’une guerre, on a vu des alliés plus fiables…

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Promenade sur la toile (14/08/08)


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“Modernisation” des institutions : une réforme pour tromper le peuple

“Modernisation” des institutions : une réforme pour tromper le peuple


par Bruno Gollnisch

Le “projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Vè République”, loin de tenir les promesses du candidat Sarkozy, vise à tromper les Français.
Pas d’instauration de la plus petite dose de proportionnelle. Des millions de Français resteront sans une seule voix pour porter l’écho de leurs souffrances et de leurs espoirs dans ce que l’on ose encore appeler la représentation nationale.
Pas de réforme de l’inepte système de parrainage pour l’élection du Président de la République, pourtant presque unanimement contesté lors des dernières élections.
Quelques réformettes servent d’écran de fumée. Le referendum d’initiative populaire est un leurre. Il requiert une pétition de près de quatre millions d’électeurs, l’appui de presque deux cents parlementaires, et le processus peut à tout moment en être interrompu. Le droit d’amendement individuel des Parlementaires disparaît. Au demeurant, les trois quarts de leur activité se résument à la transcription des lois européennes dans le droit français.
La réforme du Conseil de la Magistrature n’affecte en rien la politisation de ce corps. S’agissant du pluralisme dans les Médias, aucune garantie contre les traitements discriminatoires tels que celui que subit le Front National. Au lieu de faire lire un message, le Président pourra venir en personne devant le Parlement, mais ses propos ne donneront lieu à aucun débat. De qui se moque-t-on ?

Le plus grave : la suppression de l’obligation du referendum pour l’adhésion d’un nouveau membre de l’Union européenne. C’est le verrou qui empêcherait l’adhésion de la Turquie. Sarkozy a dit, pour être élu, qu’il était contre cette adhésion. Pour plaire à ses alliés européens et américains, il va maintenant la négocier.

24 révisions depuis 1958, record du monde ! Pauvre Constitution, si violentée que l’on pourrait lui appliquer le mot de Pagnol au sujet d’une dame de mœurs légères : « il n’y a que le tramway qui n’est pas passé dessus ». Ce n’est pas de cette piètre opération que les droits des Français sortiront renforcés.

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L’Europe en panne d’identité

L’Europe en panne d’identité


Jean-François Mattei signe une tribune dans Le Figaro. Extrait :

Doit-on pour cela non seulement refuser les racines chrétiennes, parce que l’Europe, selon les beaux esprits, n’est pas un club chrétien, mais aussi ses racines grecques, car, ont insisté les mêmes, la Grèce était esclavagiste, et bientôt ses racines rationnelles, puisque les Lumières n’ont éclairé qu’un esclavage qui répugne aux Indigènes de la République ? Faut-il enfin abolir tout passé, et donc toute identité à force de le juger à défaut de l’assumer ?

Contre ce refus qui oscille entre la mauvaise foi et la bonne repentance, Karel Kosik, le philosophe marxiste tchèque, affirmait que «l’Europe, c’est la Grèce antique, le christianisme, les Lumières c’est Diderot, Mozart, Kant». Mais c’était pour déplorer, dans Un troisième Munich ?, que ce monde n’existe plus quand l’Europe postcommuniste se trouve vouée au «rien» ou au «trop-plein de vide». Que pourrait-elle alors promettre à ses habitants ? L’Europe sera promise à elle-même quand elle fera vivre la culture commune qui a forgé son âme. Elle saura alors qui elle est et quels pays peuvent s’en réclamer, car une promesse n’a de sens que si elle tient à elle-même, c’est-à-dire à son identité.

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Présidence, pour faire quoi ?

Présidence, pour faire quoi ?


Alors que Paris prend aujourd’hui la présidence du Conseil de l’Union Européenne, le président polonais vient de refuser de ratifier le traité de Lisbonne. Compéltant le non irlandais, ce nouveau refus risque de compromettre gravement l’avenir du traité. Il entraînera peut-être une désaffection de la république tchèque. L’effet domino, comme on dit.

“Il est difficile de dire comment cela finira. En revanche, l’affirmation selon laquelle il n’y a pas d’Union s’il n’y a pas de traité n’est pas sérieuse” affirme le président polonais. En ce qui concerne d’une éventuel isolement diplomatique de l’Irlande, il continue : “Si on brise la règle de l’unanimité une fois, elle n’existera plus jamais. Nous sommes trop faible pour accepter ce genre de solution.”

Un échec du traité de Lisbonne serait pour la diplomatie française un aveu d’incompétence. Sur l’environnement, le président a déclaré ne pas pouvoir mener de réforme avant la fin du mandat français. Aveu d’incompétence ? Le président français affirmait dans une récente intervention qu’il fallait “Faire de l’Europe un moyen de protéger les Européens dans leurs vies quotidiennes.” Cela signifie-t-il que le gouvernement français est incapable d’assurer la protection des Français ? Un aveu d’incompétence, là aussi. Il faut ajouter que les 27 ont refusé que la France baisse la TVA sur le pétrole. Comment rendre l’Union Européenne populaire ? Les Français râlent contre un pétrole trop chères, mais les 27 ne veulent pas les écouter. C’est une équation inssoluble. Depuis 2002, la France réclame pour la restauration une TVA à Taux réduit (5,5%). Les autres pays, l’Allemagne en tête, s’y oppose foncièrement. Comment veut-il rendre l’Europe populaire ?

Dans le même temps, la majorité parlementaire passe outre la volonté du Sénat et l’opinion publique en aménageant le référendum prévu pour toute nouvelle intégration à l’UE. Pour ne pas déplaire à Ankara, la majorité voudrait que le référendum soit empêché si la Parlement a déjà voté pour une ratification par voie parlementaire. Comment cette majorité et le gouvernement pro-européens veulent-ils rendre l’Ue populaire alors qu’eux-mêmes ne le sont pas, alors qu’ils négligent la volonté populaire ? Comment rendre l’UE populaire alors que la majorité et le gouvernement passe outre la volonté populaire et refuse la tenue d’un référendum français en ce qui concerne le traité ? Autant de contradiction et d’incompétence que le gouvernement ne pourra pas résoudre aisément.

La présidence française est mal partie.

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Désaveu du Sénat


Hier, le Sénat a désavoué l’une des mesures importantes de la réforme des institutions : soumettre au référendum l’entrée dans l’Union Européenne de tout nouveau pays représentant plus de 5% de la population de l’UE.

Le Sénat a soutenu la commission sénatoriale des affaires étrangères, qui estime que “le dispositif proposé par l’Assemblée nationale pourrait paraître dirigé contre un Etat ami et allié de la France, en l’occurrence la Turquie” et était “susceptible de porter un grave préjudice aux relations diplomatiques entre la France et ce pays”. Ils laissent donc au président la faculté de choisir entre le référendum ou la consultation parlementaire pour valider l’intégration d’un pays.

Le gérontes de la démocratie ont donc décidé. Leur prudente sagesse s’est exprimée. Non, nous ne voterons pas l’entrée de la Turquie. Elle s’était montrée fâchée de la décision prise par la majorité dans le cadre de la réforme des institutions. La France se couche quand la Turquie montre les dents. Mais pour cela, il fallait se convaincre que la Turquie compte. Le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères avait mis en garde les parlementaires contre une rupture “plus grave qu’on ne le croit”. Si c’est plus grave qu’on ne le croit, alors nous nous devons à la prudence. Peut-être dira-t-on la même chose quand la Georgie, la Moldavie ou l’Ukraine voudront intégrer l’UE. Mais il faudra le répéter haut et fort pour convaincre tout le monde.

Mais les sénateurs sont particulièrement influençables par la Turquie ou par les déclarations politiciennes. J’ai cru un temps que si Georges Frêche avait renoncé à se présenter aux sénatoriales, c’était parce qu’il avait compris que cette institution ne servait plus à rien si ce n’est à consentir tacitement au lent démantèlement d’un pays autrefois respectable. Mais non. Il y renonce parce que les divisions socialistes l’y ont poussé.

Il est tout de même curieux de voir que l’Etat soit si fort contre les faibles (les foetus, les familles), et si faible contre les forts (Turquie, parlement).

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Reportage de “Soir 3″ sur nos amis de “Belgique et Chrétienté”


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Quand l’européisme s’affiche ouvertement hostile à la démocratie


Lu dans L’Action Française 2000 du 17 avril 2008 :

Le Président de la République a confirmer son intention de retirer de la Constitution française l’obligation de soumettre à un référendum les prochains élargissements européens. On s’inquiètera de voir sauter ce “verrou antiturc” (pour reprendre l’expression de Libération), introduit par Jacques Chirac pour des motifs politiciens. On se félicitera, en revanche, de certains commentaires dont la lucidité résulte, paradoxalement, d’un européisme patenté ; ainsi Jean Quatremer écrit-il sur son blog : “pourquoi supprimer un tel référendum ? Tout simplement parce que l’ensemble de l’Union européenne et les pays candidats sont devenus les otages du peuple français dont la décision n’obéira pas qu’aux intérêts diplomatiques de la France mais sera surdéterminée par des considérations de politique intérieure.” A bas la démocratie !” 

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«L’assimilation est un crime contre l’humanité»


a martelé dimanche -en langue turque devant un parterre de 16 000 Turcs- à Cologne, puis de nouveau mardi devant le parlement turc à Ankara, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

Cette déclaration a provoqué un véritable tollé au sein de la classe politique allemande. «Nous ne voulons pas de société parallèle en Allemagne», s’est offusqué le chef de la fraction sociale-démocrate au Bundestag, Peter Struck. Son alter ego conservateur reproche au Premier ministre turc de «s’immiscer dans les affaires intérieures allemandes» et appelle les Turcs d’Allemagne à faire preuve de «loyauté» envers leur pays d’accueil. Les libéraux, dans l’opposition, s’indignent de propos en faveur de la création d’une «petite Turquie» en Allemagne.

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UE : parole de “démocrate”


« D’abord nous décidons quelque chose, ensuite on le lance publiquement. Ensuite nous attendons un peu et nous regardons comment ça réagit. Si cela ne fait pas scandale ou ne provoque pas d’émeutes, parce que la plupart des gens ne se sont même pas rendus compte de ce qui a été décidé, nous continuons, pas à pas, jusqu’à ce qu’aucun retour ne soit possible… »

Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois, ancien responsable de la Banque mondiale et de la BERD, en 1999 dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.

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La Turquie discrimine…


les entreprises françaises.

C’est ce qu’avoue sans ambages Esref Hamamcioglu, directeur de la branche turque de Sodexho, selon qui « on ne peut pas séparer le politique et l’économique quand les déclarations sur l’adhésion de la Turquie sont perçues comme des déclarations de guerre. En ce moment, à compétence égale entre deux entreprises, c’est toujours la française qui sera écartée. »

C’est ainsi que Gaz de France ne participera pas au projet de gazoduc Nabucco, comme n’a pu que le constater pudiquement Hervé Novelli dès le lendemain de son arrivée : « La Turquie a pris une décision. Cette exclusion est un choix politique. L’offre de GDF est donc retirée. Nous le regrettons. Techniquement et économiquement, elle avait pourtant toutes les chances d’être retenue. »

La France nouvelle tête de Turc ?

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Les trois droites de Paul-Marie Couteaux


Le blog “5 Years Later” publie la seconde partie de son passionnant entretien avec le député français au Parlement européen Paul-Marie Couteaux. Extrait :  

“Il y a trois catégories de gens à droite. Il y a les minoritaires qui ne veulent pas entendre parler de la politique menée par l’actuel président de la république en considérant qu’elle n’est pas à droite et qu’elle est une espèce de politique soixantehuitarde habillée d’idées droitières avec l’aide d’un tailleur assez grossier qui s’appelle Henri Guaino, parce que finalement, la droite est hégémonique intellectuellement dans le peuple français. C’est bien pourquoi il faut lui retirer le pouvoir, au Peuple Français. Parce que vraiment, il pense très très mal. Et là ou on ne peut pas faire qu’il ait le pouvoir, il faut le tromper, c’est à dire lui servir la soupe qu’il veut, et puis faire l’inverse. Ca, c’est le schéma Sarkozy, il y a une partie de la droite qui ne marche pas dans la combine. Elle est très minoritaire.

Ce qui est majoritaire, c’est la droite institutionnelle, les militants UMP, les élus UMP, les cadres UMP, tous ceux qui ont un fromage à défendre, qui savent très bien que s’ils ruent dans les brancards, ils se collètent avec le principale pouvoir, qui n’est d’ailleurs pas celui de monsieur Sarkozy, mais celui des médias. Moi, par exemple, il faut que je prenne des précautions de sioux pour écrire tous les mois dans Valeurs Actuelles, et encore, je peux vous dire que ce n’est pas simple. J’envoie trois papiers au Figaro en ce moment pour qu’il en publie un. Et encore, je suis député, je suis réputé être un peu plus qu’un député de base, être un député qui veut dire des choses. Mais c’est très précautionneux. Or en politique, si vous n’avez pas l’accès au médias, vous êtes foutu. Y compris les médias locaux, le journal du coin. Donc, vous ne mouftez pas, parce que vous savez très bien que si vous l’ouvrez, ce sera fini de votre nom dans le journal, et si on ne voit plus votre nom dans le journal, vous n’êtes même pas élu au conseil municipal de Mirebeau en Poitou. Je caricature, mais c’est un peu ça !


Et puis, il y a une troisième catégorie, c’est le gens qui y croient (NDLR : au projet supra-nationaliste européen, à la politique de Nicolas Sarkozy). Il y a une droite française, en effet, qui est au fond le substrat de la droite française dans sa version la plus sotte, qui est anti nationale“.

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EXCLUSIF! Jean-Marie Le Pen a répondu à nos questions


L’entretien a eu lieu à la sortie du libre journal de Michel de Rostolan que nous remercions, dans les locaux de Radio Courtoisie vers 13h45. Sujets abordés: l’abandon du candidat à la mairie de Neuilly-sur-Seine David Martinon, la Constitution européenne bis, le combat culturel.

Durée totale des vidéos: 10′26”.

Entretien réalisé par Pierre et Thibaud.

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Ratification du traité de Lisbonne : votre député vous méprise-t-il ?


Vérifiez, on ne sait jamais !

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Nicolas Dupont-Aignan: “rendez-vous en 2009″


Le député non-inscrit communique:

“En imposant au peuple français, contre sa volonté explicite, un traité qui aggrave ses dérives, les dirigeants européens viennent de tirer une balle dans le pied de l’UE, compromettant sa légitimité.

Dans ce gâchis, qui conduira à de nouvelles et inutiles souffrances économiques et sociales pour les Français comme pour les autres Européens, l’UMP et le PS portent une part égale de responsabilité. Les Français sauront s’en souvenir.

Nos concitoyens, comme les autres Européens, ne doivent pas céder à la résignation ni au désespoir car cette mauvaise Europe s’écroulera tôt ou tard. Au contraire, le temps est venu de la réappropriation par les peuples d’une belle idée européenne usurpée, dévoyée et confisquée par une caste d’intouchables. Avec tous ceux qui croient en l’avenir des nations libres dans une Europe indépendante et prospère, je me battrai pour la bonne Europe qu’attendent les citoyens, celle qui protège et renforce ses pays membres. Les élections européennes du printemps 2009 seront la première étape de cette reconquête démocratique.”

A ce sujet, voir aussi les déclarations de NDA à e-deo >>>

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Passionnant entretien avec Paul-Marie Couteaux


première partie. Une exclusivité du blog 5 Years Later >>>

[Le traité de Lisbonne] comporte 256 pages qui sont constituées de morceaux de phrases à ajouter non seulement aux traités antérieurs, mais aussi aux actes additionnels à ces traités, l’ensemble constituant le droit primaire européen lequel finit par atteindre 2800 pages. Dans sa forme il s’agit donc de bouts de phrases, illisibles telles quelles, puisque renvoyant en permanence à tel article de tel chapitre, de tel traité précédent et il n’y a pas de texte consolidé…. La conférence intergouvernementale a travaillé vite, avec des experts du conseil européen, regroupés dans un hôtel à Lisbonne, qui ont travaillé par adjonctions aux traités antérieurs sans jamais prendre le temps, ni même avoir le souci de tout ramasser dans un seul texte. Certains de mes amis “non-istes” demandent un référendum, mais il ne peut pas y avoir de référendum car ce texte est illisible, à moins que chaque français dispose de 2800 pages pour savoir à quoi se rapporte chaque ligne. Ce traité simplifié est en ce sens une belle imposture car il n’a rien de simple !

Paul-Marie Couteaux, député français au Parlement européen

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Sarko tente de justifier l’injustifiable


En chute libre dans les sondages, Nicolas Sarkozy a tenté dimanche soir lors d’une allocution de cinq minutes de redorer son blason présidentiel en osant se prévaloir du “succès” de la ratification du traité de Lisbonne grâce auquel “la France est de retour en Europe”. Outre le fait que notre Président insulte l’Europe en la confondant avec la technocratie bruxelloise, il ne nous semblait pas avoir un jour quitté l’UE. L’emploi du terme “retour” est donc de trop, ce d’autant que le “retour” a lieu sans le peuple de France.

“[La France] y a retrouvé son influence, sa capacité à faire valoir son point de vue, ses valeurs et le rôle moteur qui avait toujours été le sien par le passé” a prétendu Nicolas Sarkozy. Ça y est, l’influence soit-disant perdue le soir du 29 mai 2005 vient d’être retrouvée…

Il a souhaité que la France “donne l’exemple” et “qu’elle soit de nouveau en Europe une force de proposition et d’entraînement”.

“Pour convaincre tous nos partenaires d’accepter ce nouveau traité simplifié que nous leur proposions et qui n’était plus une Constitution, il fallait qu’en cas d’accord nous nous engagions à le faire approuver par voie parlementaire”, a-t-il dit en rappelant aussi son engagement de candidat à faire passer par le Parlement… un mini traité, pas la constitution bis.

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Nicolas Sarkozy: les belles paroles confrontées aux actes


Lues dans le quotidien Présent, ces palinodies de notre Président de la République lors du Conseil national de l’UMP du 9 mai 2004:

« Si l’Europe reste la seule affaire des responsables politiques et économiques, sans devenir la grande affaire des peuples, reconnaissons que l’Europe sera, à plus ou moins brève échéance, vouée à l’échec.

« Bien sûr, l’Europe doit être au service des peuples, chacun peut le comprendre. Mais l’Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l’Europe, c’est le partage consenti d’une souveraineté et la souveraineté, c’est le peuple. A chaque grande étape de l’intégration européenne il faut donc solliciter l’avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple.

« Si nous croyons au projet européen comme j’y crois, alors nous ne devons pas craindre la confrontation populaire.

« Si nous n’expliquons pas, si nous ne convainquons pas, alors comment s’étonner du fossé qui risque de s’amplifier chaque jour davantage entre la communauté européenne et la communauté nationale ?

« Je le dis comme je le pense, simplement. Je ne vois pas comment il serait possible de dire aux Français que la Constitution européenne est un acte majeur et d’en tirer la conséquence qu’elle doit être adoptée entre parlementaires, sans que l’on prenne la peine de solliciter directement l’avis des Français.

« J’appartiens à la famille gaulliste qui, à tort ou à raison, a toujours considéré le référendum populaire comme l’une des expressions les plus abouties, pas la seule mais l’une des plus abouties, de la Démocratie. »

La suite de l’histoire ? On la connaît!

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L’Europe mérite la Vérité


par Jean d’Orléans, Duc de Vendôme

L’Europe qui nous est proposée correspond-elle aux vœux des Français et des peuples européens ? Répond-elle, dans son projet, aux aspirations d’une jeunesse en quête de sens ? J’ai beaucoup voyagé, depuis dix ans, en France comme en Europe. Pas comme un homme politique qui brigue un mandat, mais comme un citoyen attentif à la vie de ses compatriotes et soucieux du destin de la France et de ce continent. J’ai pris le temps d’écouter et je sais – parce que nous en avons parlé ensemble – que beaucoup de Français ne comprennent pas où l’on veut les conduire. Cette incompréhension crée de l’inquiétude dans le pays et du désarroi dans la jeunesse. La France ne s’ennuie pas, elle s’inquiète.

Les Français ont tenté de le dire, quand on le leur a permis. En 2005, ils ont refusé, par référendum, le traité constitutionnel qui leur était soumis. Cette fois, ils ne pourront pas se prononcer sur un texte qui reprend pourtant l’essentiel des dispositions qu’ils avaient rejetées. Le traité de Lisbonne prévoit la désignation d’un président de l’Union européenne et celle d’un vice-président chargé des Affaires étrangères. Il étend les compétences de l’Union dans de nombreux domaines, au détriment de celles des États. Il assure la prééminence du droit européen sur les droits des pays. Il confirme l’extension de la règle de la majorité qualifiée. On nous présente un projet politique qui se résume à de l’ingénierie administrative. Même si les références à l’hymne et au drapeau européens ont été gommées dans cette nouvelle version, et bien que le mot n’y figure plus, il s’agit pourtant d’une Constitution, qui s’appliquera au peuple français sans qu’on l’ait consulté – comme souvent, s’agissant de l’Europe. Mais comment rendre espoir aux Français si l’on se défie d’eux ? Comment rendre à la France son rang dans le monde si l’on contraint sa souveraineté par un traité tatillon ? Comment rendre confiance aux jeunes Européens si l’on bâtit une Europe sans âme, dans le mépris de son patrimoine spirituel ?

J’ai 42 ans. J’en avais 13 quand Jean-Paul II est devenu pape. J’appartiens à la génération de ces jeunes qui ont vécu au rythme de ce pape des temps modernes. Nous l’avons vu précipiter la chute de l’Union soviétique, par la force de ses paroles et de son action. Cet empire, que l’on croyait inébranlable, était construit sur une utopie. La bureaucratie qui le gouvernait méprisait les exigences humaines et spirituelles. Elle promettait aux hommes un bonheur matériel qui ne remplacera jamais leurs aspirations profondes. Elle les contraignait à l’adoration d’idoles, qu’ils ont déboulonnées dès qu’ils l’ont pu. L’Union soviétique était fondée sur un mensonge, au moins par omission des racines culturelles des peuples qu’elle a voulu soumettre à ses lois.

Parce que je suis attaché à l’Europe, comme la majorité des jeunes et des gens de ma génération, je souhaite qu’elle soit préservée de cette périlleuse présomption. L’Union ignore trop souvent la culture et les richesses des pays qu’elle veut rassembler. Bien qu’elle ne soit responsable devant personne, la Cour de justice impose aux États sa jurisprudence. Le droit européen consacre le pouvoir d’une technocratie qui veut régler la vie des peuples dans ses moindres détails. Or, le pape actuel, Benoît XVI, l’a rappelé l’an dernier avec force : « On ne peut pas penser construire une vraie maison commune en négligeant l’identité propre des peuples de notre continent ». Et cette identité est « constituée de valeurs que le christianisme a aidé à forger ».

Cette évidence historique n’a pas convaincu les rédacteurs de la charte des droits fondamentaux, annexée au traité. Nulle référence, dans ce texte, aux racines chrétiennes de notre Europe, bien que l’Union se dise « consciente de son patrimoine spirituel et moral » : la formule est assez vague pour autoriser toutes les interprétations. Il suffit, d’ailleurs, de la lire pour le comprendre : l’inspiration de cette charte est foncièrement individualiste. Elle dissout les solidarités et les communautés naturelles, comme le traité soumis au Parlement français dissout les nations européennes. Croit-on vraiment que ce soit ce que souhaitent les jeunes Européens ? Si nous voulons qu’elle résiste aux tempêtes, il nous faudra fonder l’Europe sur quelque chose de plus solide. Non sur l’utopie, mais sur la Vérité.

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Christian Baeckroot: “la légalité républicaine est contre la légitimité démocratique”


Entretien exclusif avec le conseiller régional Christian Baeckroot et candidat à la mairie de Tourcoing:

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Martial Bild: “Nicolas Sarkozy a menti aux Français”


Entretien exclusif avec Martial Bild, conseiller régional en Île-de-France et candidat à la mairie de Paris:

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Environ 280 personnes rassemblées près de l’Assemblée nationale


place du président Edouard Herriot (VIIème arrondissement de la capitale) vers midi et demi. Alors que les députés s’apprêtaient à examiner le projet de loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne, adopté plus tôt en Conseil des ministres, Jean-Marie Le Pen a dénoncé la “trahison” de Nicolas Sarkozy (hué par la foule) et regretté la détestation de la France par ses élites. 

Etaient présents les conseillers régionaux Maurice Faurobert, Martial Bild (candidat à la mairie de Paris), Michel de Rostolan, Michel Bayvet, Marie-Christine Arnautu, Jean-Michel Dubois, Myriam et Christian Baeckroot, Martine Lehideux, les députés français au Parlement européen Bruno Gollnisch et Jean-Claude Martinez mais aussi de Georges Moreau, David Rachline, du Docteur Wolf. Jeanne Smits couvrait l’événement pour le quotidien Présent. L’AFP et la Chaîne Parlementaire - Public Sénat ainsi que plusieurs radios étaient également sur place.

Très prochainement sur e-deo, nos entretiens exclusifs avec Martial Bild et Christian Baeckroot.

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4 février 2008: l’extrême-gauche de sortie… à Versailles !


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République française: le référendum ou la vie


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Paul-Marie Couteaux: “nous entrons en résistance”


Très remonté contre Nicolas Sarkozy “le menteur”, Paul-Marie Couteaux tient à faire du 29 mai 2005 “une date historique”, “fondatrice d’un mouvement qui a été jusqu’à présent souverainiste et qui, on ne sait jamais, peut devenir indépendantiste”.

Cette vidéo a été réalisée le lundi 4 février 2008 à Versailles.

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Entretien exclusif avec Patrick Louis, député français au Parlement européen


particulièrement brillant, jugez plutôt:

(durée: 7′17”)

Vidéo réalisée le 4 février dans l’après-midi à Versailles.

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Constitution bis: nos gouvernants ont décidé d’en dire le moins possible


Nicolas Dupont-Aignan, ”désinvité” au dernier moment par certains médias observe sur son blog que 

les prescriptions du puissant centre de recherche fédéraliste, l’European Policy Centre, un « think tank » qui a pignon sur rue et bénéficie de nombreuses largesses financières, sont suivies à la lettre : ce dernier, fin novembre, a ainsi publié une étude (communiquée à la diplomatie française) invitant à respecter un « impératif de discrétion qu’impose le processus de rati